Bon, ben, go d’abord…
29 octobre 2008 par Joseph Facal
Voici le genre d’article que l’on écrit sans plaisir parce que les circonstances l’imposent ou presque. En patinage artistique, du temps où elles existaient, on appelait cela les «figures imposées»…et cela concerne évidemment, devinez, les élections québécoises.
À ce sujet, nous serons bientôt fixés, mais que les motifs invoqués par Jean Charest pour déclencher des élections soient cousus de fil blanc n’a strictement aucune importance.
On trouve d’innombrables exemples de campagnes électorales déclenchées essentiellement pour prendre de vitesse les partis d’opposition ou pour devancer une crise économique.
Si la campagne électorale de celui qui la déclenche est bien pensée, bien préparée, bien menée, je ne me rappelle pas d’une formation politique renvoyée dans l’opposition simplement parce que la population n’avait pas envie d’aller aux urnes. Vous en connaissez beaucoup de gens qui aiment franchement aller voter, vous ?
Si un électeur est exaspéré, il l’exprimera généralement en s’abstenant de voter. Or, historiquement, les libéraux sont favorisés par de bas taux de participation car les aînés, majoritairement d’allégeance libérale, votent dans des proportions plus élevées que les jeunes.
Quand les partis d’opposition font valoir que la population ne veut pas d’élections, ils sont en train de dire qu’eux-mêmes n’en veulent pas. La riposte du gouvernement est alors toujours la même : comment l’opposition peut-elle, d’un côté, dire qu’elle a de meilleures idées et une meilleure équipe que celle du gouvernement et, de l’autre, refuser une occasion d’en convaincre les électeurs dans une compétition à visière levée ?
En laissant courir dès maintenant la rumeur d’un déclenchement, Jean Charest s’assure aussi que l’inévitable discussion sur l’opportunité de tenir ou pas des élections se fera pendant les trois prochains jours et sera terminée quand la campagne débutera.
Si les élections ont lieu cet automne, les libéraux partent en tête, mais rien n’est joué. Pendant des décennies, une idée reçue chez les politologues était que le déroulement d’une campagne ne changeait pas grand-chose et qu’on retrouvait dans le fond des urnes un résultat similaire aux intentions de vote exprimées initialement.
Nous savons aujourd’hui que ce n’est plus le cas. Le déclin généralisé de la ferveur idéologique fait que les électeurs magasinent de plus en plus, et qu’une part croissante d’entre eux se décide en fin de campagne.
Les libéraux ont toujours aimé faire porter leurs campagnes électorales sur le thème de l’économie. Je mets pourtant quiconque au défi de mettre côte à côté le bilan économique des vingt années au pouvoir du PLQ depuis 1970 et des dix-huit années au pouvoir du PQ et de me démontrer que la supériorité des libéraux est manifeste.
Jean Charest répètera évidemment jusqu’à plus soif que le PQ vient de décider de remettre le cap sur la souveraineté alors que nous entrons dans une crise économique. Je vois cependant mal ce que le PQ gagnerait à dissimuler sa raison d’être profonde. Pour les opposants à la souveraineté, il n’y a jamais de bon moment pour en parler.
La popularité des libéraux, on le sait, s’est mise à grimper en flèche quand ils ont cessé de vouloir nous déranger avec des réformes ambitieuses. Au-delà de l’effervescence dans le petit bocal politique, ce qui est franchement troublant, c’est le décalage entre notre humeur collective actuelle et le profond redressement national que notre situation exigerait.
34 réponses à “Bon, ben, go d’abord…”

M. Facal, j’aurais une question pour vous si je peux me permettre. Que penser du PQ compte tenu de la motion présentée cet après-midi en chambre? Pourquoi un telle acharnement à ne pas vouloir d’élections?
Selon moi, le but du PQ est de mettre à l’avant-scène le fait que les Québécois ne veulent pas d’élections à 75 %. C’est une façon en quelque sorte de pousser ce thème au maximum…. une façon de se positionner. Je crois que cela peut fonctionner. Mais une question légitime demeure : Madame Marois pourra-t-elle rivaliser avec Jean Charest alors qu’il sera question de leadership et d’économie… pendant plus de 30 jours?
Très juste M. Facal, votre analyse me semble bonne.
Je suis toujours surpris quand j’entends ceux qui souhaitent élire des gouvernements minoritaires et en même temps trouvent que nous allons trop souvent en élection. Évidemment un gouvernement minoritaire sera toujours en mode pré-électoral car l’opposition peut déclencher une élection à tout moment.
Ceux qui veulent étirer les élections aux 3-5 ans auraient tout avantage à élire des gouvernements majoritaires. Ceux qui pensent que la proportionalité serait plus démocratique, pensez-y deux fois, cela entraînerait plus de gouvernement minoritaires.
Le secret le mieux gardé au Québec. Le bilan économique de Charest est un désastre: Il a prit le Québec qui avait une croissance de 4,2% (2002, PQ)et depuis cette croissance est en déclin continue, année après année (chaque 1% signifie 500 millions de moins en revenu pour la province). Qu’est ce qui explique cette tendance: la politique de laisser faire. Charest a ouvert la porte à la classe affairiste qui squattent notre état: privatisation: de L’énergie éolienne, don à des amis des droit d’exploration sur 2 milliards de barils de pétrole (Hold Harry)qui appartenait à l’Hydro Qc.
Le premier PPP (Patronage Public Privé), UQAM, un projet de 250 m. qui va finir par couter 850 M. avec une perte net de 400 M.et une décotation du crédit de l UQAM.Et on a rien vu, le PPP des 2 mégas hopitaux; 3 ans de retard entrainant des couts suppl. de 1 milliards, ce désastre va battre tout les record à cet égard. Bref Charest nous achemine vers le bilan de M Daniel Johnson (son conseillé) qui a plongé le Québec dans des déficits records de 6 milliards (3 ans de suite). C’est là que le PQ a pris le Québec en 1994.Et ‘est là que le PQ va reprendre le Québec dans le trou libéral.
Bref si on a l’impression que les libéraux performent en économie c’est, que ni l’opposition actuelle, ni la médiacratie fédéraliste, ne sont capable de produire un bulletin chiffré pour le bilan des libéraux. C’est rien , je ne vous ai pas parler de la Caisse de Dépot, qui vient de nommer M Guay à la Présidence (le pion de Desmarais). Il n’a surement pas eu sa promotion pour le récompenser d’avoir fait la pire erreur dans l’histoire de la gestion placement au Canada: L’achat de 16 milliards de papiers commerciaux ! Dont la valeur ne peut ëtre établit selon la norme (market to market). La Caisse est présentement en baisse de minimum 10 milliards !
Ce n’est pas pour rien que Charest ne veut pas se rendre au printemps et voir tous ces bilans chiffrés apparaitre.
Nous devons de toute urgence reprendre le controle de notre état pour le soustraire à cette clique d’affairiste qui le squatte à leur profit.
100% d’accord avec jcpomerleau ! Demandons un bilan complet aux Libéraux avant d’aller voter.
Aller voter, ça prend une petite demi-heure, tout au plus. Une élection en décembre verra la fin de l’ADQ et le retour (probable et souhaitable) du PQ au pouvoir.
Allons voter pour l’indépendance de notre pays, ça presse !
Wow, j’en reviens pas comment Charest peut etre completement déconnecté. C’est exactement a cause de politicien de se genre que les jeunes ne s’intéresse pas a la politique et pourquoi les taux de participation sont en chute constante. Scandaleux de voir que seul de bons sondages suffisent pour partir en campagne apres seulement UN AN ET DEMI. On sait tous que la durée de vie des parlements minoritaires est plus courte mais la dissolution résulte généralement d’un blocage sur un projet de loi important ou sur le budget. Rien de tout ca ici, vous allez me dire qu’il faut des élections a cause que le président de la chambre est un péquiste! Le peuple a parlé tres clairement lors des dernieres élections: on vous redonne le pouvoir mais l’opposition doit approuver vos décisions et bien apparement le PM n’a pas compris. J’ose esperer qu’il reste un peu de décence parmis les électeurs pour renvoyer cet insolant dans l’opposition. Bonne stratégie de Mme Marois, le PM ne pourra soutenir qu’il n’a pas la confiance de la chambre et ainsi il aura le fardeau de la preuve.
Je ne sais plus à quel paragraphe m’arrêter tellement vos observations sont intéressantes. J’ai compris que j’ai droit à un maximum de cinq interventions sur 50.
Je retiens d’abord le dernier et Je vous cite »… ce qui est franchement troublant, c’est le décalage entre notre humeur collective actuelle et le profond redressement national que notre situation exigerait. »
J’imagine que par « notre humeur collective actuelle » vous entendez les résultats d’un sondage de CROP – Le Soleil – La Presse, effectué auprès de 1001 personnes dont 200 de Québec, 501 de Montréal et 300 d’ailleurs en province, du 16 au 26 octobre au Québec. En octobre, la satisfaction envers le gouvernement est de 54 %, l’insatisfaction à 41 %. En septembre, elle était de 61, l’insatisfaction à 36. Le Soleil.
Je n’ai découvert votre blogue que récemment. Je ne lis Le Journal de Québec qu’au deux mois chez ma barbière et quand il n’est pas en lock out. Je vous ai cependant apprécié souvent à Bazzo avec Marisal mais ma mémoire a des limites. Pour moi, « le profond redressement national que notre situation exigerait » est d’ordre démographique: natalité, migration et nomadisme. Pour vous ?
J’espère que Charest va garder cette belle arrogance tout au long de la campagne et que les Québécois vont lui passer le message. C’est pas gagné pour les libéraux, ils sont au sommet alors ils seront la cible des deux autres chefs du moins en début de campagne. Si l’ADQ reste stable dans les sondages jusqu’auprès le débat, toute la coalisation du changement ira directement vers le PQ plutot que de se diviser comme en 2007.
Avec des résultats de sondage identiques au vote francophones en début de campagne entre libéraux et péquistes, il ne faudrait uniquement qu’un déplacement de 5 % de l’ADQ vers le PQ et la division du vote va faire passer le PQ minoriatire. Actuellement, le PQ s’enligne pour aller chercher environ 15 comptés supplémentaire ce qui l’amènererais à environ 51. (5 Lanaudière, 3-4 Laurentides, 3-4 Montérégie et quelques uns en Mauricie-centre-du-québec). De son coté, l’ADQ va garder au minimum ses chateaux forts. (8 en chaudière appalaches, Rivière-du-Loup, + 2-3 ailleurs au Québec
51 + 12 = 63 Il manquerait 1 siège aux libéraux pour etre majoritaire. Finalement, les libéraux devront travailler fort et faire beaucoup de percer dans des régions pas toujours très hospitalière pour eux. Peu importe le résultat, le parti québécois sortira gagnant de cette élections et peut-etre même du gouvernement avec la belle arogance de Charest.
Cette fois ci, Charest a fait un erreur.
Mais, ca veut pas dire que PQ ou ADQ ne vont faire a leur tour d’ autres erreurs.
La piege de Charest c’est de faire parler PQ de souverainite..c’est une excellente occasion de montrer du doigt les PQ-istes et les traiter de « irrealistes, reveurs, incapables de voir la realite, incapables de realiser les vraies enjeux, perdus dans leur reves….des gens qui parlent « separation » quand l’ economie va mal et la meme chose quand ca va bien… »
Le moment est mal choisi pourtant, alors mon opinion c’ est que la surprise va etre la victoire de l’ ADQ, aussi improbable qu’ elle parait.
Monsieur Facal,
J’aime bien lire vos textes car ils reflètent les idées d’un homme libre ayant simplement à coeur l’amélioration de la société québécoise. Lorsque vous dites que le premier ministre a failli perdre le pouvoir parce qu’il avait entrepris des « réformes ambitieuses » (pendant son premier mandat), je parlerais plutôt de « réformes destinées uniquement à récompenser les amis du régime », car souvenons-nous, à l’époque, les projets controversés ne ressemblaient en rien à des projets de société destinés à améliorer le sort des Québécois (ex.: mont Orford, etc.).
Pour J. Charest, la tentation actuelle de déclencher des élections relève davantage de l’opportunisme que du bien-être de la population. Les sondages lui sont favorables depuis qu’IL ne fait rien, ce qui n’a rien de rassurant sur la volonté réelle des Québécois d’améliorer leur sort. Quand on gouverne en fonction des sondages et que l’on ne prend plus aucun risque politique, eh bien, on fait piétiner le développement socio-économique du Québec en laissant l’illusion du devoir accompli par des mises en scène de création d’emplois, ce qui fait croire au peuple que ce gouvernement a à coeur la prospérité pour tous. N’oublions pas que les nouveaux emplois sont très souvent des emplois mal rémunérés, à temps partiel, sans fonds de pension, bref des emplois « temporaires » qui ne font que maintenir le taux de chômage à un taux acceptable aux yeux de la population. L’intérêt immédiat de ce gouvernement est de se maintenir au pouvoir, sans faire de bruit, sans faire de réformes véritables, point à la ligne. Le Parti québécois avait osé prendre des décisions risquées, ce qui lui avait fait perdre le pouvoir en 2003. Parce que les gens ne veulent plus prévoir à long terme, parce que les gens ne font plus d’analyses, parce que les gens ont peur de « casser des oeufs ». Mais ils aiment bien le résultat, la bonne omelette qu’on se met derrière la cravate sans aucune préoccupation pour ceux qui l’ont préparée. Ça me fait penser aux années « duplessistes » lorsque le bon peuple se laissait « gagner » par des promesses d’asphaltage de l’entrée du curé. On ne veut surtout pas que le peuple commence à réfléchir, c’est trop dangeureux de perdre le pouvoir.
L’opportunisme de monsieur Charest est douteux dans une periode instable. Mais il ne faut pas faire l’autruche et voir l’opportunisme des deux autres chefs en levant le drapeau de cette periode instable pour ne pas aller en election, Madame Marois et le PQ ne semble pas lever et elle sait tres bien qu’en periode de crise les electeurs sont prudent, Monsieur Dumont (ca doit pas etre facile etre chef de l’opposition il a pris un coup de vieux) voit tres bien les sondages et il a tres peur de se retrouver presque seul en chambre. Nous avons la un beau trio d’opportuniste.. ah la politique.
Le seul bon cote pour moi, c’est la premiere fois que je suis un indecis avant une periode electorale, ca va faire changement.
À Gaétan,
N’accordez pas trop d’importance aux motions en Chambre. Elles font partie de la «game» habituelle. Disons que le PQ, et encore plus l’ADQ, savent lire les sondages aussi bien que le PLQ.
À Robert JY,
Oui, pour moi «redressement», c’est effectivement la démographie (pas simple du tout, car on ne peut tout de même pas forcer les gens à faire des enfants et, bien sûr, l’immigration est une question infiniment complexe et pas à elle seule une solution au problème démographique)
Mais ce n’est pas seulement la démographie, c’est aussi la croissance économique, le financement des programmes sociaux, la fiscalité, l’identité, etc.
Vous évoquez aussi le «nomadisme». Là, franchement, je ne vous comprends pas trop…Et bienvenue sur le blogue.
Vous dites que Charest dira « comment l’opposition peut-elle, d’un côté, dire qu’elle a de meilleures idées et une meilleure équipe que celle du gouvernement et, de l’autre, refuser une occasion d’en convaincre les électeurs dans une compétition à visière levée ?»
C’est pourtant simple, en sortant du couloir étroit de la compétitions de type «testostéronique», et en acceptant de faire des compromi en évaluant à leur mérite les propositions de l’opposition.
Ben non c’est trop simple. Il veut des élections, alors ma réponse à moi ce sera : Dehors Charest !
Bon ben, go d’abord !
Ça résume tout. Tant qu’à faire. Puisqu’il le veut. On n’a pas le choix. Ça va bien aller. On est chanceux de pouvoir voter; y en a qui ont donné leur vie pour pouvoir voter. Pouvoir voter, pouvoir voter, pouvoir…
Bon ben let’s go, c’est le temps. Si je veux le pouvoir, je peux l’avoir longtemps, mais c’est maintenant qu’il faut y aller. Pouvoir gouverner, pouvoir gouverner, pouvoir, pouvoir, POUVOIR…
Merci de l’accueil.
Par nomadisme, j’entends en m’inspirant de l’endos de L’Homme nomade de Jacques Attali, les hommes et femmes du voyage qui sont les véritables forces d’innovation et de création à la source de tous les empires. Quand elles s’ouvrent aux nomades, aux itinérants, aux étrangers, aux mouvements de toutes sortes, les sociétés progressent et prospèrent.
Plus prosaïquement, je pense entre autre aux étudiants qui viendront d’ailleurs apprendre dans nos collèges et universités en perte de clientèle découlant de notre sous-natalité depuis 1970. Quelques uns resteront, les autres témoigneront de nous. Je pense aussi aux professionnels et techniciens qui viendront travailler et apprendre dans nos hôpitaux ou centres industriels ou de services comme le font les Turcs en Allemagne où plus de 10 % de la population n’est pas citoyenne, sauf erreur.
D’accord, l’immigration ne résoudra pas à elle seule notre problème démographique, en particulier notre vieillissement à Québec au rythme de 0,3 an par année.
Sans être forcés, les gens pourraient être conscrits à faire des enfants, si la nécessité de ces derniers devenait aussi grande que celles de soldats en 1914-1918 et 1939-1945. Adapter des modalités humaines et financières appropriées s’impose. Le danger d’y laisser la vie est beaucoup moins grand en maternité qu’en opérations militaires. Je pose la question. Je cherche la formule. Communauté intentionnelle à l’aide des couples comme parentalité ?
Si je comprend bien Emmanuel Todd dans L’Illusion économique, 1999, la croissance économique passe nécessairement par la renaissance de l’idée de nation plutôt que par l’union tout azimut à la Sarkosy. On peut alors réingénierier, si ce terme ne vous choque pas, sur une base fondamentale, le redressement que vous envisagez.
Dans un texte (plus haut) j’ai évoqué que les pertes de la serait d’au moins 10 milliards.Elle seraitent de 15 millards si la Caisse au eue le même rendement que les autres institutions semblables (-10%). Et serait de 25 milliards si on considère l’ensemble d’actifs sous gestion (250 G). Or on apprend les pertes serait de 30 milliards. Peut importe, les pertes de cet ordre auront des conséquences désastreuses pour les fond de pensions et les société d’états, bref pour l’ensemble des Québécois (ses). Le peuple a le droit d’ëtre informer de la situation.Quelles sont les pertes due à la fluctuation des marchés et celles duent au choix stratégique qu’a fait Charest d’imposer à la Caisse la recherche du rendement à tout prix plutôt que l’investissement dans le développement économique du Québec.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200810/31/01-34881-quebec-doit-faire-la-lumiere-sur-les-pertes-de-la-caisse-dit-dumont.php
Rappelons que la Caisse détiens la plus grandes part de tous les Papiers commerciaux (PCAA) au Canada (16 milliards). Nul ne peut évaluer ce que ce placement vaut car personne n’en veut. Est ce normale que celui qui a commis cette erreur (M Guay) historique de placement de notre argent a été promu Président de la Caisse, décision prise sous prises sous l’influence de l’ex Président devenu un instrument dans la stratégie prsie de controle de notre bas de laine collectif par Paul Desmarais.
http://www.vigile.net/Paul-Desmarais-prend-le-controle
Je vous l’ais dis,Il y a urgence nationale à reprendre le contrôle de notre état de Charest et cette clique d’affairistes qui squattent notre état au détriment du bien public. Faut arrêter de placoté et agir.
M Facal, étant donner que les libéraux ne veulent pas faire la lumière sur la situation de la désastreuse de la Caisse, est ce qu’il est possible, que vous et d’autres hommes publiques, en appeliez aux gens qui connaissent la situation réelle de l’intérieur de la Caisse pour venir témoigné au nom de l’intérêt nationale de la véritable situation. Pouvez vous décrocher votre téléphone et vous mettre sur le cas.
Bonjour M.Facal,
Suite au sondage sur le désir des québécois d’aller en élection, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’Adéquistes, Péquistes, Verts et QS, qui fassent partie de ce 30%!
@jcpomerleau,
Excellent texte et surtout, bonne suggestion à M.Facal!
En passant, M.Facal, pourquoi ne pas parler de ce qu’il est advenu de l’affaire Courchesne :
« Silence de Jean Charest concernant une plainte de La Presse canadienne. »
La Presse canadienne a également déposé une plainte au premier ministre.
….Le bureau du premier ministre n’a toujours pas répondu aux plaintes déposées par la Tribune de la presse et par la direction de La Presse canadienne (PC), à la suite de l’incident de cet été qui a mis aux prises la ministre Michelle Courchesne et une journaliste de la PC.
….« L’incident était inadmissible et inacceptable, et il est tout aussi inacceptable que, DEUX MOIS plus tard. »
.ledevoir.com/2008/10/29/213053.html
Imaginez si un ministre du PQ eût fait la même chose!
Comment comprendre aussi le s-i-l-e-n-c-e «TOTAL» de la radio et la télé de la SRC, sur le livre de Robin Philpot?
Est-ce le constat et la confirmation du « Joint-venture » Gesca-SRC.
Qu’en pensez-vous M.Facal? Et sommes-nous toujours en démocratie?
POWER et GESCA : pas touche…Chut, chut, Chut..
Mais qu’est-ce qui se passe? Pourquoi ce lourd silence?
Je m’excuse si je suis hors su sujet mais je ne peux m’emêcher de vous posez une question M. Facal. Aujourd’hui, nous avons appris que Madame Louise Beaudoin ferait un possible retour dans rosemont pour remplacer Rita Dionne-Marsolais. Voila une excellente nouvelle à mon avis. Ma question est la suivant, comme vous etes un proche de madame Beaudouin, est-ce que sa décision pourrait vous inciter à faire un retour dans l’arène pour cette élections avec d’autres personnes de l’ancient gouvernement du PQ qui ne sont plus députés. J’ai entendu que M. Lachapelle ne se représentait pas dans votre ancien compté et la place est donc vacante. Comme plusieurs personne sur ce blogue, je serais totalement ravis de vous voir revenir en politique active. Alors y a t’il une petite chance que cela se produise pour l’élection qui s’en vient ?
Démontrer la supériorité du bilan économique libéral, peut-être pas, mais l’infériorité de celui du PQ, certainement. N’oublions jamais que ce sont les « conditions gagnantes » du PQ qui ont détruit le système de santé québécois, juste avant le fiasco des CPE, une poule avec laquelle les libéraux sont pris depuis.
Comme le disent aujourd’hui bien trop de souverainistes : mon rêve est un Québec indépendant ; mon cauchemar, un Québec indépendant dirigé par le PQ.
Pour l’instant, je pense que Charest se dirige vers un retour à la majorité, et dans les circonstances, je suis convaincu que les québécois en bénéficieront tous. Et puis, Jean-Marc Fournier s’en va, prenons ça commme un bonus.
(Patrick). Mis à part l’idéologie, l’intérêt supérieur du Québec que le débat sur nos choix politiques se fassent dans la plus grande rigueur. Cela veut dire arrêter de nier la réalité et que l’on s’en tienne au bilan chiffré des libéraux. À moins de me démontrer que les chiffres que j’ai évoquer sont faux, il faut se rendre à l’évidence: Le bilan de Charest est un désastre pour le Québec en entier. Non ce n’est pas le PQ qui a détruit le système de santé Québecois: C’est plutôt Daniel Johson qui nous a laisser avec un déficit de 6 milliards (3 années de suite)et qu’il a fallu résorber en mëme temps que Chrétien coupait les transfert sociaux de 19 à 11,5 milliards. Un coup double des fédéralistes. La quête du déficit zéro par M Bouchard était pour éviter la décote de la dette du Québec.
Le Québec est la seul état en Amérique du Nord qui a un réseau d’éducation de la petite enfance, une réussite remarquable que l’on le doit au PQ. Il a créé un réseau de 160 000 places, depuis Charest n’a pas réussit à en créer 20 000 dans le privé, en violant les droits de libre association des travailleurs. Ce réseau a eue un effet bénéfique pour ces enfants, surtout ceux venant de milieux défavorisés, il est ou le problème.
Je vous suggère de reprendre contacte avec la réalité cela vous permettra de faire un meilleur choix pour les élections à venir. Le Québec a un urgent besoin que les citoyens se réveil avant que la tragédie d’un gouvernement Charest majoritaire nous frappe pour 4 ans.
L’automne dernier, à la suite du décès de Mme Andrée Boucher, je n’en voulais pas d’élection municipale, j’estimais que les élus en place pouvaient assurer l’intérim. Il y en a eu. Régis Labeaume s’est imposé. Au départ, Ann Bourget était très favorisée par les sondages. Je ne voyais pas Labeaume là avant 2009. Les électeurs seraient en effet encore sensibles aux campagnes.
La goutte qui a fait basculer largement l’urne, pour ne pas écrire le vase, a été la radio il me semble. Vox populi, vox Sylvain Bouchard certainement, vox Gilles Parent logiquement. Pour perroniser, le tsunami radio ligne ouverte a fait déborder la vase.
Cet automne au fédéral, je n’en voulais pas d’élections. Le Bloc a joué défensif et Steven Harper n’a pas obtenu la majorité recherchée mais un sursis d’au moins deux ans.
Au provincial maintenant ? J’associe le regain des libéraux aussi au retour en force de John Parisella et au départ de Philippe Couillard. En plus d’être le ministre de la Santé et des Services sociaux, ce dernier était président du Comité des priorités et ministre responsable de la région administrative Capitale-Nationale. À ce titre, il était responsable du peuplement de la région de Québec. Fin septembre 2007, je l’ai mis au courant de la situation telle que je la vois. Démarche.
Je ne sais pas s’il y a un rapport, mais on a invité Jacques Henripin, démographe émérite comme conférencier au 30e congrès du Parti libéral du Québec le 7 mars dernier. Philippe Couillard a démissionné peu après. Songeait-il à un « redressement » ? Jean Charest assure maintenant la présidence du Comité des priorités et la responsabilité de la Capitale-Nationale.
Comme vous dites, rien n’est joué.
P.S Jacques Attali lien raté à mon message précédent.
En conclusion, c’est un excellent moment, pour le parti libéral, pour déclencher des élections. Avec un tel sondage d’opinions, tous les partis au pouvoir seraient fous de ne pas en profiter. M. Bouchard aurait qualifié le tout de «conditions gagnantes». Les conditions sont telles qu’il est temps, pour le parti libéral, d’aller en élections. Je ne le répéterai plus. Si, par miracle, le PQ ou l’ADQ étaient au pouvoir en présentant au Lieutenant-gouverneur un projet de coalition, le représentant de la reine devrait décider, qui devrait former le prochain gouvernement du Québec. Le Lieutenant-gouverneur détient ce privilège lorsque un chef de gouvernement présente sa démission mais, il y a un hic, les autres partis minoritaires doivent présenter une entente permettant au Lieutenant-gouverneur de choisir la formation d’un gouvernement ADQ-PQ. Cela ne se fera point. C’est une question d’ego et de statistiques. L’ego: Mme Marois n’acceptera point de se voir sous les ailes d’un premier ministre Dumont. Elle veut devenir la première première ministre du Québec. Les statistiques: l’ADQ est en voie de s’éteindre, il souffle, il geint. Mme Marois devrait-elle demander à M. Dumont de la laisser régner et que lui soit vice-premier ministre ? M. Dumont ne l’acceptera point. Il nie que son parti soit en baisse dans les intentions de vote donc, pourquoi s’abaisser devant la Reine si on rêve de devenir le Roi ?
Les raisons pour Jean Charest de déclencher des élections ne sont peut-être pas celles que l’on suppose. Les finances de l’État ne vont pas peut-être pas comme sur des roulettes, d’autant plus que «Madame Sacoche» ne révèle rien qui soit à mesure de mesurer quoi que se soit.
Selon la tendance radio-canadienne près de 75% des Québécois ne veulent pas aller en élection. Je sais, c’est le privilège du Premier Ministre de déclencher à son heure la date des élections mais tout de même! Aux dernières élections de 2007, 59% des électeurs se sont déplacés pour voter, imaginez en plein hiver à quelques semaines de Noël! On peut penser à bon escent que la barre des 50% ne sera même pas atteinte!
Monsieur Facal lorsque vous dites: «historiquement, les libéraux sont favorisés par de bas taux de participation car les aînés, majoritairement d’allégeance libérale, votent dans des proportions plus élevées que les jeunes» vous avez raison. Les personnes âgées votent effectivement plus pour le Parti Libéral que pour tout autre Parti, division des générations sans doute. Cependant la vie suivant son cours, elles sont de moins en moins nombreuses au fil des ans à voter… De plus, elles n’ont même plus besoin de se déplacer, été comme hiver, l’urne se déplace vers elles. Normal encore me direz-vous… Et Dieu sait que le Parti Libéral a une très bonne machine pour «faire sortir le vote!
Charest a présentement les mains liées pour gérer le Québec comme il lui plaît, il lui faut l’assentiment d’une partie de l’opposition, ce qu’il accepte très mal, comme parti et comme chef. Pensons seulement à la nomination de François Gendron comme Président de l’Assemblée Nationale. Il ne l’a pas vu venir celle-là! il se sent en «stand by» et à l’évidence il n’aime pas cela.
De plus, l’économie va mal pour les investisseurs-spéculateurs qui ne savent plus où jeter leur trop plein pour plus de rendements. De petits requins de la finance attendent dans les couloirs politiques, d’autant plus que le démantèlement du modèle québécois n’est pas terminé, il reste encore de grands plans où faire des profits à court et moyen termes, à condition bien sûr que le gouvernement soit majoritaire. La curée quoi…
(jcpomerleau) Les ultra-souverainistes à sens unique comme vous, pour qui les Libéraux ont et ont toujours eu le monopole de la mauvaise gestion, sont ceux qui pour moi ont perdu contact avec la réalité. J’en ai soupé, de ces gens-là.
Le système d’éducation québécois… quoi qu’il y ait là-dedans qu’on puisse attribuer au PQ, eh bien il n’y a pas de quoi se vanter de grand-chose. Remarquez, je ne vais pas soutenir que les Libéraux sont en voie d’y améliorer quoi que ce soit.
Des années d’hégémonie socio-démocrate ont rendu une bonne partie de la population québécoise dépendante de l’interventionnisme d’état. Maintenant, dès que le gouvernement tente de redresser un peu les choses, il se trouve toujours une poignée de chialeux sur-payés pour résister au changement.
Ce n’est pas le PQ qui va permettre aux québécois de se donner un pays, oubliez ça. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, comme souverainiste, je pense que le gouvernement actuel prépare drôlement mieux le terrain, notamment de par ses tractations avec le pouvoir fédéral.
Comme je vis en Ontario depuis maintenant plus de 2 ans, je regarde la politique québécoise différemment, et je peux vous dire qu’ici, le socialisme gagne du terrain, ça ne sera pas joli tantôt. Cette manie socio-démocrate de surestimer la richesse collective va causer ici les mêmes problèmes que ceux que le PQ a causés au Québec.
Je vais probablement bientôt revenir dans ce que j’espère deviendra un jour mon pays, et au risque de me répéter, j’ose croire que l’idéologie péquiste aura encore reculé d’ici là.
Une majorité pour Charest, une « tragédie »?? Vous êtes carrément schizophrène. Pesez davantage vos mots, car l’ensemble de votre propos en souffre.
Tant qu’à faire, pourquoi ne pas rallonger un peu sur le sujet des CPE, puisque vous y tenez, je m’en voudrais de vous laisser sur votre faim, M. Pomerleau.
« Il est où le problème »? Pour que vous trouviez ce « réseau d’éducation d’la p’tite enfance » (hé! on dit « garderies ») si merveilleux, vous devez sûrement faire partie du 40% de la population qui ne paie pas d’impôts, donc pas un sou pour ça. Suivez donc un p’tit cours d’économie, levez la main et demandez au prof ce que signifie l’expression « nivellement par le bas », vous comprendrez peut-être l’effet créé par une politique socialiste dans un milieu où régnait la libre concurrence.
Mais il faut être juste. Comme le disent beaucoup d’économistes, ce n’est pas l’objectif visé par le PQ à l’époque qui était questionnable, mais bien le moyen utilisé pour le rencontrer. Maintenant, le gouvernement Charest passe pour le mauvais élève, tentant de remplir ce trou sans fond sans se mettre à dos la classe moyenne, c’est-à-dire « ceux qui paient ». Ce gouvernement sait que la société québécoise n’a pas les moyens de ses ambitions, mais en politique, c’est le genre de choses qu’on ne peut pas se permettre de dire.
Bonjour M.Facal,
Vous avez raison de dire piteusement : « Bon, ben, go d’abord…»
Ce n’est certainement pas pour notre bien, c’est-à-dire le « bien commun », que Tsan Tsu (son livre de chevet, nous a-t-il dit) se prépare à déclencher des élections… Et ce n’est pas non plus parce que 30% des québécois en désirent !!!
Mais pourquoi ces derniers ainsi que Jean Charest et André Pratte en voudraient-ils? En passant, M. Facal, l’ADQ n’en veut pas et le PQ, qui stagne à 32%, est cassé comme un clou, comme Dion l’était… vous vous rappelez ses appuis forcés aux conservateurs!
Le PQ a une dette de 800 milles semblerait-il? Pendant que le PLQ est plein comme un boudin — et l’argent est comme on le sait tous, le nerf de la guerre. À moins que Mme Marois pense regarnir ses coffres en redevenant l’opposition officielle?
Pour elle, avec son « manifeste » « Parlons de Pays » cela arrive au bien mauvais moment selon moi!
Je suis donc en désaccord avec vous sur cette opportunité presque désirée par l’opposition ; vous M.facal, lui auriez conseillé d’y aller dans la situation actuelle?
(Patrick) Vous avez raison il est loin d’être certain que le PQ puisse conduire la Québec à la souveraineté Néanmoins il y a urgence en la demeure de reprendre en main notre État qui est présentement squatté par Charest et sa clique d’affairiste qui l’utile à leur profit, et au détriment du bien commun. Et la réalité nous laisse pour seul choix l’actuel PQ qui ne m’excite pas plus qu’il ne faut.
Vous critiquez la social démocratie, et encore là je serais tenté de vous donnez raison. Un des défis du PQ est justement de faire passé la sociale démocratie vers la sociale économie. Ce qu’on réussit à faire la majorité des pays d’Europe du Nord, ce qui leur a permis de devenir les pays les plus performant au monde en terme de création et de répartition de richesse. Ce sont les vertus d’un état optimal. Pour obtenir ce statut un état doit avoir l’ensemble de ses capacité d’agir en un lieu de décision. C’est ce statut que doit atteindre le Québec pour réaliser sa deuxième révolution tranquille. À titre d’exemple la Suède à réaliser une vaste réforme dans les années 90. Cette restructuration de l’état (décentralisation) a permis d’éliminer un tiers de leur bureaucratie et de faire un gain de productivité de 4 %. Ce pays est passé de la sociale démocratie (couteuse) à la sociale économie (assumant productivité sans abandonné les missions sociales). Ce type de réforme si nécessaire ne peut se réaliser au Québec dans le cadre constitutionnel actuel (à cause du dédoublement des juridictions). Simple constat géopolitique puisque le système fédéraliste est dysfonctionnel.
Comme on ne peut faire la récupération de nos capacités d’agir comme état, nécessaire à cette réforme sans faire le grand saut,qu’une majorité juge trop risqué. Et comme on ne peut faire évoluer le système vers l’autonomie, on est pogné dans cette position qui est d’avoir au pouvoir les forces du statu quo et la stagnation qui vient avec. En terminant les chiffres concernant le bilan des libéraux sont désastreux et je n’y peut rien, c’est la triste réalité. Le fédéralisme du statu quo a un prix.
Et c’est là que nous en sommes. Un PQ un peu limbique et un PLQ vendu à une classe affairiste qui salivent à l’idée de pouvoir squatter l’État un autre 4 ans.
Au moins on s’entend sur un point : la nécessité de faire la souveraineté. Par contre, le PQ n’est pas seulement « un peu limbique » : il est aussi vendu aux syndicats, et ce n’est pas près de changer.
Mon opinion est que le PQ n’a pas terminé de purger sa peine et doit encore porter sa croix pour un bout. C’est un parti qui doit se renouveler en profondeur, ce qui n’est pas le cas du PLQ.
Je crois que la population accordera aux Libéraux une majorité. Avec un peu de chance ça mettra un peu de plomb dans la tête des ténors péquistes qui devront entamer une réflexion qui re-centrera inévitablement l’idéologie excessivement gauchiste qui leur a valu de perdre le pouvoir.
Patrick, même si vous avez une manière bien à vous de vous exprimer, je suis d’accord avec vous. La social-démocratie à rendu les gens tellement dépendant que la seule manière de faire un pays serait que le gouvernement s’en occupe… Avec une politique social-démocrate participative comme en scandinavie, le système fonctionne (% très élevé de sport et de mise en forme à la maison, 20 % des consultation au médecin finisse avec une prescription en Norvège alors que c’est 4 fois plus ici, renonsement collectif de baisse d’impots même si le gouvernement engrenge des énormes surplus pour le léguer à leur enfants, etc.). Voila un système social-démocrate qui fonctionne puisque les gens ressente une responsabilité personnelle. Au Québec, la responsabilité personnel est TOTALEMENT ABSENTE. Si votre enfant casse le bien d’autrui ou vend de la drogue, c’est la société, s’il échous à l’école, c’est le professeur, si on se fait pogner pour excès de vitesse, c’est la faute à la police qui cherche encore à taxer les gens honnête, etc,etc,etc. La social-démocratie ne fonctionne pas au Québec.
Cependant, le PQ s’est déplacé dans le spectre politique et n’est plus de la gogauche comme avant. Les syndicalistes ont de moins en moins de place au parti et certains conseillers de la chef sont plutot de centre. Voila comment la souverainneté se fera: au centre. Un compromis qui plait si bien aux Québécois.
@ Francois Aubin,
On en reparlera lorsque le SPQ libre sortira dans les média pendant la campagne….
Et aussi quoi? Louise Beaudoin est revenu de France??? Blague à part, je ne garde pas du tout un bon souvenir d’elle. Le PQ était trop axé sur la France au lieu de nos partenaires d’affaire comme Boston ou New-York.
C’est étrange, un débat semble très bien se faire ici lorsque les commentaires prennent en compte l’indépendance comme constat de départ. J’aurais bien aimé voir les anciens sujets évoluer comme lui. On parle maintenant d’objectif à atteindre et non seulement de moyen (souverainté). La discussion semble moins dogmatique et émotive qu’auparavant.
Bonjour Monsieur Facal,
Dans votre introduction vous écrivez « Voici le genre d’article que l’on écrit sans plaisir parce que les circonstances l’imposent ou presque. »
Je m’empresse de vous féliciter de l’avoir fait parce que vous nous avez communiqué des considérations très intéressantes. Je suis sûr que nous les retrouverions plus en détails dans votre livre sur la politique si jamais vous l’écrivez.
Vous écrivez » … mais que les motifs invoqués par Jean Charest pour déclencher des élections soient cousus de fil blanc … » Cette remarque m’amène à exprimer ma déception sur cet aspect que le monde de la politique comporte au moins deux réalités, l’officielle présentée au public et l’autre réservée aux initiés. Vous-mêmes, Monsieur Facal vous êtes victime de ce système. En effet, je suis sûr (on pourra m’accuser de verser dans la présomption) que, sur le sujet que vous avez abordé, vous avez sélectionné les pensées parmi toutes celles qu’il aura pu susciter dans votre esprit (le patinage de fantaisie, le fils blanc). Vous ne nous dites pas tout ce que vous pensez. Il en est ainsi, cela fait partie de la réalité. Je respecte ça, vous avez le droit de tenir compte de vos engagements idéologiques et du choix des stratégies. D’autres, comme Jacques Parizeau (voir les deux pages du journal de ce matin sur sa déclaration), en profiteront, en bons militants, pour appliquer leur stratégie afin d’influencer les électeurs. Dans l’exemple dont je parle, monsieur Parizeau utilise cette stratégie qui a bien réussi à Gilles Duceppe, à savoir susciter la peur. C’est même dangereux, insiste-t-il à dire. La religion a longtemps reposé sur cette technique (exemple: la peur de l’enfer). Susciter la peur, ça donnera toujours des résultats. Pourtant, ce politicien de grande expérience se gardera bien de dire quoi que ce soit sur la conjoncture qui amène Monsieur Charest à prendre cette décision. Quand, de leur côté, les analystes politiques l’expliquent bien et, dans la plupart des cas, de façon à clarifier qu’il prend une bonne décision dans cette conjoncture politico-économique en question.
Le questionnement que vous nous présentez a le mérite d’être très intéressant quand même. La question la plus lourde de sens en cette période de campagne électorale est peut-être « Jean Charest répètera évidemment jusqu’à plus soif que le PQ vient de décider de remettre le cap sur la souveraineté alors que nous entrons dans une crise économique. Je vois cependant mal ce que le PQ gagnerait à dissimuler sa raison d’être profonde. » Cela représente un irritant jusqu’à un certain point car comme vous l’avez exprimé, « Pour les opposants à la souveraineté, il n’y a jamais de bon moment pour en parler. » Peut-être le pensez-vous un peu vous-même que, dans une crise économique, se séparer ajouterait à notre misère ? Permettez-moi de mal citer une personne politique célèbre “Vous ne seriez probablement pas le seul à penser ce que je viens de dire que vous pouvez penser.”
M. Facal,
Je ne vous voyais pas premier ministre du Québec avant 2010-2012, mais je ne voyais pas Régis Labeaume maire de Québec avant 2009 non plus, et pourtant, il l’est devenu.
J’ai lu vos dix derniers articles et leurs commentaires et j’ai observé que plusieurs messagers souhaitent votre retour en politique. Au moins un dont j’ai oublié de noter le pseudonyme vous verrait premier ministre. Est-ce jouable dès cet automne ? Avez-vous le temps et l’audace de former un parti politique d’ici décembre et d’en être désigné le chef ? Si oui, vous n’avez rien à envier à Nicolas Sarkozy.
Dans La démocratie: ses fondements, son histoire et ses pratiques de Benoît Mercier et André Duhamel, 2e édition, j’ai lu que selon la tradition parlementaire, « le parti politique ayant fait élire la majorité des députés détient le pouvoir exécutif. Le chef du parti majoritaire est le chef du gouvernement, le premier ministre. »
Pour qu’un parti puisse en arrive à une majorité en un mois seulement, je ne vois qu’un moyen: il ne présentera un candidat que dans les comtés où ceux déjà en liste seront réellement inacceptable et le vôtre. Pour le reste, il se contentera d’endosser au mérite estimé le candidat péquiste, adéquiste, libéral, solidaire, vert ou qu’importe (what ever).
Ainsi, le parti avec un minimum de candidats propres, contribuera substantiellement à l’élection de ces candidats choisis soigneusement chez les adversaires. Le lieutenant-gouverneur ne pourra pas faire autrement que reconnaître qu’il est le chef du parti … qui a fait élire le plus de députés et selon la tradition parlementaire, le désigner premier ministre.
Impossible de rater votre coup. Charest, Marois ou Dumont ne feront pas plus que 50 députés. Selon ma formule, il vous sera facile de faire plus que 50, minimum ajouterait I. A. Tremblay. Pensez-y ! (Je ne me souviens pas lequel des Rock et belles oreilles.
Vous n’auriez pas à avoir un programme, seulement choisir le candidat le plus recommandable dans chaque comté sauf le vôtre, revitalisant ainsi le procédé de représentation. Vous accompliriez une remise aux vrais choses démocratiques, un élu par comté, élu pour ses qualités de représentant et non pour celles médiatiques de son chef. Dehors médiacratie ! Je me demande ce que les Ex vont en dire.
- Menute Robert JY !
J’ai un logiciel d’aide au choix fondé sur la théorie des ensembles et l’analyse hiérarchique de T. L. Saaty qui pourrait grandement vous aider dans cette tâche. Après l’élection, le logiciel vous sera encore plus utile dans la sélection des ministres car vous allez avoir l’embarras du choix, contrairement à Jean, Pauline ou Mario, le cas échéant.
Est-ce légal ?
Légalité ou l’indépendance ?
P.S. Messagers, économisez-moi 5 heures de relecture, révélez-vous !
Bonjour,
…« Je vois cependant mal ce que le PQ gagnerait à dissimuler sa raison d’être profonde. », Monsieur À joindre.
Il a raison à ce sujet, et je l’avais bien mentionné dans mon dernier commentaire :
« Pour elle, avec son manifeste “Parlons du Pays” cela arrive au bien mauvais moment selon moi »
En effet, le PQ est « cassé » et elle n’aura pas le temps et surtout l’argent pour le distribuer à la grandeur du Québec!
Mais Normand erre sur la supposée promotion de la peur par Duceppe et surtout Parizeau ; et il oublie bizarrement que la peur est la spécialité des fédéralistes depuis 40 ans! Et comptez sur Sun Tzu pour la répandre de nouveau encore et encore.
- Dans le cas de Duceppe le Canada-anglais le remercie d’avoir été là, pour que les québécois et canadiens ne reculent pas de 50 ans au niveau des droits fondamentaux : « des femmes », « des gays ». Il faut rappeler aussi de la position du PC sur la culture et le cinéma, entre autres!
- Dans le cas de Parizeau, il est à la hauteur de ce qu’il est et a été : le plus grand « homme d’état » que le Québec ait connu, compte tenu de son parcours depuis les années 60!
C’est drôle, Normand, je lui fais plus confiance qu’à vous… Quand j’y pense! Vous lui demandez indirectement — à l’instar de Frulla — de se taire..
Sa sortie récente et courageuse sur « Le gâchis scolaire » le démontre encore une fois.
« Stoppons la réforme » (la geler temporairement au moins, pour l’analyser) proposé par M.Facal va dans le même sens!
À ce sujet, je me permets Normand de vous suggérer d’écouter André Champagne qui parle de la catastrophique réforme scolaire ; il mentionne même le point de vue de M.Facal au sujet de la réforme. Voici un bref aperçu de ce qu’il en disait, mercredi le 29 octobre:
…….«…..« L’enseignement ne peut pas être que ludique, il faut aussi travailler pour apprendre. C’est de l’hérésie! La réforme va faire un tort irréparable à la société québécoise », André Champagne est professeur d’histoire à Brébeuf et chroniqueur à Radio-Canada.
Lien : .radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=67063&numero=1880
Vos analyses sont plus solides d’habitude…et vous semblez admirer Sun Tzu (le livre de chevet de Monsieur Charest) qui dit qu’il ne faut pas se préoccuper que « 70% » de la population ne soit pas d’accord.
Ces élections que vous désirez tant, surviennent en pleine instabilité économique ; et les mauvaises nouvelles surviendront début 2009 . Alors..
Certains aussi habile(!) que Sun tzu quittent même le navire (Rousseau)…
Le rendement de la caisse en 2002, suite à l’effondrement du Nasdaq (-9,5%) fut un scandale épouvantable selon le PLQ, au point d’en parler pendant deus ans!
Comment faudra-t-il appeler cela, si c’est 10 à 20%?
Espérons pour notre bien à tous que ce sera pas le cas!
Je vous laisse sur cette réflexion :
Le PLQ n’ayant rien ajouté, depuis 5 ans, dans le poste « frais d’immobilisations » du budget du Québec pour les grands projets — puisqu’il n’ont rien fait depuis 5 ans — que va-t-il se passer quand les frais annuels des nombreux « PPP » seront comptabilisés!
Aurons-nous présentement, un portrait tronqué des finances publiques, même après l’énoncé budgétaire d’aujourd’hui?
Bien évidemment, pour ceux qui ont les yeux ouverts…
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
La Caisse en baisse de 30 milliards. Combien de ses pertes sont dues à l’orientation que Charest a donné à la Caisse; et combien sont dues au choix de celui qui était le gestionnaire de risques: M Richard Guay. Rappelons nous que c’est lui qui a autorisé l’achat de 14 milliards de papiers commerciaux. Près de 10% de l’actif investi sur des titres qui n’avaient recu qu’une cotation, alors que deux société avaient refusé de les cotés. Or il en faut 2 pour en faire un investissement qualifié:
http://www.vigile.net/Un-trou-de-30-milliards-dans-la
Pourquoi donc ce M Richard Guay a été promu à la présidence de la Caisse, après avoir fait le pire gaffe de l’histoire de la Caisse (pertes sèches de 4 milliards). Voici mon hypothèse:
http://www.vigile.net/Un-trou-de-30-milliards-dans-la
Les pertes de la Caisse, dont une bonne partie découle de la stratégie du rendement à tout prix imposé par Charest, auront des conséquences pour tout le monde au Québec:
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200811/03/01-35884-le-bas-de-laine-des-quebecois-malmene.php
et aussi:
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20081104/LAINFORMER/811040717/5891/LAINFORMER01
La crise risque bien d’être plus longue et profonde que prévue. C’est l’opinion de l’économiste, (youtube):M Nouriel Roubini, qui lui l’a vu venir. Si vous en consultz juste un que se soit lui.
M Charest a raison de nous précipiter en élection pour échapper à son bilan, qui sera chiffré clairement au printemps. Çà va être laid! C,est là que l’on va se dire; on a pas voté pour ça !
Et on se rendra compte après l’élection que Québec solidaire, a surtout été solidaire de Charest.