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Avaler la pilule

Le gouvernement Charest envisagerait de hausser les tarifs de plusieurs services publics. Il faudra en effet s’y résoudre. La question est complexe, émotive et baigne dans la démagogie.

Personne n’aime payer plus. Nous sommes donc portés à nous fabriquer des échappatoires sur mesure : que le gouvernement cesse de gaspiller, que les riches fassent leur part, qu’on en finisse avec les paradis fiscaux et les subventions aux gras durs, etc. On connait la litanie. Ah, si les choses étaient si simples !

Comme j’ai participé à la rédaction du rapport Montmarquette, que le gouvernement nous avait commandé sur ce sujet, on me permettra de remettre quelques pendules à l’heure. Vous le trouverez aisément sur Internet… accompagné évidemment des habituelles jérémiades démagogiques et mal informées.

Un tarif n’est pas un impôt. L’impôt est ma contribution globale au financement des missions de l’État. Un tarif est le prix que je paie pour un service précis dont je peux, jusqu’à un certain point, choisir de moduler la consommation.

Au Québec, les tarifs sont généralement plus bas qu’ailleurs au Canada, alors que les services publics ne coûtent pas moins cher à produire. Ici, pour des raisons strictement politiques, on fixe les tarifs à des niveaux absurdement bas, qu’on gèle pendant des années, et on finance les services presque essentiellement par nos impôts.                                                                 

Cette façon de faire est remplie de conséquences négatives. D’abord, plus les gels durent longtemps, plus les dégels sont brutaux quand ils doivent inévitablement survenir.

Cela explique aussi en partie la lourdeur des impôts chez nous. Si la production du service n’est pas financée par le tarif qu’on vous charge, il faut bien prendre l’argent quelque part.

En plus, comme on paie en bloc plutôt qu’à la carte, les gens n’ont aucune idée du coût réel des services qu’ils consomment. Le tarif qu’on vous charge ne couvre en effet qu’une infime fraction du coût des machines, du personnel, des matières premières, etc. requises pour produire et vous acheminer le service.

Cette perception décrochée du réel est encore plus forte chez ceux qui ne paient pas d’impôts, parfois pour d’excellentes raisons. Dans les faits, leur consommation est financée par les autres. Mais je le répète : dans bien de cas, ça se justifie.

Quand un service est tarifé très en dessous de sa valeur réelle, on le consomme aussi sans y faire attention et, si on en a les moyens, on gaspille. Des tarifs trop bas sont donc une subvention dont profitent ceux qui ont les moyens de gaspiller, qui sont les riches. Je ne suis pas sûr de voir ce que cela a de «progressiste».

Tout financer par l’impôt empêche aussi les gens de voir le lien entre la qualité à maintenir du service et la nécessaire contribution de chacun. Quand on paie un péage, on sait qu’on finance, si c’est correctement organisé, l’entretien du réseau.                                                                  

Les exemples absurdes sont archi-connus. En dollars constants, le coût des études universitaires a baissé sur le long terme, sans aucun effet mesurable sur l’accessibilité. Le seul impact de la politique actuelle est d’affamer un réseau déjà sous-financé et de compromettre la qualité de l’éducation offerte.

Notre manière de gérer l’hydroélectricité, elle,  revient à brader à vil prix la plus précieuse ressource du Québec. Les travaux de Jean-Thomas Bernard, Gérard Bélanger, Marcel Boyer, Pierre Fortin, etc. sont éloquents. Comme ils l’expliquent, les bons prix ne sont pas nécessairement les bas prix, mais ceux qui établissent un équilibre entre l’efficacité et l’équité.

Nous avons cependant été habitués à penser que parce que la ressource nous appartient et qu’un État n’est pas une entreprise à but lucratif, nous devrions payer le moins possible. Il suffit de regarder ailleurs pour voir que nous sommes l’exception et non la règle.

Je plaide évidemment coupable puisque j’ai fait partie d’un gouvernement qui a gelé les tarifs d’Hydro-Québec pendant de longues années. Une erreur…

Fondamentalement, il faut mettre la fixation des tarifs le plus loin possible des influences politiques, et tenir davantage compte du coût de production réel du service. Les gens doivent aussi connaître la vraie valeur de ce qu’ils consomment, ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent payer le coût de production.

Les moins fortunés doivent être protégés par des mesures spécifiquement concentrées sur eux, et non par une politique de bas tarifs pour tous.   Et bien sûr, les revenus de tarification doivent, autant que possible, aller au financement de ces services, et pas ailleurs.

Gouverner sérieusement, c’est parfois accepter de se rendre impopulaire. On verra bien. Fondamentalement, il faut se mettre en tête que le Québec ne se redressera pas si nous ne faisons pas un effort collectif auquel chacun d’entre nous devra contribuer. Chacun.

50 réponses à “Avaler la pilule”

  1. le 23 sept 2009 à 8:02 Simon Leduc

    Vous avez tout à fait raison M. Facal mais la go-gauche ne comprend pas cela. Les progressico-syndicaleux croient que les systèmes universelles (les CPE, les frais de scolarité, l’assurance parentale, etc.) profitent aux pauvres qui payent les tarifs gouvernementaux au bas prix. C’est ridicule, les systèmes universelles, c’est de la merde, c’est con. Ce sont seulement les riches qui en profitent. Les familles riches qui payent l’électricité à bas prix gaspillent la source d’énergie car elle ne coûte pas cher. Tant et aussi longtemps que la vision passéiste des progressistes va prédominer au Québec et que le gouvernement va être une poule mouillée, le Québec va reculer au lieu d’avancer. Les vrais conservateurs au Québec, ce sont ceux qui s’opposent au changement : les groupes progressistes (les syndicats, les groupes sociaux, le PQ, etc.).

  2. le 23 sept 2009 à 8:59 ymdelisle

    M Facal, vous avez totalement raison. Bien dit.

    Simon..je dirais que les syndicats et la gauche ne sont pas « progressistes », Bien au contraire, ceux que nous décrivons comme progressistes au Québec, sont réactionnaires. Les progressico-syndicaleux, comme vous le dites, sont notre nouveaux clergé. Les Péquistes, sont les nouveaux éveques.

  3. le 23 sept 2009 à 10:11 Gilles Laplante

    Je suis d’accord avec vous. Ramener les tarifs à un niveau plus réaliste serait la solution mais il faudrait aussi baisser les impôts.

    « Je plaide évidemment coupable puisque j’ai fait partie d’un gouvernement qui a gelé les tarifs d’Hydro-Québec pendant de longues années. Une erreur… »
    Il aurait été intéressant,ici, de nous donner la raison d’un tel geste. Ce n’est certainement pas pour acheter des votes….

  4. le 23 sept 2009 à 11:54 Victor

    Le Québec est riche. Notre société est riche. Mais elle a gardé pour une bonne part sa mentalité de pauvre.
    Il y a maintenant beaucoup plus de franco riches qu’il ne pouvait y avoir d’anglo riches au début de la révolution tranquille. Mais nous avons gardé le langage très égalitariste, victimaire, de cette époque révolue.
    Maintenant, les plus riches profitent le plus des bas tarifs. En toute bonne conscience d’ailleurs : celle même des pauvres.

    La gauche n’y entend rien. Elle est encore dans l’égalitarisme, c’est-à-dire dans sa vielle idéologie. Mais ce n’est pas la gauche qui nous fait tourner en rond, C’est plutôt la question nationale. C’est elle qui fait se reporter bien des constats devenus évidents.

    Attaquer le langage braillard de la gauche, ce n’est pas véritablement attaquer la gauche,mais la gau-gauche (La gauche pourrait être toute autre chose que ce qu’elle est. Certains s’y emploient.) Ce serait plutôt débloquer un peu plus la question nationale. Car la gauche y joue actuellement, objectivement, un rôle ambigue. Elle aussi en toute bonne conscience.

  5. le 23 sept 2009 à 12:08 Garamond

    Amen ! Vous avez parfaitement raison. J’ai toujours été en faveur du concept utilisateur-payeur. C’est trop cher un camping à 10$? Cherchez en un autre !

  6. le 23 sept 2009 à 12:58 ClaudeB

    « Gouverner sérieusement, c’est parfois accepter de se rendre impopulaire. On verra bien. Fondamentalement, il faut se mettre en tête que le Québec ne se redressera pas si nous ne faisons pas un effort collectif auquel chacun d’entre nous devra contribuer. Chacun. »

    Je suis parfaitement d’accord avec vous M. Facal.

    Toutefois, ma crainte, comme on le constate actuellement, c’est que notre bon gouvernemaman ne se serre pas la ceinture lui, bien au contraire. Il dépense sans compter et, ajoutant l’injure à l’insulte, vien de passer, sous baillon, une loi lui permettant de ne rendre de compte à personne pour les prochaines années concernant ses dépenses.

    Je veux bien payer le juste prix pour un service que je consomme. Ce n’est que justice. Toutefois, il semble y avoir deux justices au Québec. Une pour le gouvernement et tous ses employés et une autre pour le reste de la population.

    Cette situation, elle, n’est pas équitable et contribue à créer deux classes de la population. Une qui est protégée contre vents et marées et l’autre qui doit, elle, se serrer la ceinture pour assurer la protection de la première.

    C’est la que je décroche. Diable… On paye déja 50% de notre salaire en taxes et impôts. Combien de plus devrons nous encore payer? 55%? 60%? 75%?

    Jusqu’ou la situation absurde que nous subissons s’en ira-t-elle? Et combien de bon travailleurs perdrons nous, encore, au profit des autres provinces?

    Lorsqu’on est endetté, on coupe dans les dépenses, pas l’inverse. J’en suis rendu à souhaiter que la cote de crédit de la province soit réduite pour que le gouvernement se retrouve dans l’obligation de vraiment couper dans sa structure et de réduire dramatiquement ses dépenses.

    Aux grands mots, les grands remèdes.

  7. le 23 sept 2009 à 16:14 Gilles

    Il y a une autre chose Claude B. et les autres, à laquelle vous devriez aussi penser. Supposons que le gouvernement ajuste l’ensemble des tarifs à leur soi-disant valeur (j’ai bien dit soi-disant valeur), il y a une partie importante de la population qui verra de facto son pouvoir d’achat se réduire, et dans certains cas significativement.

    Si vous pensez que vos industries et vos commerce vont pouvoir continuer de produire et de vendre à des gens qui s’enfoncent dans la pauvreté, vous rêvez en couleur. Ou vous vivez sur une autre planète. Déjà 35% des gens qui fréquentent des comptoir alimentaire sont des gens qui ont pourtant une job, mais ne sont pas assez payé pour boucler leurs fin de mois.

    Mais c’est vrai que généralement, les gens qui crient au meurtre parce que les tarifs d’électricité sont trop bas, n’ont pas de difficulté à payer leurs comptes…

    Les autres ils méritent ce qu’ils ont. Qu’ils baissent leur thermostat, qu’ils gèlent et qu’ils ferment leur boite…

    Il y a toutes sortes de théories dans la vie, dont celle des économistes. Qui sont des théories.
    C’est ben ça gang?

  8. le 23 sept 2009 à 18:26 Magnolia

    Bonsoir Monsieur Facal.

    À quoi bon être riche si deux mois d’attente seront nécessaires aux survivants du mutant H1N1 pour effectuer chacun un retrait maximum de 200 dollars de leur fond de charité ou de retraite, faute d’actifs et d’effectifs bancaires et webmestres.

    Plus rien sur le net et surtout rien d’autre que la SRC et un poste de radio de la ville de Québec, monsieur Facal !

    Triste synchronisation socio-économique d’une « vraie » pandémie et d’un « vrai » déficit au Québec.

    Allez ! C’était pour rire ! Le taux de natalité monte à 1,66 et se rapproche du seuil de remplacement des générations à 2,09 !

    Life is good et excellente soirée !

    Magnolia sous le matelas.

  9. le 23 sept 2009 à 18:56 Daveyy

    M. Facal,

    Votre papier que je lis à haute voix est de la musique pour mes oreilles.

    Les politiciens, que vous n’êtes plus ( pour un certain temps je suppose) mènent une campagne démagogique sur toute hausse potentielle des tarifs, c’est facilement compréhensible- je vote pour X et mes tarfs seront gelés, vous comprenez aisément.

    Il y a plusieurs années je me trouvais responsables des conditipons d’emploi pour un groupe d’expatriés dans un pays chaud. La société payait 100 % des factures d’électricité et cela coûtait une petite fortune ( air climatisé). J’ai fait un tout petit changement, les employés devaient assumer 10% de leur facture électrique, et miracle la consommation ( le gaspillage j’entends) a baissé de 50 %.

  10. le 23 sept 2009 à 19:23 Stephan S

    Je seconde Gilles. Une hausse des tarifs doit etre accompagnee d’une baisse des impots. Surtout que la TVQ va augmenter de 2% … pour l’instant.

    Le probleme comme le souligne ClaudeB c’est que le gouvernement ajoutera a la collone Revenu, mais comme d’habitude ne touchera pas a la collone Depenses. Et vogue la galere. Le PQ, et par le fait meme vous M Facal, autant que le PLQ sont responsables.

    Je suis en accord avec la presque totalite de vos idees M. Facal (a l’exception de la souverainete) mais pourquoi ne laissiez vous pas vos idees influencer le PQ alors que vous etiez au pouvoir? Pourquoi les politiciens tout partis confondus semblent-ils voir la realite qu’apres leur sortie de la vie politique?

    Je suis toujours heureux d’avoir quitte le Quebec il y a 3 ans pour Calgary, Alberta. Payez mes con-contribuables tant qu’ils reste quelques chose a soutirer, le gouvernement ira vous le chercher.

  11. le 23 sept 2009 à 21:58 ClaudeB

    Je vais vous faire un aveu, amis lecteurs, et j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

    J’ai un fantasme.

    Je rêve secrètement au jour ou la prochaine génération de politiciens se verra obligée de couper dans les fonds de pension des politiciens actuels qui seront à la retraite, faute de moyens pour les financer. J’imagine, avec un délice presque pervers, ceux-ci se mettre à pleurer voyant leur chèque coupé et se voir forcés de finir leur jours dans des centres de soins de longue durée comme le reste de la population peu fortunée, lavés seulement une fois par semaine par des employés syndiqués qui n’en ont rien à foutre et passer leur journées seuls et sales.

    Peut être, si je suis chanceux et encore vivant, pourrais-je applaudir le courage de ces nouveaux politiciens et savourer ainsi ma vengeance.

    Je sais, c’est obscène et scandaleux de fantasmer ainsi mais que voulez vous, personne n’est parfait.

  12. le 24 sept 2009 à 6:48 Le contribuable fatigué

    Bonjour M. Facal,

    je ne reprendrai pas un à un vos points, mais j’aimerais tout de même souligner que si les tarifs sont plus bas au Québec, c’est parce que nous sommes davantage imposés. N’oublions pas non plus les taxes appliquées sur à peu près tout, y compris les « services » gouvernementaux. Si on pouvait s’assurer qu’en haussant les tarifs, les impôts vont baisser en conséquence, je serais d’accord, mais voilà, il n’y a rien de moins certain.

    Il est grand temps que l’on admette une vérité: l’état québécois appartient à ses employés bien davantage qu’à la population en général. J’en veux pour preuve l’existence de plus en plus lourde de guides, procédures ou usages administratifs qui n’ont jamais été votés par les parlementaires, nos représentants. En fait, ceux-ci font de moins en moins le poids face à la fonction publique.

    Il en est de même des fonds de retraite des employés de l’état qui valent deux fois plus cher que celui de la RRQ (référence CDPQ), pour quatre ou cinq fois moins de travailleurs que dans le privé. L’état québécois constitue de plus en plus une exception comme employeur contribuant à la caisse de retraite de ses employés. Seules les grandes corporations sont capables de le faire et ce, de plus en plus difficilement.

    En mettant la tarification le plus loin possible des influences politiques, comme vous dites, vous allez rendre la fonction publique encore plus incontrôlable qu’elle ne l’est actuellement.

    Il y a au moins un point sur lequel je suis d’accord: qu’on nous fasse savoir le coût réel des « services » gouvernementaux; soins de santé, éducation, assurance auto (et moto), etc. La révolution va commencer là….

  13. le 24 sept 2009 à 9:52 Gaétan

    Sur le principe, vous avez raison M. Facal. Cependant, j’aimerais entendre davantage parler le gouvernement sur la baisse de leurs dépenses. Des gains de productivité à obtenir par l’appareil de l’état. Coupures ici, coupures là, etc. Tout entrepreneur, lors d’une période difficile, revoit ses postes de dépenses et se demande; «bon! où est-ce que je coupe?» Je n’entends pas parler souvent les dirigeants de cette façon. Il semble beaucoup plus rapide d’en conclure à une augmentation des tarifs. Si seulement nous pouvions avoir confiance que nos argents soient bien utilisés.

    Y a-t-il quelqu’un qui peut me dire combien coûte un litre d’essence à Dubaï ce matin?

    Merci

  14. le 24 sept 2009 à 12:21 Jef Guerin

    M. Facal, vous écrivez : « Cela explique aussi en partie la lourdeur des impôts chez nous. Si la production du service n’est pas financée par le tarif qu’on vous charge, il faut bien prendre l’argent quelque part. »

    Je ne suis pas contre la philosophie utilisateur-payeur et l’augmentation de la TVQ, cependant, il faut absolument accompagner celà par des réductions d’impôt équivalentes. De cette façon, le Gouvernement nuirait moins à la création de richesse et à l’entrepreunariat nécessaire pour faire une société prospère et encouragerait les économies.

    Ce qui m’inquiète dans la situation actuelle, c’est que le Gouvernement ne fasse qui fouiller un peu plus profondément dans nos poches.

  15. le 24 sept 2009 à 15:30 Benoit

    M. Facal,

    Je suis essentiellement d’accord avec vos propos à l’exception d’une seule chose: que les tarifs d’hydro-électricité sont trop bas. Vous vous contredisez sur le sujet même dans votre texte:

    « Notre manière de gérer l’hydroélectricité, elle, revient à brader à vil prix la plus précieuse ressource du Québec. »

    et un peu plus loin:

    « Les gens doivent savoir le vrai coût de ce qu’ils consomment, ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent le payer. »

    Or, à ce que je sache, Hydro-Québec fait des profits, n’est nullement déficitaire et le réseau de distribution d’électricité national se finance à même la facture d’électricité de chaque citoyen. L’électricité coûte moins cher au Québec parce que nous avons des ressources (hydroélectricité) qui nous permettent de la produire à faible coût et non parce que nous avons des politiques sociales qui la subventionne pour qu’elle soit vendue à faible prix. À titre d’exemple, une orange produite en Floride coûtera quelques sous à peine alors que si on la faisait pousser en serre au Québec, son coût serait exorbitant. C’est tout simplement une question de logique. Est-ce que les habitants de la Floride devraient payer leurs oranges le même prix qu’au Québec sous prétexte qu’elles sont vendues ici à fort prix et que nous n’avons pas le climat pour les produire?

    Cette idée typiquement neo-libérale de hausser les tarifs d’électricité ne repose que sur un seul objectif: Celui d’aligner les prix sur le tarif moyen en Amérique du nord sans égard aux conditions particulières dont profite le Québec pour la produire à faible coût. N’importe quel économiste vous dira qu’il y a là une richesse qui n’est pas correctement exploitée et que cette ressource peut être vendue beaucoup plus chère qu’elle ne l’est actuellement. Soit, mais pourquoi s’acharner sur l’électricité? On pourrait tout aussi bien augmenter les impôts, les immatriculations ou bien d’autres services gouvernementaux. Pourquoi ne pas d’abord s’acharner sur ce qui est réellement déficitaire? De plus, pourquoi ne pas réexaminer tous ces contrats d’électricité à rabais que les entreprises énergivores ont passé avec Hydro-Québec afin de les attirer et créer de l’emploi… Commençons par là, il y en aura pour des milliards juste là…

    Augmenter l’électricité afin d’engranger des profits faramineux pour éponger les autres secteurs déficitaires du Gouvernement revient à la même logique que d’avoir un impôt élevé et global pour financer l’ensemble des services. Ça ne tient pas plus debout.

    La seule chose qu’on devrait faire avec l’électricité est d’appliquer une grille de tarifs progressive qui tiendrait en compte la consommation raisonnable d’une habitation. Toute consommation excessive pour la piscine chauffée, les 200000 watts d’éclairage pour éclairer la cabane le soir pour montrer qu’on a bien réussi dans la vie se verrait facturer un tarif au Kw/h plus élevé.

    Lâchez-moi avec vos hausses de tarifs d’électricité…

    Je serai peut-être davantage enclin à accepter l’idée d’une hausse de tarif si Hydro décidait d’être maître d’oeuvre dans le dossier des éoliennes. Là au moins, on sait déjà que cette forme d’énergie coûte plus cher à produire…

  16. le 24 sept 2009 à 17:27 Gilles

    Quand je pense à ce con de Chavez, il vend l’essence 0.05cents le litre au peuple Vénézuélien. Qui sûrement le gaspille. Quel con n’est-ce pas ?

    Bien sûr, si le coût de l’électricité était aligné sur les prix du marché, le Québec profiterait d’un ….enrichissement collectif considérable. N’est-ce pas jouissif que de penser à l’enrichissement collectif que cela procurerait aupeuple Québécois.

    Vive 1789 : Les bvourgeois à la lanterne.

  17. le 24 sept 2009 à 17:37 Mathieu

    Monsieur Facal a visité l’Espagne cet été tout comme moi.

    Là-bas, les entreprises d’État ont été privatisées. Autant par le Parti Populaire (Conservateurs, traditionnalistes chrétiens, nationalistes) que par le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (Socialistes, ex-marxistes).

    Donc, fini le « jouage » sur les tarifs ou sur les exemptions de paiements pour favoriser nos clientèles électorales, ces éternelles victimes habituelles: entrepreneurs et industriels inefficaces et hautement subventionnés puis les bénéficiaires d’assistance sociale.

    Quand ferons-nous pareil au Québec?

    La France a commencé les vagues de nationalisations dès les années 1980, sous le président socialiste Mitterrand, et plusieurs entreprises françaises privatisées sont aujourd’hui des leaders européens et mondiales: pour l’eau, la gestion des déchets, l’électricité, le gaz, etc.

    Actuellement, on discute de plus en plus de rendre La Poste privée.

    En fait, le moins de pouvoirs et de décisions nous centralisons dans les mains d’une petite clique de politiciens, plus nous risquons d’avoir une société plus saine, plus dynamique et surtout plus libre.

  18. le 25 sept 2009 à 8:08 ClaudeB

    « En fait, le moins de pouvoirs et de décisions nous centralisons dans les mains d’une petite clique de politiciens, plus nous risquons d’avoir une société plus saine, plus dynamique et surtout plus libre. »

    Et moins corrompue… Comme à Montréal…

  19. le 25 sept 2009 à 11:34 daveyy

    @Benoît

    Le pétrole se vend le même prix partout. L’Alberta ne vend pas son pétrole à ses citoyens moins cher pour autant.
    La différence de prix des oranges entre le Québec et la Floride est uniquement le coût du transport.

    En 2009 Hydro-Québec a fait 25 % de ses profits sur le 5% de sa production qu’elle exporte. Si une hausse des tarifs au Québec diminuait la consommation ( économie 101) l’électicité ainsi conservée serait disponible à l’exportation au gros prix. Cette hausse des profits bénéficierait tous les Québécois, alors qu’aujourd’hui les gros consommateurs en profitent beaucoup plus que les petits.

  20. le 25 sept 2009 à 12:57 Benoit

    @Daveyy

    Vous n’avez rien compris à mon raisonnement.

    J’ai dit que nous payons au Québec le prix réel de l’électricité. S’il est plus bas ici qu’ailleurs, c’est en grande partie à cause de notre géographie qui permet d’exploiter notre potentiel hydroélectrique et qui s’adonne aussi à être la façon la plus économique de produire de l’électricité. En comparaison, les autres méthodes (nucléaire, centrale au combustible (gaz ou charbon), éolien, etc) sont plus coûteuses par Kw/h. Même si 25% des profits est généré à partir de 5% de la production totale, il n’est demeure pas moins que les 95% restants ont été dégagés sur le 75% qui a été vendu au Québec. Donc, nous payons le prix que l’électricité produite au Québec vaut à son vrai prix ici.

    Or, il est normal que le prix moyen de l’électricité soit plus élevé dans l’ensemble de l’Amérique du Nord tout simplement parce qu’il y a très peu d’endroits où l’hydroélectricité est utilisée. Forcément, ça coûte plus cher, d’où mon raisonnement qui démontre qu’il est injuste d’aligner le prix de l’électricité produite au Québec avec celle d’ailleurs.

    D’où l’exemple de mes oranges de Floride… Je sais très bien que la différence est le coût du transport mais ce n’est pas de ça dont je parle. Je disais que les conditions pour produire des oranges à bas prix sont toutes réunies en Floride mais pas au Québec. Si quelqu’un s’entêtait à essayer d’en faire pousser au Québec, ça lui coûterait beaucoup plus cher. Est-ce qu’il serait logique de demander aux habitants de la Floride de payer 5$/orange avec pour justification que c’est le prix qu’on payerait au Québec si on pouvait les produire chez nous. Eh beu non…

    Même chose avec l’électricité… Les néo-libéraux veulent nous faire payer l’électricité au prix où elle se vend ailleurs dans le monde pour dégager des profits encore plus mirobolants pour l’État québécois. Toutefois, il faudrait dire toute la vérité. Il s’agit simplement d’un impôt déguisé qui touchera tout le monde, même les plus pauvres de notre société (ceux qui ne paient pas d’impôt).

    L’idée absurde que les économies d’énergies engendrées par la hausse des tarifs deviendraient une ressource additionnelle qu’on peut vendre à l’exportation à fort prix est absolument non fondée, voire mensongère. Les familles à faibles revenus ne gaspillent déjà pas l’électricité en ce moment et une hausse des tarifs les priveraient d’un revenu qu’ils ont cruellement besoin à d’autres postes de dépenses. Ils devront couper ailleurs dans les biens de premières nécessités pour payer leur facture d’Hydro. Est-ce que c’est vraiment ça que vous voulez?

    Pour les mieux nantis, la baisse de consommation d’électricité serait négligeable tout simplement parce que les gestes apparents pour économiser l’énergie comme d’éteindre les lumières, climatiser un peu moins ou de baisser le chauffage ne représente qu’une très faible partie de la facture annuelle totale. Vous ne pourrez JAMAIS réduire votre facture de moitié avec des mesures d’économies.

    Dans le cas du secteur non-résidentiel, les hausses de tarifs d’électricité n’auraient pour effet que de créer de l’inflation à l’échelle nationale. La hausse des tarifs serait tout simplement refilée aux acheteurs de ces produits. Tout comme le yogourt, le pain, la crème glacée et les patisseries augmentent systématiquement lorsque le prix du lait augmente. Ça aussi c’est de l’économie 101…

    En résumé, il faut savoir que les tarifs d’électricité sont intimement imbriqués avec d’autres sommes qui sont perçues par le Gouvernement via d’autres moyens obligatoires (impôts, immatriculation, assurance médicament, etc.) et volontaires (Loto-Québec & SAQ). Augmenter l’électricité équivaut tout simplement à une hausse d’impôts déguisés qui frappera tout le monde et qui est totalement injuste dans son application.

    Il ne faut pas oublier non plus que nos tarifs d’électricité sont en grande partie responsable de la présence de nombreuses entreprises au Québec. Est-ce que hausser les tarifs au prix du soit-disant marché nous permettra de conserver ces entreprises ici? Rien n’est moins certain. Nos charges sociales sont plus élevées ici mais les bas tarifs d’électricité permettent à plusieurs entreprises de les offrir. Si l’électricité revient au même prix qu’ailleurs, plusieurs entreprises rentront chez eux et il résultera d’une hausse du chômage.

    Augmenter l’électricité serait un geste à courte-vue, irresponsable et d’une profonde ignorance des rouages économiques du Québec.

    Si le Gouvernement veut augmenter ses revenus, qu’il commence d’abord par examiner les secteurs qui sont déjà déficitaires et qu’il applique du rattrapage là-dedans pour commencer. On verra après. D’ailleurs, qu’on commence donc à imposer une redevance sur l’eau qui est puisée ici par des entreprises d’eau embouteillées.

    La liste des endroits où ont pourrait augmenter les revenus de l’État est presque sans fin. Malheureusement, plusieurs de ces possibilités demanderaient un courage politique qu’aucun parti ne possède au Québec. Soyons réalistes, nous avons le Gouvernement qu’on mérite et tant que celà ne changera pas, on s’en va tout droit dans le mur…

  21. le 25 sept 2009 à 16:28 MV

    Logiquement, on devrait commencer par faire le ménage dans la bureaucratie à Hydro-Québec. Ensuite, enlever les trucs qui font qu’Hydro veut se comporter comme une entreprise privée (loge au Centre Bell etc…)

    Ensuite, l’électricité (comme le pétrole au Vénézuela ou en Arabie Saoudite) est visiblement à un tarif beaucoup plus bas (artificiellement) aux tarifs normaux du marché et cela à quasiment la plupart des pays du monde (en Europe, l’électricité est environ 60% plus chère qu’au Québec). Je comprends qu’on tente de se péter les bretelles avec l’Hydro mais je crois qu’on devrait commencer à arrêter de vivre dans une bulle énergétique quitte à avoir un taux d’imposition qui sont parmi les plus élevés au monde. Car, lorsqu’on paie peu cher pour l’Hydro, on le paie beaucoup ailleurs. N’oublions pas que le Québec est l’endroit ou l’on paie le moins cher pour l’essence sans les taxes. Ironiquement, l’Alberta est parmi les provinces ou l’essence sans taxes est la plus chère.

    http://www.mjervin.com/WPPS_Public.htm

  22. le 25 sept 2009 à 22:21 jmspqj

    @ Benoit

    Totalement en accord avec vous.

  23. le 26 sept 2009 à 10:05 andan

    M. Façal,

    J`aimerais lire votre opinion sur
    l’analyse de Benoît qui me parraît très bien argumentée.

  24. le 26 sept 2009 à 14:23 Francois Aubin

    À Benoit

    Malheureusement, votre opinion se base sur plusieurs faits erronés habillement colportés par les adeptes du statu quo. Vous dites que le prix devrait être moins cher parce que ça coute moins cher. C’était moins cher avant, ce ne l’est plus. Hydro-Québec réalisera le complexe sur la rivière Romaine à un cout beaucoup plus élevé que le prix que nous payons actuellement. Si on ne vent pas cette électricité au prix du marché, cette centrale est tout simplement non rentable. Si je ne me trompe pas, on paye 11 sous le mégawatt/heure alors qu’on le vend aux Québécois 6 sous et le prix du marché est d’environ 11,5 sous. Si on suit votre argumentation de payé le cout du barrage, on doit augmenter grandement le cout de l’électricité. Deuxièmement, il est vrai de dire que l’augmentation du cout affecte plus les faibles revenus qui mettent parfois plus 10 % du revenu dans l’électricité alors que c’est beaucoup moins pour les riches. Cependant, les prix très bas permettent justement à toute la classe moyenne et riche de gaspiller au maximum avec nos spas chauffés 3 saisons ce qui fait de nous les plus grands consommateurs au monde. Quand on augmente le cout d’un bien, c’est ceux qui l’utilise le plus qui sont le plus pénalisé, c’est logique. Sur le montant total amassé avec cette augmentation, le pourcentage venant du 20 % des plus pauvres sera minime. On pourrait facilement le compenser totalement avec le reste. En plus, les économies d’énergie permettraient l’exportation à prix encore plus fort et cela augmenterait encore les profits de l’opération. Au finale, on se retrouve avec un état qui est remplis de nouvelle argent, les gens sont peu touchés parce qu’ils ont acquis de meilleurs comportements et une grande partie du nouveau revenu vient de l’étranger et une infime partie vient des plus pauvres qui sont facilement compensés! Si on ne choisit pas cette solution, on doit trouver une autre façon de trouver un revenu qui viendra à 100 % des citoyens. Si c’est une taxe à la consommation, les plus pauvres payeront une part beaucoup plus grande que l’augmentation de leur électricité. Si c’est un impôt sur le revenu, ce sera donc les contribuables qui payeront à 100 % plutôt qu’une partie beaucoup plus petite avec l’augmentation de l’électricité. Au final, c’est donc une idée gagnante à la fois pour les pauvres et pour les contribuables qui n’ont qu’à faire un petit effort pour éviter de gaspiller comme dans le passé!

  25. le 26 sept 2009 à 15:43 Benoit

    M. Aubin,

    En tout respect, je dirais que vous colportez vous-même les idées des néo-libéraux pour qui tout est une marchandise qui peut se vendre au plus offrant. Ces grands « penseurs » rêvent de modeler la société de demain en ne s’en remettant qu’aux principes économiques comme si le capitalisme avait la réponse à tout. Or, la science économique, le capitalisme sauvage, les forces du marché, la surexploitation de ressources et autre ballivernes de la sorte nous ont conduit directement là où nous sommes rendus aujourd’hui. Vous leur faîtes encore confiance? Vous pensez que je suis influencé par les partisans du statut quo, que dire de vos idées néo-libérales que vous me servez?

    L’exemple du nouveau barage sur la Romaine qui produira de l’électricité à 0.11/Kwh n’est pas valable. Vous basez votre justification sur un seul projet alors qu’il faut voir le portrait d’ensemble au Québec. Au cas où vous ne le sauriez pas, nous n’avons pas seulement de l’hydroélectricité au Québec, on a aussi une centrale thermiques (Tracy), une nucléaire (Gentilly-2) et celles fonctionnant au mazout (Cadillac, La Citière, Bécancour). Le prix du Kwh devrait être basé sur le prorata de ces autres formes d’énergie dans le grand portrait du coût réel de production d’électricité au Québec. Pourquoi c’est plus cher ailleurs, tout simplement parce qu’ils ont plus de centrales thermiques, au mazout ou nucléaire pour produire leur électricité… C’est donc normal que leur coût moyen au Kwh soit plus élevé. Nous ne sommes pas dans ces conditions au Québec parce que la part de l’hydro électricité est trop grande.

    Pour moi, ce qui est important est que Hydro-Québec offre de l’électricité à un prix où elle ne sera pas déficitaire et qu’elle puisse continuer à entrenir ou développer son réseau. C’est ce qu’elle fait maintenant! Je n’ai aucun problème à ce que l’électricité soit indexé au coût de la vie. C’est juste normal. Je suis simplement contre l’idée de l’aligner sur le prix du marché pour le seul but d’extorquer des milliards de dollars additionnels aux Québécois.

    Vous supportez l’idée d’aider les pauvres à payer leur facture d’électricité en pigeant dans les surplus que les riches payeront. Avez-vous pensez 2 minutes à ce que ça veut vraiment dire? Ça voudra invariablement dire de créer un groupe de fonctionnaires qui aura pour responsabilité de « distribuer » ces argents-là aux plus pauvres. Ça veut dire une nouvelle structure administrative, des coûts additionnels pour entretenir cette structure et forcément l’obligation d’identifier qui sont les pauvres et qui ne le sont pas… On trace la ligne où? Vous le savez vous? On devrait apprendre de nos erreurs et cesser de créer des structures, des comités, des organismes, des commissions qui ne servent qu’à ériger des tours de Babel où quelques prévilégiés amis du pouvoir en place pourront aller écouler leurs dernières années de carrière professionnelle aux frais des contribuables.

    La seule solution logique, simple et limpide qui existe pour contrer le gaspillage d’électricité est de faire comme avec l’eau. On détermine un seuil de consommation d’électricité annuel raisonnable en fonction du type d’habitation. On facture le tarif courant pour cette consommation. Au delà de ce seuil, l’électricité coûtera plus cher. De cette façon les pauvres et les familles moyennes qui utilisent l’électricité raisonnablement ne subiront aucune hausse (à part celle liée à l’inflation). Les riches qui ont des spas 3 saisons, des piscines creusées chauffées, de l’éclairage extérieur et toutes aubres bebelles énergivores verraient leurs excédents facturés à un tarif supérieur. Ceci dit, je suis convaincu qu’on ne trouvera pas là une source de revenus incroyable.

    Dans votre critique, vous avez oublié de me dire comment vous trouverez une solution au niveau des entreprises. Si une entreprise paye 100 000$ d’électricité par année à 0.06$ le Kwh, en passant à 11.5$ le kwh, ça doublera presque leur facture. Qui va payer pour ça? Réponse: Tous ceux qui achètent leurs produits… Est-ce vraiment une bonne idée? De l’électricité à bas prix nous rends aussi plus compétitif, un domaine où on a besoin d’un bon coup de pouce.

    C’est comique quand même cette idée d’augmenter l’électricité au nom de je ne sais quel principe… Prenez le cas du bois d’oeuvre. Les Américains accusent les gouvernements canadiens et québécois de subventionner l’industrie du bois d’oeuvre en imposant des droits ridicules pour récolter la ressource sur son territoire. C’est d’ailleurs l’essence même du conflit qui s’est retrouvé plusieurs fois devant les tribunaux. Pourquoi nos mêmes néo-libéraux qui veulent augmenter les tarifs d’électricité ne sautent pas sur l’occasion de suggérer d’aligner les tarifs de droits de coupe sur nos voisins américains? Il y a là un potentiel énorme de récupérer des sommes dont l’État à bien besoin pour poursuivre sa mission. Pourquoi pas? La situation est pourtant identique.

    Si vous voulez mon avis, la solution à nos problèmes ne réside pas à faire une vente de feu et à chercher dans ce qu’on possède comme ressource et qui n’a pas encore été exploité à son maximum. Pour faire une comparaison, j’ai l’impression que l’État québécois est comme une famille modeste qui aurait abusé du crédit en se payant plein de choses dont elle n’avait pas les moyens et qui examinent maintenant la possibilité de vendre leurs enfants pour continuer à consommer comme avant. C’est la fuite en avant.

    Malheureusement, ça prendra des dirigeants politiques qui seront capables de le dire au peuple quitte à se faire haïr. Ce n’est certainement pas Jean Charest qui dirige en fonction des sondages qui sera capable d’y changer quelque chose. Même si a les deux mains sur le volant, il n’a cessé de faire marche arrière sur plusieurs dossiers parce que la population grognait.

    De toute façon, le temps viendra bientôt. Ça fait 50 ans qu’on parle de réchauffement climatique (Hubert Reeves) mais ce n’est que depuis quelques années qu’on y porte attention. Pourquoi? Parce que nous en voyons maintenant les effets concrets et que l’avenir nous fait peur.

    Ça sera la même chose avec les finances publiques. Quand on crèvera dans les hôpitaux parce qu’on a pas d’argent pour nous soigner, la population acceptera des compromis. Pour le moment, la crise des finances publiques demeure encore une oeuvre de fiction pour beaucoup de citoyens. Dommage, le mur s’en vient et plus vite qu’on pense.

  26. le 26 sept 2009 à 17:09 Francois Aubin

    à Benoit

    Pourquoi vous associer la suggestion d’augmenter les tarifs d’hydro à une idée néolibérale? À ce que je sache, proposé d’arrêter de subventionner la surconsommation des riches est loin d’être néolibéral et fait même partis des suggestions de Jean-François Lisée dans une gauche efficace. Je suis autant d’accord avec vous pour trouver d’autre source de revenus et surtout couper dans les dépenses !! La question est de trouver 5 milliards pour équilibrer le budget le plus rapidement possible et rembourser un peu de dette. Comment aller vous les trouver ? Taxes, impôts ? Évidemment, vous aller me dire allons chercher l’argent dans les paradis fiscal, c’est un milliard tout au plus ! Il en reste 4 à aller chercher. Personnellement, j’opterais pour une indexation de tous les tarifs, une diminution de services gouvernementaux ciblés, la diminution des prestations de RRQ, le ticket modérateur, etc. Parmi toutes les solutions, l’augmentation de l’électricité me parait la moins douloureuse puisqu’une partie de l’argent proviendra d’ailleurs. Si vous connaissez d’autres solutions, j’ai bien hâte de connaître votre recette miracle.

  27. le 26 sept 2009 à 17:16 Francois Aubin

    PS Pour ce qui est des conséquences de l’augmentation sur les entreprises, c’est prouvé que la tarification à des effets beaucoup moins néfastes économiquement que les taxes à la consommation et les impôts. On pourrait même utiliser l’argent amassé par les entreprises pour éliminer le même montant sur la taxe sur la masse salariale qu’ils ont a payé actuellement. Ça enverrait deux messages : Ne gaspillez plus et créer des emplois à la place de gaspiller l’électricité et ne créer pas d’emploi!

    Pour ce qui est de la méga structure dont vous parler pour envoyer redistribuer aux pauvres. Ajouter le montant au chèque de TPS qui arrive par la malle aux 3 mois me semble assez simple!

  28. le 26 sept 2009 à 17:21 Benoit

    Un autre facteur qui rend l’idée de vendre notre électricité au prix du marché complètement ridicule: Hydro-Québec a fait des efforts considérables durant de nombreuses années pour encourager les Québécois à se convertir à l’électricité comme source d’énergie principale pour le chauffage. Comme résultat, plusieurs ménages payent souvent aujourd’hui 2500$, 3000$ ou plus en électricité par année pour l’ensemble de leur consommation d’électricité.

    Si l’électricité venait qu’à doubler, vous imaginez votre compte d’électricité maintenant à 6000$? Qu’est-ce que les gens feraient pour équilibrer leur budget? Et oui, ils se convertiraient au mazout qui est encore la forme d’énergie la moins chère en ce moment… Bonjour les conséquences sur l’environnement et nos efforts pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre!

    Vraiment, l’idée d’augmenter l’électricité n’a visiblement pas été étudiée avec sérieux et mériterait d’en analyser tous les tenants et aboutissants. On verra alors qu’il sera plus facile d’aller dans d’autres directions beaucoup plus prévisibles et beaucoup moins dommageables pour l’environnement et les autres secteurs de notre économie…

  29. le 26 sept 2009 à 18:00 Benoit

    L’idée d’augmenter les tarifs d’électricité vient de tous les apôtres de la pensée néo-libérale en commançant par l’Institut économique de Mtl, Alain Dubuc et cie. Ces gens-là pensent que tout peut se vendre et doit se vendre au plus fort prix possible pour qu’on puisse s’enrichir.

    Vous parlez comme si la surconsommation d’électricité par les riches étaient un problème notoire. Avez-vous des chiffres qui démontrent que les riches gaspillent tant l’électricité?

    Votre idée d’offrir une ristourne aux pauvres sur le chèque de TPS me prouve que vous n’avez jamais été pauvre. Un pauvre s’arrache les cheveux à chaque semaine pour payer ses comptes et n’en a rien à foutre de recevoir un chèque à tous les 3 mois. Il a besoin de l’argent, là, tout de suite, immédiatement. La plus grande aide qu’on peut offrir aux pauvres est de ne pas leur enlever de l’argent et de leur remettre plus tard.

    De plus, vous n’avez sûrement jamais été fonctionnaire non plus. La TPS est de juridiction fédérale. Hydro est une société d’État qui mesure l’électricité consommée et la facture en conséquence. Seul le Ministère du Revenu est capable d’établir qui est pauvre et qui ne l’est pas… mais il est en retard d’un an sur l’état réel de nos finances! Pensez-vous SÉRIEUSEMENT que ces trois paliers de Gouvernement peuvent se consulter afin d’organiser un remboursement adéquat? Soyons sérieux. Une structure tarifaire d’électricité progressive (comme l’impôt) répond à tous ces problèmes sans s’encombrer de complexités administratives inutiles. Ceux qui consomment normalement n’ont rien à craindre, ceux qui exagère en payeront le prix immédiatement.

    Vous voulez que je suggère des solutions pour trouver 4 ou 5 milliards? Je ne le sais pas plus que vous parce que je ne suis pas dans l’appareil gouvernemental. On élit justement des gens pour s’occuper de ça mais on dirait que le travail ne se fait pas. Je pense que ça serait d’agir en gérant d’estrade que de dire qu’il faut couper ceci ou celà. Il y a aussi tout le problème des coupes symboliques qui appaisent le peuple mais qui sont des erreurs monumentales et coûteuses. Comme Jean Chrétien qui s’est fait élire en 1993 sur la promesse d’annuler le contrat des hélicoptères dont nous avions pourtant besoin. Nous avons payés des frais de bris de contrat de plusieurs millions, sans compter ce qui avait déjà été investi. Ce fût une pure perte. Que s’est-il passé par la suite? D’autres hélicoptères désuètes se sont écrasées, des gens sont morts et les libéraux se sont rendus à l’évidence qu’il nous en fallait de nouvelles et les ont commandées. Helloooooo?????

    Je pense qu’une solution qui aurait été assez simple, mais qui n’aurait pas été populaire, aurait été de récupérer les 2% de la baisse de la TPS.

  30. le 26 sept 2009 à 18:24 Benoit

    Ah! Vous en voulez une solution pour récupérer des milliards?

    Je commencerais par suspendre les prestations de retraite des « snow birds » qui passent 6 mois par année en Floride et qui par le fait même, privent l’État de revenus en taxes de consommation et d’activités économiques. Ces gens-là se sont enrichis grâce à l’État providence durant les bonnes années. Maintenant, ils écoulent leur retraite loin du Québec, là où pourtant ils pourraient stimuler l’économie d’ici.

    Ça serait la moindre des choses que ceux qui vivent grâce à mes contributions au RRQ se donnent la peine de dépenser chez nous l’argent que je leur donne afin de faire travailler des jeunes d’ici. Donnez au suivant qu’il disait…

    S’ils ont les moyens de s’exiler 6 mois par année, c’est parce qu’ils n’ont pas besoin de leurs pensions. Autre mesure, je ne rembourserais pas les frais médicaux encourus à l’étranger par nos « snow birds ». Il y a des assurances privées pour ça et ce n’est pas à l’État québécois d’assumer leur mode de vie. S’ils veulent des services médicaux, qu’ils les obtiennent dans la province chez eux et non à l’extérieur.

    Je vous trouve une autre idée sous peu…

    Salutations,

  31. le 26 sept 2009 à 23:08 Gilles

    Pendant que Benoît cherche des idées à soumettre à monsieur Aubin, j’en ai trouvé une autre pour mettre dans le carquois de ce dernier:

    Dans la série intitulée comment récuprer des milliards les moyens sont infinis pour peu qu’on active nos méninges. Ainsi, les baby boomers ont commme on le sait amassé des REER.

    Je propose que les prestations provenant des fonds de retraite privé et publics soient réduits d’une somme équivalente des REER chaque fois qu’ils sont encaissés par les retraités.

    Par exemple, quand à partir de l’âge de soixante onze ans bien sonnés je devrai commencer à décaisser mes REER, ma pension de retraite serait réuite automatiquement d’une somme équivalente.

    Pas beau ça monsieur Aubin? Et une autre belle façon de faire participer tout le monde à l’enrichissement collectif.

    Et je suis certain que si nous continuons à réfléchir, on trouvera d’autres belles idées comme celle-là.

  32. le 27 sept 2009 à 8:24 Francois Aubin

    à Gilles

    Oublier cela car nos bons syndicats vont tout faire pour qu’on ne touche pas aux magnifiques retraites dorés qu’ils se sont pays avec la carte de crédit. Regarder la crise de la RRQ, ils sont prêt à augmenter les cotisations mais surtout pas augmenter l’âge de la retraite et diminuer les prestations!. Résultat: Ma génération payera 15-20 % du chèque de paye à la RRQ alors que ceux qui en profitent actuellement payaient 4 %. Une personne née dans les années 80 payera 200 000 $ d’impôts de plus que ce qu’elle recevra de service dans sa vie! C’est maintenant qu’il faut trouver l’argent parce que c’est les baby-boomers qui doivent payer tout simplement. Mais on rêve en couleur, on va atteindre 10-15 ans comme ça tous les baby-boomers auront leur retraite doré et militeront à temps plein pour ne rien perdre de ce qu’ils ont volé à leur enfants!!!
    Ne toucher pas à nos acquis So So So Solidarité!

  33. le 27 sept 2009 à 9:19 Benoit

    Voici une autre idée:

    Le régime d’assurance médicaments est déficitaire. Pourquoi est-ce que le Gouvernement a autorisé les compagnies d’assurances privées à offrir de l’assurance médicament?

    Tous les Québécois devraient souscrire à un seul régime et ça serait le public. Pourquoi? Tout simplement parce que pour l’instant, le Gouvernement se ramasse avec presque tous les cas lourds d’assurés. Je m’explique: Si vous avez un bon emploi chez un bon employeur, vous devrez prendre votre assurance chez l’assureur de votre employeur. Or, il y a de bonne chance que si vous occupez un tel emploi que vous soyez en assez bonne santé et que vous ne consommez pas de médicament. Si l’État regroupait tous les Québécois, le risque serait réparti sur plus de monde et comme par hasard ce monde-là est en meilleure santé.

    Je vous en sort d’autres idées très bientôt…

  34. le 27 sept 2009 à 14:15 marie louise t.

    Chaque contribuable devrait etre en mesure D’aider le gouvernement soit avec les impots, les taxes, un ticket modérateur,.. le gouvernemnt doit aller chercher les argents qu’il lui faut pour maintenir les services,les soins, et chaque personne peut aider . je suis aidante-naturelle auprès de ma mère qui a 92 ans et qui fait de la sénilité, elle demeure chez elle,j’ai 67 ans,je retire ma pension de vieillesse et ma rente du Québec, j’ai travaillé pendant 50 ans, j’ai pris ma retraite pour venir rester avec ma mère, ce que je fais, permet d,économiser beaucoup d’argent au gouvernement , ..c,est une manière pour moi d’aider le gouvernement à économiser de l,argent car une personne étrangère qui viendrait faire le  »travail » que je fais recevrais entre 10,00$ et 15 .00$ de l’heure , les aidants naturels sont au services de leurs parents et enfants malades 7jrs /7 -24h/24,,et nous n’avons pas beaucoup de moyens, il y a les crédits d,impots mais,il faut avoir-recevoir un salaire, et comme nous n,avons pas de salaire et que nous nous occupons d’une personne de notre famille ,on ne peut rien demander quand on fait notre rapport d’impot,on paie des taxes comme tout le monde,on paie des impots,itou, et en faisant cela nous aidons le gouvernement,,si les gens qui sont sur le BES depuis quelque temps . se décidaient de faire un effort pour retourner dans le milieu du travail cela aiderait aussi le gouvernement,il faudrait augmenter le salaire minimum, les prestations de derniers recours seraient données vraiment en derniers recours pas automatiquement ou presque à chaque jeune de plus de 18 ans,,les personnes aptes à travailler devraient etre obligées de se trouver un travail, les personnes qui sont au chomage à la suite de fermetures d,usines devraient etre encouragés à retourner se perfectionner pour avoir un meilleur métier, je l,ai fait à 45 ans, et le travail que j,ai trouvé demandait un secondaire 5 et il fallait pouvoir s,exprimer en anglais et comprendre quand il fallait recevoir des marchandises qui venaient des USA et aussi quand il fallait rédiger les bons d’achats du S-R dans un entrepot,, si chaque personne avait à coeur le mieux etre de ses concitoyens et peut -_etre etre moins égoiste, il n’est pas nécessairement d,avoir le dernier gadget électronique , on peut accepter de pâyer un petit 2.00$ de ticket modérateur,un petit péage est aussi à considérer pour l,entretien de nos routes,etc etc les gens de par chez nous pensent que tout est gratis et que les prestations et les services ne coutent rien, il faudrait envoyer une facture aux gens qui se servent d,un service quelconque—-garderie,hopital,médecin,congé de maternité-paternité, urgences,ambulances,écoles-cegeps,etc etc tout ce qui peut nous sembler gratuit mais que le gouvernement doit fournir de l,argent pour maintenir ces services, le gouvernement , c’est nous tous qui payons des taxes, des impots,et il faut voir pourquoi nous payons le gouvernement,, on fait un budget pour savoir à quelle place passe notre argent, et quand on n’arrive pas à boucler le budget ,on laisse tomber les choses qui ne sont essentielles, le gouvernement ne peut pas laisser tomber quoi que ce soit mais il a quand meme besoin d’argent,, peu importe quel gouvernement est au pouvoir cela va etre la meme chose,,il faut aller chercher de l’argent là ou il se trouve,,augmenter la tvq est un moyen ,,,,merci..

  35. le 27 sept 2009 à 18:13 Benoit

    Une autre idée…

    À quand l’installation généralisée de radar photos partout où il y a une problématique? Personne n’en veut parce que tout le monde dépasse les limites de vitesse fréquemment et personne n’aime se faire prendre en défaut. Sauf qu’à un moment donné, quand les campagnes de publicité et les amendes ne fonctionne plus…

    La réalité c’est que les limites de vitesse actuelles sont trop basses. 70km/h sur la Métropolitaine ou sur Décarie est une abérration. Tout le monde fait du 100km/h sous le nez de la police et c’est un secret de polichinelle à l’effet que c’est totalement T-O-L-É-R-É. Le 30 km/h dans les quartiers résidentiels est une autre absurdité. Avez-vous déjà circulé à 30km/h? C’est la vitesse d’une personne au pas de course. Franchement. Le problème avec les limites de vitesse c’est que tout le monde sait que la police tolère un léger dépassement et que le secret pour ne pas se faire prendre est de ne pas rouler plus vite que le traffic.

    Je pense qu’on devrait augmenter légèrement les limites pour qu’elles soient conformes à l’environnement, le type de route, etc. Ensuite, c’est tolérance 0. Si vous vous faîtes prendre à 52km/h dans une zone de 50km/h, désolé mais c’est une contravention! Ça aurait au moins le mérite d’être honnête et pas hypocrite comme ce l’est maintenant. Les règles doivent être claires et non floues.

    Les photo-radars auraient l’avantage de sauver des vies, de réduire la tentation des chauffards de se comporter en meurtrier sur roues et de réduire le nombre d’accidents qui coûte cher à la société en frais de santé, en indemnités et en perte de capital humain.

    Ensuite, faire passer le permis de conduire de 16 ans à 18 ans. Ce groupe d’âge est sureprésenté dans les statistiques d’accidents et réduirait considérablement les coûts d’assurance automobile que nous devons tous assumer. J’en vois déjà se plaindre qu’ils ne pourront plus aller travailler et gna-gna. Qu’ils prennent l’autobus comme tout le monde où qu’ils continuent d’aller à l’école jusqu’à ce qu’ils aient 18 ans! Il est où le problème?

    Dernière chose sur l’automobile: Que le coût d’immatriculation d’un véhicule soit en lien avec sa cylindrée, son gabarit ou son type. Pourquoi quelqu’un qui conduit une Toyota Yaris devrait payer le même prix que ceux qui conduisent un Hummer? S’ils peuvent se payer un Hummer, ils peuvent prendre une plus grosse quote-part pour assurer leur mastodonte qui défoncera et tuera tout le monde dans la voiture qu’ils emboutieront!

    Les véhicules typiquement récréatifs qui ne servent à rien d’autres que divertir leurs propriétaires comme les motomarines, les motoneiges et les motos hors-route devraient payer davantage. Je ne connais pas les statistiques, peut-être qu’ils ne coûtent pas cher à la société mais quelqu’un qui peut se payer une motoneige de 15000$ avec remorque et tout le bataclan est capable de se payer une immatriculation plus chère. Pour l’instant, c’est 93$ pour immatriculer une motoneige… Je pense que 250$ ou même 300$ par année serait dans l’ordre des choses. Ce sont des mordus et ils payeront quand même en rouspétant un peu.

    D’autres idées à venir bientôt…

  36. le 27 sept 2009 à 20:56 jcpomerleau

    Les libéraux nous font revivre le scénario des années 90, mais en pire.

    Quand le PLQ a quitté le pouvoir en 1994, Daniel Johnson Jr nous avait produit 3 déficits d’environs 6 milliards chaque années. On aura mis des années de sacrifices pour ramener le déficit à zéro et la croissance à 4,2 % (2002).

    En 2003 Charest s’est fait élire sous de fausses promesses d’une baisse d’impôt d’un milliard par année (validée par des « experts »).

    Lors de la dernière élection Charest et madame la sacoche sont venu nous dire ,read my lips: NO DEFICIT. En fait Charest avait précipiter cette élection pour échapper a son bilan: le plus désastreux de notre histoire. Tout cette manoeuvre sans qu’aucun analystes ne revienne sur la fraude historique.Nous sommes une méchante gagne de gorlos.

    La clique libéral au pouvoir est le symptôme de notre démission collective et on a le bilan qui vient avec (outre le déficit, le Québec a perdu des dizaines de milliards sous le gouvernement Charest, si vous ne le savez pas cela en dit long sur le travail de la médiacratie) .

    Charest au pouvoir est un désastre et c’est avec cette clique que l’on devra faire face à un défie historique qui se pose à NOUS.

  37. le 28 sept 2009 à 7:59 marilou

    Bonjour, je viens de jeter un bref coup d,oeil sur le site de la statistique Québec, on en apprend des choses sur ce site, autant du point de vue démographique, du recensement de 2006, et aussi toutes les enquetes-recherches-études sur la population, la santé, etc etc. il y a meme des offres d »emplois pour ceux qui veulent y faire un métier, on y apprend entre autres, qu’il y a ,dans la tranche des 15/24 ans (235 690 ) dans la tranche des 25/44 ans ( 570 9000 plus que dans celle des 45/66 ans(,BB)(495 110) , les 65 et plus ( 286 560),et ce juste pour la région 6-Montréal.. on peut aussi savoir le % de chomeurs, et de ceux qui ne gagnent pas beaucoup..ce site nous donne toute l’information au sujet des gens du Québec,,il y a plein de tableaux selon l,age, le sexe, la région administrative,etc etc , bonne journée

  38. le 28 sept 2009 à 9:40 ClaudeB

    À tous les partisans de hausser les cotisations des services gouvernementaux, je vous rappellerai respectueusement que si je suis endetté, je couperai dans mes dépenses, pas l’inverse.

    La différence entre le gouvernement et moi, c’est que lui a le choix de venir piger encore plus dans mes poches, choix que moi, je n’ai pas.

    Si nous sommes à ce point endettés, comme société, c’est que notre bon gouvernement dépense sans compter et n’a absolument aucun contrôle sur sa taille et sur ses dépenses.

    Nous avons, au Québec, beaucoup trop de structures administratives de toutes sortes et aucun ménage n’est jamais fait.

    Ce que vous semblez oublier ou choisissez d’oublier, c’est que nous payons déja beaucoup trop cher pour les services qui nous sont rendus et que toute augmentation de tarifs ne fera qu’augmenter, encore plus, la taille de l’état.

    L’oeuf et la poule.

  39. le 28 sept 2009 à 12:03 Un Québec de Droite

    Je pense, qu’il n’y a aucun problème d’augmenter les tarifs en fonction du prix réel, par contre va-t-on réduire les impôts en conséquence, j’en doute fort, on va se retrouver avec les impôts les plus régressifs de l’Amérique avec des couts réels de service.

    Par contre, vous n’avez jamais mentionné de réduire les dépenses, on dirait que c’est un mot allergique à tous anciens politiciens.

    Car si je réduis les dépenses, je pourrais aussi réduire leur fonds de pension en régime de prestations déterminées en prestations fixes, ainsi on ne saura pas obligé d’assumer 76 milliards de déficits actuariels, ou tout simplement de mettre au même niveau leur fond de pension à celui du RRQ, ce qui serait équitable pour le secteur privé.

    Puisque nous avons 30% trop de fonctionnaire par rapport à la moyenne canadienne, appliquons ce même standard, on sauverait 10 milliards.

    On dirait au Québec, que le mot ‘réduction des dépenses’, n’existe pas dans leur dictionnaire.

  40. le 28 sept 2009 à 14:32 daveyy

    @M. Facal,

    Est-ce que la règle de 5 interventions par sujet s’applique toujours ? Peut-être pourriez-vous en informer Benoit qui en est dèjà rendu à 8 et est parti pour la gloire avec un paquet d’idées farfelues pour économiser de l’argent aux pauvres et faire payer les riches (encore).

    Sa dernière connerie, augmenter la limite de vitesse sur le Métropolitain, une route archi-achalandaée, sans accotement avec des rampes d’entrée et de sortie qui mesurent à peine 50 m. Sa logique « tout le monde circule à 100 kmh !

    Avec une logique comme ça on décrète la bière gratuite sous prétexte qu’il s’en consommera beaucoup plus ! pensons aux taxes ???

    S’il est aussi expert en énergie qu’en circulation automobile, peut-être pourrait-il nous expliquer comment un monopole d’état peut offrir les meilleures conditions de travail qui existent au Québec, pendant que ses actionnaires se chicannent sur ses tarifs ?

  41. le 28 sept 2009 à 16:14 daveyy

    Dès que quelqu’un traite de néo-libéral celui qui contredit son argument sans pour autant y répondre logiquement, je commence à soupçonner cette personne de mauvaise foi. C’est un peu comme s’il me répondait: « Hitler avait un chien, toi tu as un chien…je ne sais pas si tu maltraites ton chien mais… »

    Les néo-libéraux sont pour une augmentation des tarif électriques, …donc par définition ces augmentations doivent nécessairement faire partie d’un immense complot de la droite pour … (complétez la phrase) . Encourager l’économie d’énergie ? M. Benoit appelle cela une idée absurde qui ne fait que camoufler une hausse d’impôts pour les plus pauvres. Les pauvres paient aussi la TPS/TVQ et reçoivent un remboursement.

    « N’importe quel économiste vous dira qu’il y a là une richesse qui n’est pas correctement exploitée et que cette ressource peut être vendue beaucoup plus chère qu’elle ne l’est actuellement. Soit, mais pourquoi s’acharner sur l’électricité? On pourrait tout aussi bien augmenter les impôts, les immatriculations ou bien d’autres services gouvernementaux » Benoit

    euh.. les impôts, les immatriculations et les services gouvernementaux ne sont pas des richesses mal exploitées, il n’y pas des milliards de dollars investis dans les plaques d’immatriculation comme dans notre réseau hydraulique. Ces investissements massifs doivent rapporter un bénifice aux citoyens. Prétendre que tout le bénifice devrait être retourné aux consommateurs sous forme de tarifs est une incitation au gaspillage que malheureusement notre société n’a plus les moyens de se payer.

    Tiens une autre bonne idée pour Benoit, puisqu’il semble aimer les orranges.

    L’alimentation est un besoin de toute première nécessité pour l’être humain. Et bien tout ce secteur, depuis les agriculteurs, les transformateurs jusqu’aux ventes au détail relèvent du secteur privé. Nationalisons tout cela au plus vite, c’est inacceptable qu’un Métro fasse un profit sur le dos du pauvre. NB ça déjà été essayé en URSS, ça pas marché. Ça a causé des famines en Chine.

  42. le 28 sept 2009 à 16:41 Un Québec de Droite

    Commentaire d’un de vos collègues, qui m’a bien fait sourire!

    «Mme Carbonneau appuie naturellement le choix des libéraux, même si l’adoption du projet de loi pro-déficit a nécessité un bâillon court-circuitant le processus démocratique. C’est qu’au-delà des grands principes démocratiques, habituellement si chers aux leaders syndicaux, il y a une réalité toute simple : en se débarrassant de l’obligation de maintenir l’équilibre budgétaire durant cinq ans, les syndiqués de la CSN et des autres centrales sont en quelque sorte à l’abri de réductions importantes dans les dépenses de l’État.

    À l’approche de cruciales négociations sur le renouvellement des conventions collectives du secteur public, cela rend davantage possible le maintien des privilèges actuels et les augmentations salariales espérées par les employés de l’État.»

    Le monde à l’envers, Michel Hébert, 26/09/2009

  43. le 28 sept 2009 à 17:49 Benoit

    @ClaudeB

    Je suis bien d’accord avec l’idée que le Gouvernement comprime ses dépenses mais en tant que citoyen, je ne vois pas comment on pourrait suggérer des compressions dans l’appareil gouvernemental sans agir en gérant d’estrade. À moins d’y travailler directement, que valent sérieusement les suggestions de la population?

    Faudrait peut-être commencer par élire un Gouvernement qui nous aura fait la promesse de voir au problème plutôt que d’élire quelqu’un qui promet aucun déficit ni hausses d’impôts.

    @Daveyy
    Je dénonce simplement les limites de vitesse qui sont dans les faits irréalistes. Je n’ai pas dis de faire du 100km/h sur la Métropolitaine. J’ai simplement constaté que tout le monde fait 100 et que la police ne bouge pas. Peut-être qu’une limite à 80km/h ou 85km/h appliquée avec rigueur serait plus raisonnable. Il en résulterait d’une baisse de vitesse réelle de 15 ou 20 km/h et la situation serait plus sécuritaire que maintenant à 100km/h. Qui s’en plaindrait?

    Avoir des idées néolibérales n’est pas une maladie honteuse et n’est pas une insulte non plus. Si vous voulez en savoir plus, lisez Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme). Les politiques néolibérales ont connues une progression constante aux cours des 20-25 dernières années. Ne venez pas me dire que la crise économique que nous vivons maintenant est le résultat du hasard. C’est simplement le résultat d’une absence de règles tel que pronée par la plus pure pensée néolibérale. La crise actuelle est la consécration de ce laissez-aller (plus particulièrement aux ÉU). Rien de plus, rien de moins.

    Je ne vois rien dans votre argumentation qui relève des erreurs factuelles dans ma logique. Je ne prétend pas posséder la vérité, peut-être que je me trompe aussi mais jusqu’à maintenant, personne n’a réussi à me faire la démonstration qu’une hausse des tarifs d’électricité est une chose nécessaire. Si quelqu’un arrive à me faire une telle démonstration avec objectivité et qu’elle ne soit pas entachée des principes sacro-saints de la go-gauche ou de la droite, je change de camp immédiatement! J’attends toujours…

  44. le 28 sept 2009 à 20:10 bechar

    Bravo, monsieur le sioniste pour votre article d’aujourd’hui. Je me demande combien tes maitres, du lobby sionite, te payent pour écrire de telles inepties.
    C’est vrai que té un petit chien qui répète mot à mot ce que les néocons te déguelent.

  45. le 28 sept 2009 à 20:18 bechar

    Il s’agissait de l’article paru dans le journal de Québec.

  46. le 28 sept 2009 à 20:37 MV

    En fait, la vérité est de dire que M. Facal a droit à son opinion qu’il appuie justement sur des données.

    Voici l’article en question:

    Plusieurs chefs d’État viennent de s’adresser au monde à l’occasion de la 64e Assemblée générale de l’ONU. Quand les pires dictateurs de la planète veulent faire la morale aux démocraties, on peut toujours compter sur l’ONU pour leur offrir une tribune de rêve.

    Les buts proclamés de l’ONU sont d’oeuvrer à la sécurité, à la paix, au développement et à l’avancement des droits de l’homme. À la lumière des résultats, force est de conclure que le seul mérite de cette organisation est que les choses seraient sans doute pires si elle n’existait pas.

    L’ONU est indiscutablement un monument à l’incompétence, à l’hypocrisie et à la mauvaise foi. Ceux qui la défendent doivent admettre qu’ils défendent ses idéaux et non la réalité onusienne.

    Tout a été dit sur sa bureaucratie obèse et sa corruption endémique. La liste est longue aussi des massacres et des génocides auxquels elle a assisté en restant les bras croisés : Rwanda, Srebrenica, Darfour et tant d’autres.

    La grande spécialité de l’ONU est cependant de renverser de façon orwellienne la réalité: les agresseurs y deviennent souvent les procureurs et les agressés sont transformés en accusés. Lisez jusqu’au bout les chiffres suivants.

    La guerre qui a fait rage au Congo entre 1998 et 2003 aurait fait autour de 4 millions de victimes. Elle a fait l’objet de 56 motions en bonne et due forme dans les diverses instances onusiennes.

    La guerre civile qui sévit au Soudan depuis 1983 a fait périr environ 1,3 million de personnes, mais elle n’a suscité que 14 motions à l’ONU. Les Africains peuvent se massacrer dans l’indifférence la plus complète du reste du monde.

    Le conflit israélo-palestinien, lui, aurait fait environ 7000 morts entre 2000 et aujourd’hui. Mais, Israël a été l’objet de 249 motions de condamnation à l’ONU! N’y a-t-il pas là comme une scandaleuse disproportion ? Oui, je sais, c’est une sorte de comptabilité macabre. Toutes les morts sont également tragiques.

    Obsession

    Ce que je veux illustrer, c’est que l’ONU est d’une superbe efficacité pour travailler à plein régime à condamner Israël. Elle y consacre des ressources, des énergies et un temps si disproportionné par rapport aux autres conflits dans le monde qu’il faut conclure à l’obsession anti-israélienne.

    Manipulation

    Cela s’explique aisément. Les États arabes, dont pas un seul n’est une démocratie, se fichent totalement des Palestiniens, qu’ils manipulent cyniquement. Mais, ils ont compris depuis longtemps qu’en faisant d’Israël le bouc émissaire de tout ce qui va mal au Moyen-Orient, ils peuvent plus facilement justifier la répression de leurs propres peuples.

    Le reste des membres de l’ONU est aussi constitué d’une majorité d’États non démocratiques. Pour eux, condamner Israël, c’est, à travers lui, condamner les États-Unis et l’Occident, et justifier ainsi leur propre turpitude. On réunit donc sans peine une majorité pour voter des condamnations.

    Israël a évidemment ses torts. Les colonies de peuplement sont de la pure provocation. Mais, il faut se lever de bonne heure pour expliquer en quoi l’État hébreu est responsable de la pauvreté, de l’absence de liberté, de l’ignorance, de l’obscurantisme et du mépris des femmes qui sévissent dans les pays voisins.

    Je poursuis dans deux jours.

  47. le 29 sept 2009 à 9:46 ClaudeB

    @Benoit

    « Je suis bien d’accord avec l’idée que le Gouvernement comprime ses dépenses mais en tant que citoyen, je ne vois pas comment on pourrait suggérer des compressions dans l’appareil gouvernemental sans agir en gérant d’estrade. À moins d’y travailler directement, que valent sérieusement les suggestions de la population? »

    Vous savez, il ne sagit pas de suggérer des coupures mais plutôt de les exiger et de les exiger plus fort que ceux qui demandent l’inverse.

    Je prend pour exemple tous les organismes d’aide à çi et à ça qui se retrouvent en double et en triple et qui ne servent, concrètement, qu’a fournir du travail aux administrateurs de ces organismes.

    Il est nécessaire que la population se fasse entendre autant que les groupes de pression minoritaires qui en demandent toujours plus.

    Ce n’est qu’une question d’équité envers la population qui paye pour tout et pas une question de gestion d’estrade.

    Les étudiants demandent l’accès aux transports en communs gratuits, on subventionne la culture à fond de train (en passant, je n’ai jamais vu d’assistés social assister à un concert de l’orchestre symphonique). Qui paye pour ça? Et à qui ça profite vraiment?

    La dernière nouvelle c’est qu’Hydro augmentera ses tarifs, encore. OK, pas de problème avec ça dans la mesure ou j’ai un contrôle sur ce que je consomme et il me reviens, à moi, de choisir si je consomme plus ou moins.

    Mais je ne veux plus, comme automobiliste, qu’on me surtaxe, encore et encore et qu’on ne me donne pas les services et infrastructures pour lesquels je paie.

    J’exige de notre gouvernement qu’il cesse le gaspillage au sein de sa structure, par respect pour nous payeurs. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Un fonctionnaire qui gaspille l’argent des contribuables devrait pouvoir être congédié sur le champ. Vous verriez que l’état des finances du gouvernement s’améliorerait de façon spectaculaire.

  48. le 29 sept 2009 à 12:57 Gilles

    Ça va mal en maudit je recommence à être d’accord avec Claude. Je voudrais néanmoins Claude si vous le permettez juste mettre un petit bémol sur la portée de votre couplet.

    Sur celui-ci quand vous écrivez «Je prend pour exemple tous les organismes d’aide à çi et à ça qui se retrouvent en double et en triple et qui ne servent, concrètement, qu’a fournir du travail aux administrateurs de ces organismes.»

    Sur la conclusion je suis parfaitement d’accord. Mais pas sur l’existence comme tel d’organismes d’aide.

    J’attribuerais plutôt l’impertinence à un ensemble d’organismes dits à vocation horizontale. Qui ne gèrent pas de services à la population, qui se spécialisent dans le discours, les positins redondantes, les politiques vides.

    Je vais vous donner l’exemple d’un organisme qui a environ 125 employés et qui est constitué de la façon suivante: un conseil d’administration composé d’une vingtaine de fonctionnaires représentants autant de ministères et organismes publics (généralement des professinnels sans mandat autre que la représentation et sans pouvoir réel sur le ministère ou l’organisme qu’ils représentent, et représentant un sous-ministre qui ne siège jamais au conseil…) des représentants de la clientèle visée nommés par le gouvernements (selon leur affiliation politique et sans représentativité quelconque du milieu qu’ils prétendent représenter), et là le bal se poursuit :

    Une direction générale, une direction générale adjointe, le tout avec cabinet, trois avocats (sans contentieux, sans que l’organisme plaide en cour…), 2 ou trois conseillers spéciaux avec statut de professionnels dits d’emploi supérieur, des techniciens et des secrétaires.

    Et après, bien une foule d’autres fonctionnaires, techniciens et professionnels, dont l’immense majorité (85%) n’est pas en contact avec la clientèle. Jamais.

    Bref une organisation dont l’essentiel des activités tourne autour de sa vie propre. C’est un exemple réel. Histoire vraie comme on dirait à la télé.

    Ça ça me dérange Claude, pas les organismes qui viennent en aide aux citoyens.

    Il y a quelques années quand il était ministre, monsieur Facal avait fait un exercice global de l’appareil gouvernemental afin de distinguer l’essentiel de l’accessoire. Il devait suggérer des réamnagements, voire des réductions, pour soulager la fonction publique des organismes et des fonctions qui n’étaient pas nécessaires.

    Sur cet organisme précisément dont à l’époque la plupart des employés savaient et même dans plusieurs cas souhaitaient que le ménage soit entrepris, monsieur Facal a déclaré que son rôle était essentiel… Et dans trois lignes l’a perpétué.

    Ça me fait bien rire quand j’entends toutes ces voix crier au meurtre et vouloir couper dans les dépenses publiques. Parce que je suis persuadé que la plupart des gens ont une idée tronquée de la réalité de la fonction publique.

    Tout ce à quoi ils pensent, c’est qu’il y a des hordes de fonctionnaires qui se pognent le moine, si vous me permettez la trivialité.

    La réalité est autre. Les gens ne savent pas, et ne comprennent pas que le problème de la fonctionn publique ce n’est pas l’existence des fonctionnaires en soi. C’est la façon dont c’est géré.

    Ils ne savent pas que la notion d’imputabilité est une farce, parce que le système de reddition de compte est inopérant.

    Et les dirigeants d’organismes et de ministères ont la voie libre pour faire n’importe quoi, dont de gonfler leur jabot à l’infini, de se prendre au sérieux, et de gérer exactement comme dans une république de bananes.

    Couper dans la fonctin publique, d’accord. Mais couper au bon endroit. Par exemple, dans ce que vous appelez probablement «l’overhead»

    Mais ça ce n’est pas gagné d’avance. Si vous demandez aux poulets s’il faut poursuivre la production de poulet de grill ou se lancer dans celle des oeufs, qu’est-ce que les poulets vont répondre selon vous?

  49. le 29 sept 2009 à 13:36 Gilles B

    @ Benoit,

    Bien d’accord avec ce que vous dites. À moitié pour vos suggestions de revenus additionnels par contre.

    Je pense que le manque de revenus de l’état découle du manque de vision à long terme. Vous vous souvenez du débat électoral de 2003? Dumont avait l’accent sur l’économie d’énergie plutôt que de construire un barrage couteux sur la Romaine. Je n’aime pas Dumont mais il avait raison à 100% là-dessus.

    Au lieu de construire ce barrage, si le gouvernement avait converti tout ses bâtiments et subventionné le commercial pour se convertir à la géothermie, nous aurions déjà un bon bout du chemin de fait et en plus des chantiers pour faire travailler le monde pendant un certain temps.

    Obliger les propriétaires a offrir des loyer isolés contre le froid efficacement à leurs locataires. Les locataires payent une forte partie de leur revenus sur le chauffage électrique et ils n’ont aucun contrôle pour rendre leur environnement plus efficace énergiquement parlant.

    Ce ne sont que des exemple parmi tant d’autres que j’ai ramené rapidement sur le tapis. Il y en a des tonnes comme ça, éolienne, panneau solaire, ect… Ça aurait pris quelques années pour en constater les bénéfices mais il en sera de même pour la Romaine.

    Rien n’a été fait pour l’eau en bouteille et on veut encore fouiller dans nos poches. Pourquoi respecter le libre-échange alors que les USA ne le font pas?

    Soyons dans le protectionnisme ou contournons les règles nous aussi. Le bois d’oeuvre ne se vend pas, pourquoi les ébénistes et fabriquants de meubles du québec ne pourrait pas en tirer profit et créer de l’emplois ici plutôt que de consommer des meubles chinois et de voir notre industrie s’anéantir?

    Pourquoi ne pas construire des maisons en kit clé en main à un prix compétitif pour exporter à l’étranger plutôt que de faire de vulgaires 2X4 qui pourrissent dans le nord? Même chose pour notre agriculture…

    C’est sur que c’est bien plus simple de hausser les tarifs et de ne rien tenter pour s’en sortir…

    Le revenu moyen d’une famille est de 45 000$, celui d’un individu autour 25 000$ et certains pensent qu’il reste encore du gras autour de l’os!

    Je gagnais 30 000$ par année en 1987 pour un emploi très ordinaire et après deux retours aux études je gagne exactement la même chose avec des dépenses obligatoires de fous en plus du prêt étudiant de 14 000$ que j’ai remboursé pendant dix ans et ce n’est pas assez? Y en a marre!

    Ceci dit continuez vos interventions Mr Benoit, elle sont pleines de bon sens et respectueuses que les gens soient d’accord ou non. Merci!

  50. le 29 sept 2009 à 14:01 ClaudeB

    @ gilles

    « Bref une organisation dont l’essentiel des activités tourne autour de sa vie propre. C’est un exemple réel. Histoire vraie comme on dirait à la télé.
    Ça ça me dérange Claude, pas les organismes qui viennent en aide aux citoyens. »

    Ah ben maudit… On est d’accord… Il doit y avoir de l’espoir finalement.

    Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté…