Articles
Commentaires

Les deux lièvres

Excusez-moi d’abord pour les petits problèmes techniques qui ne permettaient pas à vos commentaires de me parvenir. Je crois que c’est réglé. Revenons donc à nos moutons.

Face à des libéraux qui entreprennent un troisième mandat en plein ralentissement économique, quelle doit être la stratégie du Parti Québécois ?

Le choix d’une stratégie dépend toujours de l’objectif visé. Le PQ aspire-t-il d’abord et avant tout à prendre le pouvoir ou veut-il relancer le combat souverainiste ?

Jusqu’à un certain point, les deux sont évidemment liés : il faut obligatoirement prendre le pouvoir pour tenir un référendum. Mais dans les faits, il faut forcément prioriser l’un ou l’autre. On sait ce qui arrive quand on chasse deux lièvres à la fois. Entre 1989 et sa prise du pouvoir en 1994, Jacques Parizeau était parfaitement clair sur sa priorité.

La question cruciale est donc la suivante : faut-il mettre la souveraineté au-dessus de tout, ou, sans y renoncer, la mettre plutôt au second plan ?                                                               

Si le PQ veut prioritairement déloger les libéraux, la stratégie est connue : fédérer les mécontents, ne pas trop gaffer, talonner le gouvernement quotidiennement et miser sur l’usure du pouvoir. Logiquement, cela devrait suffire.

Cela pose cependant un gros problème. Bien des souverainistes resteront chez eux le jour du vote : un résultat électoral inférieur à 45 % exclut évidemment un référendum et, en-deçà de 40%, même des réformes le moindrement ambitieuses seraient impossibles.

Chose sûre, la preuve est maintenant faite qu’être au pouvoir ne fait pas grimper l’appui à la souveraineté. La gouvernance est si accaparante qu’il n’y a plus de temps pour rien d’autre, et elle fait forcément des mécontents, ce qui nuit à l’option.

Voilà pourquoi la promotion de la souveraineté se fait pour l’essentiel dans l’opposition. Et un référendum, à supposer qu’il soit possible, se fait forcément en début de mandat.

Prioriser la souveraineté est évidemment un choix plus risqué. Les libéraux n’auront pas à chercher bien loin leur discours. C’est pourtant le meilleur choix stratégique pour les souverainistes.

D’abord, il redonne espoir à des centaines de milliers de personnes présentement défaitistes et que la perspective d’une gouvernance provinciale laisse parfaitement indifférentes.

Prioriser la souveraineté rend aussi plus facile de gérer les inévitables tensions au sein du PQ sur les enjeux économiques et sociaux. Le PQ est en effet une coalition contre-nature qui ne tient ensemble que si la souveraineté sert de ciment unificateur crédible.

Pourquoi, se diront des tas de gens, rester fidèles au PQ s’il n’existe plus que pour s’échanger périodiquement avec les libéraux un pouvoir provincial de plus en plus étriqué, rachitique et évanescent ?                                                                 

La question du Québec est en effet une affaire classée depuis longtemps dans le Canada anglais. Le Québec n’obtiendra jamais plus d’autonomie qu’il n’en a présentement. Pire, notre poids démographique chute rapidement, et donc notre influence politique. On peut maintenant gouverner le Canada avec une poignée seulement de députés québécois.

Évidemment, si le PQ décide de tout miser sur la souveraineté, il doit repenser le partage des rôles entre son aile parlementaire et une base militante qui, entre deux élections, ne fait plus rien d’autre que des campagnes de financement.

Il doit aussi commencer dès maintenant tant la cote à remonter est abrupte.

50 réponses à “Les deux lièvres”

  1. le 21 jan 2009 à 10:17 Garamond

    Bien d’accord avec vous mais ce qui m’inquiète c’est le comment de cette promotion de la Souveraineté.
    L’électorat va demander des chiffres, des preuves, de l’assurance que tout va aller bien, même en temps de crise économique, etc…
    Il y a un 40% qui est gagné d’avance, la base. Il faut donc secouer un autre 20% de l’électorat pour s’assurer des conditions gagnantes. Il faut donc concentrer les efforts sur cette masse d’indécis, influençables mais tièdes, peureux et hésitants en diable !
    Bonne chance Pauline !

  2. le 21 jan 2009 à 11:49 RenéP.

    Bonjour monsieur Facal!
    Dans un premier temps, étant donné le problème de communication produit lors du précédent sujet, j’aimerais répondre à Daveyy:

    Vous voulez que je vous précise la date de l’invasion? A vrai dire, je n’avais pas en tête une date en particulier car c’est depuis 1759 que s’est produite et se poursuit l’invasion, non seulement au plan physique (armes) mais également au plan psychologique (emploi d’une terminologie et de lois destructrices de la nation « canadienne-francaise ».
    Vous dites que ce ne sont pas les canadians qui nous ont envahis en 1759 mais les britanniques. S.V.P., ne jouez pas sur les mots. Les canadians sont des britanniques qui se sont canadianisés, les derniers poursuivant l’oeuvre commencée par les premiers.
    Vous dites qu’en 70, c’est le gouvernement du Québec qui a demandé l’armée (qui était déjà au Québec = ca change quoi?). Mais croyez-vous vraiment que Bourassa a fait une telle demande sans y être obligé? L’armée au Québec en 70 est le résultat de l’utilisation de la situation par Trudeau pour mâter le peuple québécois.

    Quant à votre affirmation moult fois répétée que le peuple québécois a décidé de rester dans le Canada, je vous réfère aux propos révélés par Jean Pelletier (le bras droit de J.Chrétien) qq jours avant sa mort alors qu’il a reconnu que considérant que le mouvement du « non » perdait le référendum par près de 8 points, le Gouvernement Chrétien a décidé de passer outre à la loi et la morale et ont pris tous les moyens (mêmes malhonnêtes et illégaux) pour renverser la situation. Ayez la franchise de reconnaître que le peuple québécois n’a pas pu se prononcer sans pression indue.

    Alors si vous croyez que je me crois subjugué c’est que vous nier la réalité des faits. Je vous souhaite donc, à mon tour, une bonne année en espérant que vous vous ouvrirez davantage l’esprit à la réalité Canada-Québec

    Pour ce qui est du sujet de la semaine, je crois, monsieur Facal, que le PQ doit non seulement faire la promotion de la souveraineté mais qu’il doit avant tout faire appel à toutes les forces de la nation, tous les universitaires, les artistes, les entrepreneurs,les travailleurs,etc… qui croient en la nécessité pour le Québec de devenir un pays parce qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour le peuple, pour qu’elles déploient toute leur énergie
    afin d’atteindre l’objectif. Il faut cesser de regarder passer le train: il faut y monter tout au long de son trajet jusqu’à son arrivée à destination. Les gens « dits ordinaires » n’attendent que les leaders, les chefs de file, se manifestent pour monter à bord.

  3. le 21 jan 2009 à 16:23 Epsilon

    Moi je suis un souverainiste défaitiste et j’en connais beaucoup d’autre. Tout ceux sous la barre des 35 ans, qui avions entre 15 et 20 au référendum de 95, très peu y crois maintenant, beaucoup quitte le quebec pour vivre à l’étranger.

    Le gros problème c’est que le discour à changer, au lieu d’être émotionnel, il est rendu statique.

    « Ottawa ci, Ottawa ça », « On va avoir X milliards de plus » blablabla

    En voulant rassuré les boomers qui maintenant ne pense qu’à la retraite tranquille et à leur soin de santé, on as oublier l’essence primaire de ce mouvement, ie: la naissance d’un état francophone qui existe en amérique depuis plus de 400 ans.

    Le fait que nous serons enfin affranchi d’une monarchie archaique, je rêve encore du jour au lorsque j’entendrai mon hymne national, je me verrai contraint de me lever et de le chanter. Encore mieux si ce sera aux Centre Bell pour voir « Le Club de Hockey le Canadien ».

    Le quebec a toujours été une étape en avance sur le reste du Canada, lorsque nous parlions de nous affranchir du UK, Henri Bourrassa s’est fait traité de tous les noms, pourtant il voulait la démocratie pour le peuple de ce pays d’amérique (Canada). La même chose avec les patriotes, les simple d’esprits n’ont de mémoire que pour Papineau et DeLorimier, mais en Ontario aussi il y avait des Patriotes. D’ailleurs, les « hardcore » souverainiste oublie souvent que le rouge sur le drapeau des patriote c’est pour les ANGLAIS qui participais à la révolte et le vert pour les IRLANDAIS.

    Mais bon, tout ça pour dire que c’est un beau rêve qui n’arrivera jamais s’il n’y pas un effet catalyseur ie: un geste vraiment méchant venant du ROC.

  4. le 21 jan 2009 à 17:20 vindictater

    Oui la souvrainté doit etre la priorité numéro un du PQ et il doit marteler le point dans chaque dossier puisque l’indépendance affecte toutes les branches de la politique. Mais le but ultime c’est de gagner le référendum et pour cela il faut obligatoirement mettre la table. Que le PQ gagne la prochaine élection avec 35%, 40% ou 45% des suffrages c’est pas important, je persiste a croire qu’il faut établir la confiance face au chef et démontrer la solidité de l’équipe en place. Avec un premier mandat de bonne gouvernance et l’atteinte de véritable surplus budgétaire, le PQ aura les outils pour convaincre les indécis et ainsi entreprendre la marche vers l’indépendance une fois pour toute. Regardons les chiffres de 1976: le PQ s’empare du pouvoir pour la premiere fois avec 41.37% des votes, il mene un excellent mandat et Lévesque gagne le statut de grand homme politique. Elections de 1981: le PQ l’emporte cette fois avec 49.26% des votes, vous allez me dire en voyant ces chiffres que l’appuie a la souvrainté a chuté de 1976 a disons 1982, impossible.

  5. le 21 jan 2009 à 17:20 Daveyy

    « Ayez la franchise de reconnaître que le peuple québécois n’a pas pu se prononcer sans pression indue. »

    Mais sur quelle planète vivez-vous au juste ?

    Pensez-vous que les Irlandais n’ont pas eu de pression lors de leur indépendance en 1919 ?

    C’est justement une faiblesse du mouvement souverainiste, dès qu’il y a un tout petit peu de pression, on abandonne par centaine de milliers et on se plaint du référendum volé. Mme Marois reconnaît qu’il y auraient des « turbulences » lors d’un Oui et elle se fait rabrouée par son propre parti et doit se rétracter.

    Si l’indépendance ne vaut pas une bonne lutte, si les appuis sont si fragiles, alors on sait dans notre for intérieur que ça ne marchera pas.

    Vous auriez aimer gagner par 0,1% du vote ? Rt après, lors de manifs monstres contre la sécession par l’autre 49,9 % vous auriez agi comment?

    Qui va négocier la division irrémédiable du Canada avec un si faible mandat ? Une déclaration unilatérale avec 50,1% n’irait nulle part, Ce serait une catastrophe pour le Québec et encore plus pour le mouvement souverainiste. Dans le fond, Pelletier vous a rendu service, votre mouvement vit encore, l’industrie de la souveraineté est là.

    Votre pleurnichage démontre le manque de sérieux du projet. Le realpolitik existe vous savez, ne pas en tenir compte est de la naïveté.

  6. le 21 jan 2009 à 22:38 Robert JY

    Un bon stratège ne révèle pas sa stratégie, il divertit. Exemple, Jean Charest. Meilleur exemple, le parti démocrate avec Barack Obama. J’écris ça pour Mme Marois.

    Jacques Parizeau n’est pas un exemple à suivre comme stratège, Il est un exemple de vertu. Il n’a pas réussi en 1995. Jean Chrétien a réussi. Avec l’aide de Jean Pelletier. La victoire est le produit d’un rapport d’intérêts et de force. Qui a écrit quelque chose comme ça ici ? Avant, je tenais cette affirmation de JRM Sauvé.

    J’ai lu du Mathieu Bock-Côté aujourd’hui. Mettons que « la souveraineté » est un buzz word autour duquel rallier une majorité d’électeurs dont les intérêts collectifs sont aussi diversifiés que le sont ceux des citoyens des Premières nations, de la deuxième, de la troisième, des autres et des prochaines. Il ne faut pas la mettre au premier plan. Il faut résoudre d’abord la question démographique. Je ne suis pas meilleur stratège que Jacques Parizeau.

    Vous dites que notre poids démographique chute rapidement. C’est là qu’il faut agir. De qui relève l’âge de droit de vote au Québec, du provincial ou du fédéral ? Sans les problèmes techniques que votre blogue a connus, nous aurions pu y lire ceci dernièrement :

    « Par ailleurs, sommes nous encore en démocratie au Québec en 2009 ? le poids politique des femmes semble réglé. Par contre, le poids politique des jeunes s’effrite inexorablement. Je n’ai pas de chiffre pour le provincial mais pour la région de Québec, de 1996 à 2021, la force électorale des 25-44 va tomber de 8,5 à 6,5. Chez les 45-64, elle va croître de 6,2 à 7,8 et chez les 65 et plus, de 3,25 à 6,55. »

    Est-ce démocratique un décalage de 20 ou 30 ans entre l’âge de force de production et de régénération d’une population et l’âge moyen de ses électeurs ? Doit-on songer au droit de vote dès la naissance pour rétablir l’équilibre. Est-ce que ça ferait sortir voter les souverainistes ?

    L’ADQ pourrait-elle se relever en mettant de l’avant une idée pareille ? Le PQ achever l’ADQ ou l’annexer ?

  7. le 22 jan 2009 à 15:21 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Au moment de la fondation de ce nouveau parti, le PQ, les membres justifiaient la raison de sa création par son objectif de réaliser la souveraineté. En ce temps, de plus en plus de gens se laissaient gagner à cette nouvelle idée politique. Cette idée de la souveraineté expliquait pourquoi il avait été jugé nécessaire qu’un autre parti existe.

    Au fil de quelques décennies, force est de constater que le parti a recruté beaucoup d’adeptes et fait élire beaucoup de candidats.

    Par ailleurs, deux échecs aux référendum sont venus dessouffler un peu l’enthousiasme des militants.

    Là, suite à tous les messages de la population pouvant être interprétés comme soit de l’indifférence, soit du rejet, soit de l’hésitation (la peur de le regretter), vis-à-vis le rêve des nègres-blancs d’Amérique, le parti se retrouve dans une situation où il ne sait plus quoi penser. On réfléchit sur les orientations à prendre et les stratégies. Quelle mission donner au PQ? Le pouvoir? Le bon gouvernement ? Le combat pour la souveraineté ? On va même jusqu’à remettre en question le grand objectif originel, la souveraineté. C’est sérieux ça !

    Qui dans le parti cogitent et s’expriment sur ces questions? Ce sont les membres (de la droite à la gauche), les penseurs (y compris par extension les gens affiliés à des organismes-frères comme IPSO, le Bloc), les stratèges-analystes, les députés, la chèfe et les cliques (dont celle de la chèfe).

    Ce que vous avez écrit dans votre chronique donne des pistes qui résument bien les choix à faire.

    Mais ce ne sera jamais facile pour tous ces gens du parti d’en arriver à un consensus – il y a autant de débats que de points de vue !!!

    Une chose est certaine, l’objectif de souveraineté sera conservé à cause du marché captif. En effet, le vrai souverainiste votera toujours PQ, alors il ne faut pas perdre ce supporteur. L’acrobatie consistera alors à en parler sans toutefois avoir à prendre des engagements dans le sens du projet comme tel. L’inconvénient est que beaucoup de « purs » feront la vie dure au parti parce que ce petit stratagème est difficile à camoufler. Les militants les plus fervents sont en général des raisonneurs.

    D’autre part, nous devons aussi penser aux autres facteurs présents dans le dossier, ces possibilités qui ne sont pas mentionnées dans ce genre d’analyses car on cherche plutôt à les cacher et je veux parler ici, par exemple, de la situation du député péquiste qui est bien heureux du genre de vie qu’il mène: bon salaire, compte de dépense, fond de pension en construction, aidé dans son travail par une équipe d’employés, activités agréables et compatibles avec ses intérêts, c’est-à-dire parler, expliquer, chialer, revendiquer, débattre des sujets, répondre à des questions, expliquer que le problème provient du parti au pouvoir ou du fédéralisme, qu’il ne peut rien faire, etc, etc. Pourrais-je me permettre de penser que beaucoup de députés du PQ sont heureux de leur situation et que (je parle de ceux-là) la souveraineté n’est pas nécessairement une priorité pour eux contrairement à ce qu’ils laissent entendre dans leurs déclarations en général ou dans leurs conversations avec les gens qu’ils rencontrent dans le train train de leurs activités courantes ? Ainsi ne faut-il pas se surprendre si ceux-ci se trouvent alors à renier la mission originelle du PQ et cacher leur vraie pensée en utilisant le subterfuge d’opter pour une stratégie soi-disant plus avantageuse. Cette réalité doit être considérée si on admet que le parti est en questionnement. En effet, combien d’années faudra-t-il pour qu’un autre référendum ait lieu ? Et ferait-on un douzième ou un cinquantième référendum ? Advenant que nous nous rendions jusque là, dirions-nous encore que le PQ existe pour la raison invoquée lors de sa création ou parce que les députés profitent des avantages qu’ils en retirent suite à leur bon choix de bannière ?

    Parmi la population et les membres, les députés demeureront les premiers à travailler pour la sauvegarde du PQ. Plus que jamais, leur vraie préoccupation est son existence et leur élection. La souveraineté passe en deuxième lieu. Selon moi, toutes les décisions qui seront prises par le parti en regard du dossier sur lequel vous avez écrit, Monsieur Facal, le seront sous l’incidence, entre autres, de ces principes que je viens d’expliquer. Leur difficulté (leur tournage autour du pot) consistera à trouver les arguments qu’il faut et à présenter tout cela de façon à ce que leur vraie motivation ne transpire pas.

  8. le 22 jan 2009 à 18:46 RenéP.

    A Daveyy,

    Je n’en reviens tout simplement pas de votre réponse. Plutôt que de reconnaître ce que Jean Pelletier a lui-même reconnu, vous tentez de justifiez la malhonnêteté et l’immoralité du comportement du Gouvernement Chrétien en prétendant que ce fût une bonne chose pour le mouvement indépendantiste. Mon cher Daveyy, vous avez les épaules collées au plancher et votre orgueuil vous empêche de le reconnaître.

    Le Gouvernement Chrétien a agi de facon tout-à-fait malhonnête et immorale et vous appelez ca « un tout petit peu de pression? En êtes-vous rendu à avoir si peu de morale pour tenter de justifier les crimes de ce gouvernement?

    Ce que nous aurions fait si nous avions gagné le référendum que par ,01%?. D’abord, sans l’intervention malhonnête du fédéral, ce n’est pas par ,01% mais par ,08% et peut-être plus (selon Jean Pelletier) que le référemdum aurait été gagné et c’est cette appréhension qui a fait perdre les pédales à Jean Chrétien. Maintenant, si remporter le référendum par ,01% est qqc de problématique, que fait le fédéral puisqu’il a gagné (pardon, volé) le référendum avec moins de ,01%?. Comme vous dites, cette répression unilatérale d’Ottawa ne mène nulle part, n’est-ce pas? Le Canada est un pays ingouvernable à cause de l’attitude mesquine, hypocrite et mensongère des leaders canadians.

    Mais selon vous, c’est une bonne chose pour le peuple québécois que le Fédéral ait volé le référendum. En agissant ainsi, le Fédéral a sauvé le peuple québécois. Franchement, c’est comme si je vous disais: vous savez, c’est une bonne chose pour vous que vous vous ayez fait voler votre auto car, ainsi, vous n’aurai plus à payer les assurances, l’immatriculation, l’essence, les réparations,etc… Et si vous me dites: »oui, mais je n’ai plus d’auto… ». Je vous répondrai: cessez de pleurnicher car vous faites preuve d’irréalisme.
    Prenez un peu de repos Daveyy, vous en avez vraiment besoin.

  9. le 22 jan 2009 à 20:58 Lesdents

    Davey dit:

    « Rt après, lors de manifs monstres contre la sécession par l’autre 49,9 % vous auriez agi comment? »

    Je partage essentiellement votre analyse, sauf que je doute que les québécois restés fidèles au Canada manifestent fort fort au lendemain d’un référendum gagnant…

    Votre camp n’est pas composé de personnes très portées vers les manifestations collectives au nom d’une idée. À moins d’inviter à Montréal des canadiens anglais avides de profiter de billets d’avions et d’autobus pour découvrir la « joie de vivre » in Montreal.

    Blague à part, ce qui mobilise votre camp, outre l’argent et la mainmise que vous avez sur certaines institutions stratégiques (tribunaux, institutions fédérales), c’est avant tout la peur de l’inconnu. Une fois le référendum passé, je pense que cette crainte de l’inconnu se dissiperait en bonne partie, et la masse d’indécis et d’apolitiques qui appuient généralement le camp du NON se rallierait sans doute silencieusement à la décision de la majorité en attendant de voir les choses évoluer. La plupart des québécois fédéralistes ne le sont pas par amour du Canada ou parce qu’ils estiment que le fédéralisme est un merveilleux mode d’organisation de l’État permettant de réconcilier unité et diversité. Il le sont parce qu’il ont peur de l’inconnu, peur de perdre des privilèges ou des acquis (sécurité sociale, citoyenneté, pensions, emploi), peur de l’instabilité (lois, institutions).

    Au lendemain d’un référendum gagnant, tout dépendrait des manoeuvres fédérales et étrangères pour continuer à effrayer les Québécois qui s’ensuivraient, et de la manière dont le gouvernement québécois aurait planifié la transition pour s’assurer que les privilèges sont pour l’essentiel maintenus (dans le cas des employés fédéraux, le problème est difficile!), et pour maintenir une stabilité au plan des institutions. Il s’agirait d’avoir un plan et de le suivre. De là, je doute fort que bien des gens se mobiliseraient pour contester une décision, même serrée, en faveur du OUI. Tant qu’il y aura de la bière au dépanneur et virginie à 19h00 le soir, je doute que les gens se mobilisent fort fort.

    Les souverainistes n’ont pas fait de manifestations monstres en novembre 1996, n’ont pas fait de grabuge, et se sont ralliés à la majorité.

    Ainsi, si je vous comprends bien, vous doutez que les fédéralistes soient capables d’en faire autant?

  10. le 23 jan 2009 à 9:46 ymdelisle

    M. Garamond, vous dites, Il y a un 40% qui est gagné d’avance, la base. Êtes-vous certain de ce chiffre? Moi je dirais 30% qui est pur et dur?

  11. le 23 jan 2009 à 13:46 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    …………..« Excusez-moi d’abord pour les petits problèmes techniques qui ne permettaient pas à vos commentaires de me parvenir. Je crois que c’est réglé. »

    C’est drôle, mais j’avais l’impression, M.Facal, que devant les attaques personnelles que vous aviez subies dans la chronique « Ignatief et le Québec — contraire à votre code d’éthique — vous étiez déçu du comportement de vos blogeurs habituels, qui s’étaient..tus.

    En effet, à ce moment là, on se serait pourtant attendu — qu’au lieu qu’un ex-gendarme de la GRC vérifie le nombre de commentaires — qu’il remette à sa place ce provocateur professionnel(je suis gentil).

    Tant mieux si ce n’est pas le cas et que vous ne vous apprétiez pas depuis plus d’un mois à modifier l’accès à l’émission de commentaires sur votre site — donc à maintenir le statu-quo!

    Mais admettez qu’il y avait des raisons de le penser puisque vos 4 dernières chroniques n’ont permis que 30 commentaires…

    Je comprends mieux maintenant…

  12. le 23 jan 2009 à 14:55 Robert JY

    « Le PQ aspire-t-il d’abord et avant tout à prendre le pouvoir ou veut-il relancer le combat souverainiste ? »

    - Le 8 décembre dernier, à voir le contentement de Pauline Marois au soir de l’élection, le PQ ne visait que l’opposition. Une femme chef de l’opposition c’était du jamais vu au Québec, c’était réjouissant. Question d’intérêt pour une mince partie de l’électorat mais tout de même.

    - Jacques Parizeau a démissionné au lendemain de 95 sauf erreur, la défaite du référendum. J’en conclus qu’il était pour la souveraineté et non le pouvoir.

    « faut-il mettre la souveraineté au-dessus de tout, ou, sans y renoncer, la mettre plutôt au second plan ? »

    - Sans une relance intensive de la natalité francophone, la souveraineté n’a pas de sens historique ou religieux. Elle ne se situe pas dans la foulée d’une volonté coloniale et religieuse française du 17e siècle d’abord, concurrente d’une britannique plus forte au 18e et d’une subséquente, américaine, deux fois déboutée par une alliance des deux autres, la deuxième au 19e siècle. Elle ne fait pas suite davantage à un désir de conquête d’un territoire réalisé dont le bébé-boom du milieu du 20e a été la ressource et la bénéficiaire. Corrigez-moi Mathieu ou un autre, je ne suis pas un expert en histoire américaine et québécoise.

    - Sans une relance intensive de la natalité francophone, l’exercice du pouvoir au Québec sera un supplice à moins d’être une business.

    « La question du Québec est en effet une affaire classée depuis longtemps dans le Canada anglais. Le Québec n’obtiendra jamais plus d’autonomie qu’il n’en a présentement. »

    - J’en conclus que l’objectif visé de la souveraineté serait l’autonomie. Pour moi, l’objectif n’est pas l’autonomie mais la force du français en Amérique, dans le sens Guy Bertrand d’une plus-value humanitaire à la bio-diversité. En Amérique, il ne peut survivre qu’au Québec. Pour d’autres préoccupations, en raison du marché et de la diplomatie, nous sommes forcés à l’interdépendance.

  13. le 23 jan 2009 à 15:35 Mathieu D

    Lesdents : « La plupart des québécois fédéralistes ne le sont pas par amour du Canada ou parce qu’ils estiment que le fédéralisme est un merveilleux mode d’organisation de l’État permettant de réconcilier unité et diversité. Ils le sont parce qu’ils ont peur de l’inconnu, peur de perdre des privilèges ou des acquis (sécurité sociale, citoyenneté, pensions, emploi), peur de l’instabilité (lois, institutions). »

    Ajoutons aussi : … et parce qu’ils ne perçoivent aucun gain tangible à réaliser la souveraineté du Québec.

    Maintenant qu’on semble revenu au bipartisme traditionnel et au clivage « fédéralistes – souverainistes », on reprend un chemin qui s’est déjà avéré être une impasse. Les arguments souverainistes maintes fois répétés ne semblent pas faire mouche auprès d’une majorité et, comme vous le soulignez, la plupart des fédéralistes n’affichent aucun attachement affectif à leur option. Ils le sont par pragmatisme (peur des pertes reliées à la séparation vs la faiblesse des gains anticipés).

    Je crois que le fardeau de la preuve incombe à ceux qui prônent le changement qu’ils proposent : la souveraineté. C’est la voie préconisée par l’opposition officielle, son article #1 : à elle de convaincre une majorité de Québécois que leur avenir serait meilleur dans un Québec souverain.

    Franchement, je n’ai pas un fort attachement au fédéralisme canadien. Mais je pose naïvement la question : en quoi l’effort investit dans un processus de séparation serait-il compensé par les bénéfices que l’on en retirerait?

    Je crois que nos énergies sont une ressource limitée et épuisable, donc précieuse: nous devrions l’investir judicieusement. J’aimerais sincèrement comprendre pourquoi la souveraineté serait-elle un meilleur investissement?

  14. le 23 jan 2009 à 18:02 moi-même

    Personnellement, s’il y a un oui à un référendum sur la souveraineté, je préfèrerais que ce soit avec une majorité significative… au moins à 60%.

    Les changement seraient si grands et importants que je préfère savoir une grande majorité POUR ce projet. Il ne faut pas oublié qu’il y a également une disparité entre les séparatistes… Les uns très drastiques, les autres modérés. Il faudrait donc qu’il y ait concensus aux seins de ce groupe aussi (sur la façon de faire et de gérer ce nouveau pays).

  15. le 25 jan 2009 à 15:00 Jacques Jobin

    Bonjour Monsieur Facal,
    Avec tout le respect que je vous dois,
    Suite à la lecture de votre texte sur l’invasion de la bande de Gaza par l’armée israelienne, je constate que vous donnez dans le même ordre d’idées que Lysianne Gagnon et Norman Spector que j’entendais sur les ondes de Radio Canada hier.
    Je n’ose pas me prononcer sur ce qui vous motive mais je n’y vois que de l’indifférence face aux souffrances que le peuple palestinien subit depuis des années de la part d’Israel.
    Je suis aussi déçu que vous n’acceptiez pas de commentaires et vos raisons ne sont pas vraiment convaincantes.
    Comment pouvez vous endosser un tel massacre qui constitue indéniablement un crime de guerre et blamer le Hamas qui ne fait que se défendre avec ce qui équivaut à des feux d’artifice contre une armée moderne que je qualifierait de lâche.
    Franchement, votre jupon dépasse largement.

  16. le 25 jan 2009 à 16:00 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Comme je m’aperçois que le désintéressement — j’espère que je me trompe — semble être le résultat de l’absence, quelqu’en soient les raisons.

    Pour débuter, je vous dirai que « votre question » est d’actualité pour les souverainistes en général et des députés de ces partis, en particulier.

    Elle l’est d’autant plus, que je ne les entends pas depuis les 2 dernières élections de novembre et décembre ; pas plus d’ailleurs que depuis 1995, alors que ce projet de pays avait obtenu l’appui de 61% des francophones québécois!

    Merci de les mettre dans l’obligation de se questionner, puisqu’ils se taisent.
    En effet, on a élu 101 député(e)s, pourriez-vous nous citer UN seul discours souverainiste? Vont-ils continuer de se taire?

    Ma réponse à cette question est dans votre conclusion : « Évidemment, si le PQ décide de tout miser sur la souveraineté, il doit repenser le partage des rôles entre son aile parlementaire et une base militante qui, entre deux élections, ne fait plus rien d’autre que des campagnes de financement. Il doit aussi commencer dès maintenant tant la cote à remonter est abrupte.»

    Ils doivent prioritairement faire la promotion de la souveraineté! Mais choisiront-ils la voie la plus naturelle découlant de leur élection par leurs supporteurs ? Oui, je le pense …

    Les appuis qu’ils ont reçus lors de la dernière élection de « notre État » correspond à peu à la force des indépendantistes, soit 38% de québécois qui veulent se faire un Pays. C’est même plus fort qu’en 1995 pour la même question posée, donc…
    En définitive, cela correspond à peu près au % des «purs et durs fédéralistes».

    De plus, après la chute subite de 10% en juin 2007(42% à 32%) due au changement de question de la « molle à la dure » — tue par tous nos fameux journalistes : pourquoi — l’indépendance est maintenant remontée à 38% selon CROP.

    En conclusion, le PQ doit faire absolument la promotion de son thème central, à partir de leur “Manifeste” qu’il doit étoffer et envoyer à la population : « Parlons de Pays».

    Sinon, en quoi serait-il différent du PLQ s’il ne se lance pas, enfin, dans la promotion continuelle de la souveraineté?

    Merci de les forcer — par votre chronique — à se réveiller!

    Bonne journée,

    N.B pour ceux qui s’ennuieraient par cette belle journée froide et ensoleillée : écoutez cette émission de la SRC.
    Sujet : « restriction mentale des politiciens.

    http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/util/endirect/premiere.asx

    Cela veut dire aussi, mensonges et tromperies

  17. le 26 jan 2009 à 10:55 moi-même

    Pas du tout d’accord avec Monsieur Jobin. Le Canada s’est positionné face à une proposition (celle de reconnaître qu’un des deux peuples est le marty de l’autre). J’ai écouté l’entrevue entre Desautels et monsieur Spector. Ce dernier a exprimé clairement la position du Canada (donc des canadiens) face à la situation et il n’est pas tombé dans le piège du journaliste… c’est plutôt lui qui a été piégé.

  18. le 27 jan 2009 à 13:37 ymdelisle

    @ Jean Renaud. D’accord avec vous. Le PQ doit vendre la séparation. C’est ça raison d’être. Mais attention quand vous revenez sur l’éthnicité du vote. (re: 61% des francophones ont voté OUI). Les anglophones (en particulier)et les allophones ont beaucoup contribués à la construction du Québec moderne. Ils sont Québecois. Nous devons respecter le fait qu’ils veulent rester au Canada. Enfin, le PQ ne veut pas la séparation. Il veut le pouvoir. That’s it…that’s all.

  19. le 27 jan 2009 à 14:57 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Comme je l’ai mentionné auparavant, il est évident que le PQ doit faire, dès maintenant et sans arrêt, la promotion de la Souveraineté!

    Le PQ a un nouveau Président :

    – Changement de garde, enfin!
    – jeune, 37 ans.
    – ancien député de Joliette.
    – qui connaît tout le Québec.
    – beaucoup d’expérience pour son âge!
    – Membre du trio des 3 mousquetaires(**) avec Alexandre Bourdeau et Stéphan Tremblay, qui ont visité tout le Québec.

    *
    Je pense qu’il doit brasser la cage et donner une nouvelle dynamique à la direction du parti québécois!
    Lui-même, d’ailleurs, constate que le PQ a raté son exercice de modernisation de l’argumentaire souverainiste l’automne dernier : « le PQ doit mettre à jour son option », dit-il. (allez lire sur google).

    La mettre à jour c’est une chose, mais en parler et en faire enfin la promotion est une autre chose! Donc, bienvenue M.Valois.

    ***
    Présentement — sur la célébration du 250ème anniversaire de notre défaite sur les plaines d’Abraham — qui ose au PQ prendre position énergiquement sur l’aberration promue par la CCBN : financée PAR le Canada, et POUR des fins politiques canadiennes, à l’instar du 400ème d’ailleurs? À part Louise Beaudoin, personne! Même pas Pauline Marois!

    Quelle fierté! On a caché notre drapeau pendant un an! Du fric en échange de notre âme : cela ne vous rappelle pas les commandites libérales!

    Après le PLC, au tour du PCC maintenant!

    Pour être un peu Machiavel, je dirais que le séparatiste que je suis, souhaite qu’il y ait de grandes fêtes et de formidables célébrations en plus!

    Sun Tsu (Jean Charest), le manipulateur, a compris qu’il va de son intérêt de se cacher(je n’y serai pas, dit-il)…. alors il ne faut pas avoir la tête à Papineau pour comprendre que ces célébrations désirées par la ville de Québec pourraient contribuer à continuer à donner du souffle à l’option souverainiste!

    Merci gens de Québec de célébrer, donc de nous réveiller.

    N.B. (**)
    http://www.reconstruisonsnotreparti.org/2007/04/la_tourne_des_m.html

  20. le 27 jan 2009 à 15:08 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Correction :

    J’aurais dû écrire que le PQ aura un nouveau président, au lieu de…. »le PQ a un nouveau président: Jonathan Valois.

    Il n’est pas encore élu, même s’il a pas d’opposition présentement. Du moins, selon l’article du Devoir!

    Bonne journée,

  21. le 27 jan 2009 à 15:41 ymdelisle

    M Dubois, notre défaite sur les plaines d’Abraham??? Allez lire votre histoire et on en reparlera. C’était une bataille perdue par les français durant la guerre de sept ans. Au printemps 1760, les Français venus de Montréal, ont repris Québec. Malheuresement, les Anglais voulaient le Canada un peu plus car c’est leurs navires qui arrivent en premier. Les Français ne voulaient plus du Canada et l’ont négocié trois années plus tard avec le traité de Paris. Ils ont gardé la Louisianne, St-Pierre et Miquelon, et des îles ici et la. Conquis pas certain. Négocié un peux plus certain. Mais, le symbole demeure.

  22. le 27 jan 2009 à 17:30 ymdelisle

    En passant. Je ne me suis jamais senti conquis par les Anglais. Je n’ai pas de problème d’identité et je suis fier de mes racines. Pour ceux qui pensent toujours à la Conquête, n’oubliez pas que le Québec n’existait pas en 1759.

  23. le 27 jan 2009 à 18:04 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Bonne année à tous.

    Quand je parle du 61% des francophones : je fais référence à une terminologie que les sondeurs (CROP et Léger) , ainsi que les journalistes — de The Gazette, LaPresse et autres — ont employée.

    C’est une statistique usuelle, je n’y peux rien.

    Et cela n’a aucun rapport avec «l’apport» des anglos et des Allos dans l’essor de l’État Québécois!

    Ce 61% dont j’ai parlé, inclus pour moi les allophones et les anglophones qui se désignent « francophones » dans les recensements et qui ont voté OUI à 61% pour se faire un pays!
    Est-ce que les recenseurs y incluraient aussi des personnes se désignant anglophones dans les recensements? Je ne pense pas.

    Je le répète, je me sers des termes et des statistiques véhiculés par les sondeurs et journalistes!

    ***
    Pour moi être Québécois signifie vivre sur le territoire du Québec contrairement au couple Harper-Dion dans leur définition en anglais de la Nation québécoise : « The Québécois(au lieu de Quebekers) forment une nation. »
    au lieu de :
    « Le Québec forme une Nation. »!

    L’art de diviser pour régner, comme d’habitude.

    C’est une formulation non inclusive et si j’étais un Québécois anglos ou Allos je serais insulté…

    Mais ils semblent content de ne pas faire partie de cette « Nation Québécoise », puisqu’ils se taisent. Alors…

    Pour terminer, merci à YM de me dire aussi, que j’ai raison.

    Bonne journée,

  24. le 28 jan 2009 à 1:14 AlainQc

    Quant on connaît bien l’histoire du Québec et du Canada, on ne peut qu’être souverainiste, et ce, sans aucune amertume envers le Canada. On sait bien que dans le système fédéral actuel, le Québec sera toujours perdant, il n’y a qu’à relire l’histoire pour s’en rendre compte.
    Ce que le Parti québécois devait faire aujourd’hui ! Simplement faire ce qu’il n’a pas fait depuis trop longtemps, c’est-à-dire démontrer par des chiffres et des statistiques que le fédéralisme tel que pratiqué maintenant est néfaste pour le Québec. Il faut mettre en évidence les avantages chiffrés de l’indépendance du Québec, mettre en valeur les avantages d’une société francophone différente en Amérique du Nord et en être fier. Je remarque cependant avec déception que dans plusieurs pays les sentiments natiionalistes perdent en popularité au profit d’une uniformisation trop américaine ou anglo-saxonne qui fait encore l’envie des peuples, même en période économique difficile où nous percevons avec évidence que l’arrogance d’une super puissance a atteint ses limites. Ne dit-on pas : « l’ambition fait périr son maître ! »
    Oui Parizeau avait raison en 1995. L’argent investi frauduleusement par le fédéral a fait perdre le référendum et malheureusement il y a encore des gens qui osent « légitimer » cette fraude au nom du Canada. Jean Pelletier est de ceux-là. Il n’avait aucune gêne à l’affirmer haut et fort dans une de ses dernières entrevues: la fin justifie les moyens.
    Tant et aussi longtemps que nous aurons peur et que nous n’aurons pas de véritables raisons culturelles et économiques de vouloir l’indépendance, nous resterons subjugué par ce qui était l’opulence des nord-américains (États-uniens).
    Redevenir fiers d’être francophones en Amérique du Nord ? Voilà une différence qui devrait nous inciter à vouloir la protéger.

  25. le 28 jan 2009 à 10:02 Robert JY

    Le problème national numéro 1 du Québec est la dégénérescence de sa population depuis 15-20 ans. Jacques Henripin avait sonné l’alarme en 1989 avec son livre Naître ou ne pas être. Jean-François Lisée a suggéré des correctifs en 2000 dans Sortie de secours: Comment échapper au déclin du Québec. Les politiciens n’ont pas emboîté le pas. On s’est chicané sur des modalité de garderie et sur des limites d’immigration.

    Ce qui va déterminer fondamentalement les conditions de vie au Québec dans les 30 prochaines années, c’est la sous-natalité importante amorcée en 1970 et en place depuis. Elle se traduit 30 à 40 ans plus tard, maintenant, par un affaissement de notre force humaine de production et de notre force de régénération forcément humaine. Vous voulez des chiffres pour la ville de Québec ? La croissance économique devient impossible, la croissance démographique urgente.

    Dans ce contexte, est-ce que le PQ doit viser le Pouvoir ou démarcher la Souveraineté ? Tout dépend de l’ADQ. De ce côté, Joanne Marcotte s’est donnée un mandat et un blogue.

  26. le 28 jan 2009 à 10:28 ymdelisle

    @AlainQC. Ce n’est pas seulement le Fédérale qui avait investit « frauduleusement ». Le OUI faisait aussi de la magouille. Les fonds secrets, en cas de victoire, c’était quoi. Les employés des syndicats non répertorié, les photocopieuses dans les commissions scolaires qui ronronnaient, etc etc. Les Péquistes n’étaient pas plus catholiques que le Pape.

    @robertJY. Vous avez raison. La question que je me pose, est en quoi l’indépendence changera ce fait. En quoi l’isolation dans une mer anglo-américaine nous aidera. Ferons-nous plus de bébés une fois indépendent? Aurons-nous plus de richesse pour garantir notre survie comme peuple?

    Le Canada, avec ses défaults, nous offre quand même une protection contre les Américains. Soyons pragmatique.

  27. le 28 jan 2009 à 12:45 RenéP.

    A ymdelisle.

    vous écrivez: »le OUI faisait aussi de la magouille ».
    C’est une enquête sur les commandites faite par le juge Gomery qui a amené ce dernier à conclure qu’il y avait eu malversation de la part du Gouvernement fédéral. Est-ce que vous pouvez indiquer s’il y a eu une telle enquête au sujet du Comité du OUI? Si tel est le cas, je vous prie de nommer cette enquête. Dans le cas contraire, force sera de conclure que vous faites de la démagogie.

  28. le 28 jan 2009 à 13:33 Joseph Facal

    Pour ceux que cela intéresse, nous discuterons de ce 250e anniversaire de la défaite des Plaines d’Abraham demain, donc jeudi soir, à 21h00, sur les ondes de TQ, dans le cadre de Bazzo.tv.

    «Nous», c’est Antoine Robitaille, Vincent Marissal et moi. Évidemment, c’est dix minutes. Pas assez pour aller au fond des choses, mais vous saurez au moins où je loge. Je sens qu’on va y revenirde toute façon.

    Encore une fois, mes excuses pour les petits problèmes techniques de la dernière fois. Entièrement de ma faute.

  29. le 28 jan 2009 à 20:48 jcpomerleau

    Il n’y a pas d’histoire sans géographie; quand vous couplé les deux cela donne la géopolitique.Une manière de comprendre la bataille des Plaines d’Abraham et ses conséquences politiques: La France a perdu la guerre; ce que consacre le Traite de Paris (1763); le Québec
    a perdue une bataille et a été annexe; ce que consacre l’Acte de Québec de 1774.

    Ces 2 statuts reflète 2 rapports de forces différents. Pour la France la défaite était claire, mais pour le Québec (État ontologique), le rapport de force n’était pas complètement favorable aux anglais. Les anglais étaient en fait dans une position précaire face a une population nombreuse et la menace de la Révolution Américaine au Sud. L »Acte de Québec de 1774, qui fut la reconnaissance de l’Etat du Québec (dans ses caractéristiques essentielles) est une concession que les Anglais ont fait pour éviter que nous rejoignions les forces des Patriotes américaines; ce qui eut été fatal au Anglais.

    Le choix que nous avons fait était le seul possible pour garder le possible ouvert, si non on serait devenu une grosse Louisiane au Nord; ce choix a dessiner la carte politique de l’Amérique du Nord en permettant aux Anglais de si maintenir. Si non nous serions tous americains

    Nous n’avons donc pas perdu la guerre, mais bien une bataille qui a mené a notre annexion (par la Couronne Britannique qui gardait le dessein de nous assimiler et ensuite par l’Etat canadien) et la lutte continue pour nous sortir de cette position aliénante qui prive le Quebec de toutes ses capacités d’agir lui permettant d’atteindre le statut d’État optimal (Pays Europe du Nord)

    !759, c’est cela du point de vue géopolitique.

    Mais peut on faire un lien entre 1759 et le mystère de Québec ?

  30. le 28 jan 2009 à 20:51 jcpomerleau

    Le mystère de Québec existe, justement depuis 1759

    « Une claire baigneuse a ramené sur elle toute la lumière… » (Saint-Denis Garneau)

    [1] La prise de Québec en 1759 en a fait une ville de garnison par des forces d’occupation. De cet état de fait découle un phénomène qui est propre à tous les peuples conquis : certains petits notables et commerçants se mettent a tirer profit de la collaboration avec ce nouveau pouvoir qui assujettit leur peuple.

    [2] Qu’à cela ne tienne, cette élite colonisée qui tire un avantage de la situation finit par être la meilleurs alliée des forces occupantes en protégeant l’avantage qu’elle tire de la situation. Avec le temps, ce réseau d’ intérêts grandit et de plus en plus de gens, qui vivent de la rente du statu quo, deviennent réfractaires à tout ce qui pourrait signifier un changement de situation.

    [3] D’où la réaction viscérale que cette élite a face au changement que suppose la libération. Elle est donc prête à tout pour le combattre. Même à voiler les droits démocratiques de son peuple (M. Jean Pelletier, ex-maire de Québec, était un membre éminent de cette élite).

    [4] Curieusement, ceux qui invoquent le devoir de mémoire pour justifier la commémoration de la Conquête de 1759 sont justement ceux-là qui ont tout fait pour que notre histoire et nos symboles nationaux soient évacués des Fêtes du 400è. Ils ont collaboré honteusement à nous faire passer, l’Habitation de Québec (1608) pour ma « cabane au Canada ». Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour un gros « party ». « Y a tu d’la bière icitte ».

    [5] Le problème, c’est que ce réseau d’intérêts s’est accaparé le pouvoir et ont fait de la ville de Québec, la Capitale Nationale de tout un peuple, un éteignoir pour notre espoir de se débarrasser des pouvoirs coloniaux qui ont annexé notre État par les armes en 1759.

    [6] Que la petite élite de la ville de Québec, ne reculant devant rien pour se payer un « party », « ramasse sur elle toutes la lumière », au détriment de la dignité en imposant à tout un peuple cette commémoration, nous amènera peut être à percer le mystère de Québec, qui existe justement depuis 1759 !

  31. le 28 jan 2009 à 21:29 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Ça a tout l’air que Harper continuera à gouverner, suite à la décision d’Ignatief de ne pas s’objecter à son budget.

    Gilles Duceppe est dans tous ses états, ce Monsieur qui s’est dédié à travailler en vue de la disloquation de notre pays voyait dans la coalition une occation de faire du trouble à un autre nouveau.

    Jusqu’à un certain point, nous pouvons dire que le gouvernement constitué lors de la dernière élection poursuivra dans son mandat. Mais ça fait un peu battre de l’aile. Ou « de peine et de misère » pourrait-on dire. Pourquoi ? Parce que Gilles Duceppe a réussi dans son action du mal sur la scène politique.

    Le Bloc (Gilles Duceppe) est au départ non-constitutionnel. Le Parlement n’a pas su démontrer que ce parti et les candidats qui en relevaient n’étaient pas valides dans le cadre des élections (premièrement parce qu’ils ne veulent pas gouverner). ÉLECTIONS CANADA a été incompétent. Maintenant qu’ils sont élus ils se disent légitimes dans la démocratie car ils ont été élus. Même Denis Coderre le dit « Nier leur légitimité démontrerait le plus grand manque de respect envers les citoyens qui ont usé de leur droit dans notre démocratie. » C’est comme les faux dentistes et les faux médecins qui affichent leur faux diplôme dans leur bureau (Dieu merci, ils sont plus rares maintenant). Les gens font confiance à Duceppe parce qu’il est un député élu et un chef de parti « enregistré ». De plus il s’identifie comme le grand défenseur des intérêts des québécois. Comment ne pas lui faire confiance ?

    Durant la campagne électorale, comme il ne veut pas gouverner, comme il ne présente pas de programme, comme il ne peut parler que de la défense des « intérêts des québécois » et que ce refrain capte moins l’attention ayant été tellement répété, il a dû trouver une stratégie. Comme pour tout parti, l’objectif était a) surtout de ne pas perdre de sièges, b) d’en gagner si possible. Quelle a été sa stratégie ? Faire peur au monde. La vielle technique de crier au loup – ça fonctionne toujours. Ce chef, sûrement grand admirateur de Machiavel, s’est concentré durant la canpagne à communiquer la peur.

    Je ne comprends pas qu’Élections Canada ne soit pas intervenu pour l’arrêter en se référant au fait qu’il était hors d’ordre, que ses propos frôlaient le critère du « haineux » et que l’ensemble reposait sur la présomption. Encore un trou dans notre constitution qui permet à des imposteurs de se faufiler au Parlement.

    Faut pas faire de reproche à la population. Voulez-vous que les gens deviennent méfiants à l’extrême ? Le taux d’abstention aux urnes n’est-il pas déjà trop élevé ?

    Les gens lui font confiance. Il est cautionné par le Parlement et ÉLECTIONS CANADA.

    Je termine sur une note plutôt attendrissante. Le Canada investira $212 millions pour retaper le pont Champlain. Pensez à toutes les serveuses dans les casse-croûte de l’avoisinage, pour la plupart des mères monoparentales. Imaginez les beaux pourboires qu’elles recevront le matin quand ces hommes aux mains épaisses viendront prendre leur petit déjeuner avant d’entrer sur le site. Même chose pour celles des restaurants situés près des entreprises fournisseurs de matériaux, biens et service dans le cadre du retapage.

  32. le 28 jan 2009 à 21:32 Robert JY

    @ Joseph Facal. Pas de problème avec les petits problèmes.

    Je me suis remis à Bazzo jeudi dernier. Je vous ai trouvé très attentif quand on a parlé de l’effet défavorable des longs congés de maternité sur la carrière des femmes. J’ai réécouté sur Internet pour en être certain. Vous avez été superbe; vous n’avez rien dit ou l’on n’a pas retenu. Je serai là demain. Le lock out et grève du Journal de Montréal ne nous privera pas de votre propos hebdomadaire sur votre blogue, j’espère.

    @ ymdelisle. L’indépendance ne peut rien contre le passé, comprenons la source de notre dégénérescence depuis environ 1970 et ces incidences sur notre force de travail et de reproduction actuelles. Je pense que le buzzword indépendance est dépassé, parlons plutôt maintenant d’interdépendance. Vous pouvez traduire buzzword par cri de ralliement.

    Il n’est aucunement question de s’isoler des proches. La British Colombia est loin côté distance, langue et ce qui reste de religion. De l’Alberta je suis près à laisser tomber la péréquation, on ne peut pas avoir l’argent du pétrole sans la pollution qui vient avec. L’Ontario est proche, c’est autre chose.

    En matière d’interdépendance, ma première préoccupation est d’ordre inter-générationelle. Bon nombre de nos concitoyens autour de la quarantaine ont souffert autour des années 80 d’un marché du travail difficile. Je ne serais pas surpris qu’une étude sociologique y retracerait une base à l’ADQ. Leurs aînés ont profité des années antérieures, eux pas. Ça ne s’oublie pas. Il faut trouver une formule de redistribution de la richesse accumulée chez ces derniers aux suivants. Jean-François Lisée propose des choses audacieuses dans Pour une gauche efficace à cet effet.

    Géopolitiquement, Jos René-Marcel Sauvé prétend que nous ne sommes pas noyés dans une mer anglo-américaine mais à sa périphérie.

    Nous ferons plus de bébés et suffisamment ou pas quand nous auront décidé d’occuper la place que nous voulons occuper dans l’humanité en 2058 alors que celle-ci comptera environ 9 milliards de personnes.

    Qu’est-ce que la richesse sinon qu’une illusion qu’il faut perdre en situation de crise économique.

    « Le Canada, avec ses défaults, nous offre quand même une protection contre les Américains. Soyons pragmatique. »

    Soyons réalistes, 304 millions et 32 millions ! 7 contre 32, c’est déjà impossible.

  33. le 28 jan 2009 à 23:15 ymdelisle

    M. Pomerleau, dire que, « L”Acte de Québec de 1774, qui fut la reconnaissance de l’Etat du Québec.. » c’est étirer le « lastique » un peu trop…..je vous suggère de bien relire votre histoire.

    1) Québec fut reconquis au printemps 1760 par la garnison de Montréal.

    2)Les « collabos » étaient religieux et français

    3) Les élites aujourd’hui sont en majorités souverainistes.

    4)Ce n’est pas la Conquete de 1759, c’est la Bataille de Québec de 1759, une parmi d’autres (Ticonderoga par exemple)

    5) Notre état n’existait pas en 1759. Nous étions un peuple colonisé par les Français.

    6) ?????

  34. le 28 jan 2009 à 23:48 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Malgré la 13ème étape(j’y reviendrai) de la déconstruction du Québec depuis 2003 par Jean Charest ; notre Peuple est toujours en marche vers sa pleine souveraineté.

    Avec le temps, les fédéralistes « mous » vont y contribuer lentement mais sûrement : leurs yeux fermés vont enfin s’ouvrir devant l’évidence…

    Bonne semaine,

    M.Pommerleau, excellente analyse!

  35. le 29 jan 2009 à 0:05 Michel Laurence

    Pourquoi n’avez-vous pas publié ce que je vous ai envoyé ?

  36. le 29 jan 2009 à 12:23 Yves Gaudreau

    Bonjour M. Facal,

    La solidarité. C’est un beau mot dont on se sert parfois pour faire valoir des idéaux ou pour souhaiter une mobilisation populaire pour une cause, un objectif. Il me semble que c’est aussi un mot qui fait appel à la morale. La morale ça a rapport à soi-même et interpelle nos valeurs. C’est un jugement que l’on porte sur une situation qui nous amène à prendre position, d’agir ou de na pas agir. En n’agissant pas, on prend position. On donne son opinion qui cautionne ou ne cautionne pas une cause. On peut ainsi revenir à la notion de solidarité : en n’agissant pas, on prend position. On se tourne alors généralement vers soi-même, vers des motivations personnelles et égocentriques.

    Je ne vais pas condamner vos motivations qui sont sans doute pécuniaires. Tout le monde a le droit de travailler et de gagner sa vie.

    Je veux juste déplorer que des personnes qui pour moi, dans leur action sociale, ont souvent revendiqué la solidarité, sont incapables fondamentalement de l’être.

    Cela me chagrine.

    Salutations

  37. le 29 jan 2009 à 22:43 ymdelisle

    M. Dubois, c’est quoi l’evidence?

  38. le 29 jan 2009 à 22:48 Lesdents

    YM Delisle dit ca:

    Notre état n’existait pas en 1759. Nous étions un peuple colonisé par les Français.

    De plus, il dit  » Je ne me suis jamais senti conquis par les Anglais.  »

    Si on comprends bien YM Delisle, non seulement on a été conquis par les Francais, mais on a jamais été conquis par les Anglais.

    Ceci me laisse songeur. Je veux bien accepter la diversité de points de vue sur cette question mais ceci n’est rien d’autre que de la mauvaise foi.

    Il faut croire que les historiens qui veulent réécrire l’histoire du Québec trouveront sur ce blogue certains esprits bien disposés.

  39. le 30 jan 2009 à 13:47 ymdelisle

    M. LesDents. Je suis surpris de voir comment vous interpréter mes commentaires. Alors, je m’explique.

    Étions-nous libre en 1759? Non. Nous étions des colons français, soumis à la métropole française.

    Étions-nous des Québecois en 1759? Non. Nous étions des colons français. Ceux qui étaient nés ici se disaient canadiens. Dire que le Québec existait (comme nous le comprenons aujourd’hui) en 1759 EST de la mauvaise foi. Nous sommes devenus Québecois dans les années 1950 et 1960.

    Être colonisés par les français ou être colonisés par les anglais….même combat. Sauf que, les Anglais, ont donnés le gouvernement responsable à leur colonies au moins 100 ans avant que les français ne le fassent. Je dirais même,pour faire un point,que les Québecois (Canadiens en 1848) ont eux un governement vraiement responsable avant la France elle-même. (a discuter)

    Quand je dis ne pas me sentir conquis par les anglais, je veux dire que nous avons été plutôt négocié par les français. La « Real Politik » existait en 1763.

    Je vous suggère de lire l’article de Philippe Navarro, ex-attaché politique du PQ, dans la Presse de Vendredi le 30 janvier. Il décrit très bien les choix fait par la France.

    Alors, mon chèr LesDents, vous pouvez continuer de vous sentir conquis, opprimé, colonisé…….
    Moi, je ne me définit pas en ces termes. Je suis fier d’être Québecois et je me compte chanceux de vivre dans un pays libre.

  40. le 30 jan 2009 à 14:49 Joseph Facal

    Juste un petit mot amical pour vous rappeler notre règle de rester sur le sujet…comme le font 99% d’entre vous. Le conflit israélo-palestinien ou le lock-out au Journal de Montréal ou les congés de maternité, ce sont d’autres sujets. Un forum de discussion n’est pas une boîte aux lettres. Les autres sont passionnants à lire…comme d’habitude.

  41. le 30 jan 2009 à 17:02 Laurent Cambon

    Bonjour monsieur Facal

    Sachez d’abord que je suis indépendantiste et que je vous considère comme un des meilleurs défenseurs de la cause.

    Non pas que je sois en total désaccord avec votre texte des lièvres, mais je tiens quand même à vous parler de quelques points sur lesquels vous êtes passé un peu vite… et qui auraient mérité une analyse plus solide. (simple constat)

    Vous affirmez qu’un résultat électoral de moinsde 45 % est insuffisant pour tenir un référendum dans ce mandat, alors que Jacques Parizeau a failli gagné celui de 1995 avec une vicoire électorale de 44 %. Cela dit,comme les libéraux le savent depuis longtemps, l’important, c’est d’être majoritaire…

    D’ailleurs, ce n’est pas leur petite victoire de 2008 qui va empêcher les libéraux de gouverner comme bon leur semble, qu’il s’agisse de grandes ou petites réformes. Cependant, je dois avouer que je sens un manque d’ambition et d’orgueil dans ce gouvernement. Charest blâme Harper pour le changement à la forlmule de préréquation et le félicite, du même coup, pour son aide au secteur manufacturier et forestier! On voit bien que sa véritable priorité, c’est d’éviter la chicane avec Ottawa. Quel manque de colonne vertébrale. On est loin d’Obama…

    Pour ce qui est de la gouvernance qui serait trop accaparante pour faire la promotion de la souveraineté, je ne suis pas d’accord. Un parti indépendantiste devrait profiter de toutes les occasions possibles pour faire valoir les bienfaits qu’apporterait la souveraineté, qu’il soit dans l’opposition ou au pouvoir. D’ailleurs, pourquoi on ne fait pas plus la publicité du document de François Legault sur l’état des finances publiques dans un Québec souverain ? Ce document avait pourtant reçu un très bon accueil.

    Ensuite, vous dites qu’il faudrait subir les attaquesdes libéraux si le pq mettait la priorité sur la souveraineté. Tant mieux, nom d’un chien ! Enfin, on va pouvoir démontrer qui a raison et qui a tort. Du moins, il va y avoir un débat et on va parler de souveraineté. C’est encore incroyable que la cause soit à 43 % alors qu’on en parle presque pas ! Que le pq ne me revienne pas avec une proposition de semaine de travail de 4 jours comme thème de campagne (2003), ce serait vraiment looser ! Qu’il s’assume et qu’il fasse de la souveraineté LE thème de la prochaine campagne. Il faut savoir que la souveraineté inclut tous les aspects de la vie d’un peuple, ce qui permet de parler de santé, d’éducation ou de finances publiques avec une perspective souverainiste. Que le pq n’attende pas que le peuple se réveille, c’est au pq de se réveiller et de réveiller le peuple ensuite! Je parle d’être audacieux, ici. Je parle non seulement de vanter la souveraineté, mais aussi de dénoncer les coûts du fédéralisme pour le Québec. Il y a des inconvénients à rester dans le Canada. Il faut le dire et confronter Jean Charest là-dessus.

    Autre petite erreur de votre part, quoique bien modeste. Vous affirmer que le Canada peut désormais se gouverner avec une poignée de députés du Québec. J’affirme que ce n’est pas le cas. Aucun député du Québec n’est nécessaire pour gouverner le Canada. Oui, le fédéral se sentirait peut-être forcé de nommer un ministre non élu, mais rien ne l’obligerait, en fait. Ce pays peut en effet se passer du Québec pour que son gouvernement fonctionne.

    Finalement, la côte à remonter n’est pas si abrupte pour le pq. En fait s’il n’y avait pas eu l’ADQ et QS et que l’élection avait eu lieu un peu plus tard (pour un taux de participation plus élevé)le pq serait au pouvoir. Mais, revenons à la réalité. Une fois au pouvoir, le 3e référendum va passer. Voici pourquoi: Les gens ne s’attendent tellement pas à ce qu’un 3e référendum ait lieu qu’ils vont retrouver espoir, comme vous l’avez dit, d’ailleurs. Et puis, rappelez-vous 1995… Les journalistes ne croyaient pas Jacques Prizeau quand il a annoncé la date du référendum, c’est dire à quel point ils sont blasés et désespérés, comme le peuple, auquel ils transmettent leur incrédulité et leur fatalisme.

    Tout ça pour dire, monsieur Facal, que depuis la soirée du 30 octobre et dès l’annonce des résultats, j’ai tout de suite su et ressenti que la 3e serait la bonne. Alors, bien que cet aveu soit bien subjectif, il est appuyé par la réalité,inévitable,qu’il y aura une prochaine fois, puisque les libéraux ne seront pas toujours au pouvoir, n’est-ce pas ? Les Québécois et les médias ne s’attendent tellement pas à cette prochaine fois qu’ilsseront emportés dans cette fièvre de libération nationale qui suivra la victoire du pq et ils ne seront plus cyniques. L’annonce de ce 3e référendum créera le même genre d’espoir pour les Québécois que la victoire d’Obama pour les Américains et le monde. En doutez-vous vraiment ?

    Laurent cambon

  42. le 01 fév 2009 à 16:42 Robert JY

    Je me présente, Robert Lachance, Robert JY ici auparavant. C’était pour me distinguer de mon homonyme Robert Lachance qui a écrit cinq fois sur vigile.net. J’avais jamais lu. C’est fait. Il fait dans l’actualité, je fais dans l’avenir.

    Bien d’accord M. Facal. Je reviens aux lièvres.

    Dans Le Soleil, je lis ce matin sous la plume de La Presse et de La Presse Canadienne que « Duceppe fustige Ignatieff » devant 300 militants du Bloc rassemblés en conseil général à Saint-Hyacinthe. Le chef du Bloc a promis de ramener la souveraineté au coeur du débat politique québécois.

     » M.Duceppe a mené son parti à une récolte de 49 sièges aux élections fédérales du 14 octobre dernier. Ce résultat, combiné à la performance de 51 sièges du Parti québécois aux élections provinciales, permet de ramener la souveraineté à l’ordre du jour, dit-il. »

    L’option souverainiste serait en meilleure position qu’elle ne l’a été depuis des années. Pauline Marois a avancé cette semaine qu’elle « souhaite multiplier les débats, groupes de travail, visites de cégeps et d’universités pour promouvoir l’indépendance du Québec ». Les astres seraient en train de s’aligner pour la souveraineté selon M. Duceppe.

    Au PQ, si on a choisi un lièvre, ce ne serait pas le pouvoir.

    Au Bloc, il n’y a qu’un lièvre à portée, le pouvoir est inaccessible.

  43. le 01 fév 2009 à 19:36 jcpomerleau

    Le premier livre: Le Bloc n’a pas accès au pouvoir. Il a le pouvoir de faire (coalision) ou défaire le gouvernement. Dans un an l’Alberta sera dans un effondrment économique et Ignatieff voudra tirer la plogue sur Haper, qui lui voudra s’accrocher au pouvoir (il brasse des grosse affaires). Celui qui va decider c’est M Duceppe. Cela s’appel du pouvoir. Et on verra la Grosse Presse a Desmarais implorer Duceppe de maintenir Harper au pouvoir, because cela sert les intérêts de mononcle Paul.
    …….
    Deuxième lièvre qui est en lien avec le PQ et 1759.Notre État fut annexe par les armes en 1759 (la victoire de Levy en 1760 ne nous pas redonner le contrôle de notre capital).
    Depuis notre projet aura été de nous de poursuivre l’édification de cette État pour lui donner suffisamment de consistance pour se debarasser forces d’occupations de notre territoire; cette lutte est lente mais constante (sauf depuis 1995). Pour comprendre la game qui se joue il faut que le PQ se dote d’une doctrine d’État.
    ……..
    On me dit que notre État n’existe pas en 1759 (sans doute pas sous le nom de Québec) mais cette état est dans une continuité ontologique (organique) depuis 1608 et jusqu a maintenant. Champlain l’a fondé quand il a établit l’Habitation de Québec: Il s’agit d’un lieu de pouvoir qui avait desssein de peupler et mettre en valeur un territoire, une place forte (défendabilités) avec les moyens logistiques et techniques pour arriver au but; en terme géopolitique il s’agit d’un État. Le fil conducteur de nos 400 ans d’existence c’est l’édification de notre État (le grand absent de la fête du 400 e). Peut importe qu’il ai changé de nom (Nouvelle France, Canada-Québec)ou de configuration (Frontières), il existe depuis 400ans. Le pays n’est pas devant nous il est sous nos pieds. Le projet c’est d’en prendre le contrôle effectif !
    ………….
    La Conquête c’est l’annexion de cette État. La conséquence c’est que les instituions politiques et l’appareil d’État de la Nouvelle France seront destructures. Mais l’État ontologique n’est pas anéantie, voila ou les historiens se perdent; ils ne savent pas que la politique est affaire d’intérêt de rapport de force et d’effectivité:

    Ce qu’il faut comprendre de 1759, c’est que la France défendait ses INTÉRÊTS sur notre territoire. Elle a perdu la guerre (RAPPORT DE FORCE), ce que consacra le Traité de Paris en 1763 (EFFECTIVITÉ). L’État du Québec a perdu la bataille (et non la guerre), mais a gardé un rapport de force suffisamment favorable pour forcer la Couronne britannique à reconnaitre cet État dans ses caractéristiques essentielles (langue, religion et code civil). Ce ne fut pas un « cadeau » comme les historiens révisionnistes le laissent croire. Par contre, les forces d’occupation anglaises étaient en position de fragilité face à une population locale nombreuse qui aurait pu rejoindre la Révolution américaine, ce qui leur aurait été fatal. C’est l’appréciation correcte de ce rapport de force que consacra l’Acte de Québec de 1774 (EFFECTIVITÉ). Ce statut est une reconnaissance de l’État ontologique du Québec (vous n’apprendrez pas cela à l’université Laval ). Quelle était la contre partie a la Couronne Britannique dans l »acte de Québec si non l’État ontologique du Québec.
    …….
    Donc pour revenir a notre deuxième lièvre, le PQ et par extension tous les québécois il serait bon que l’on puisse avoir un minimum de doctrine d’État s’y ont veut comprendre la game pour mieux défendre les intérêt supérieur de notre État (peu importe l’idéologie). Si non on se perd dans la littérature.

    La politique n’est pas rationnelle elle est relationnelle: Une multitude de rapports de forces qu’ils nous faut assumer partout et en tout temps:Politiques,économiques,et médiatiques.

    En faisant notres, les grand principes de la géopolitiques ont peut sortir Ottawa de notre espace sans périls: La Révolution tranquille a fait plus pour la souveraineté que le PQ sous M Bouchard.

  44. le 02 fév 2009 à 14:37 Gilles Bousquet

    Compte tenu de la décision de notre Cour suprême qui oblige le ROC à négocier des changements constitutionnels pour le Québec s’il obtient une réponse claire à une question aussi claire, voici ma suggestion :

    Vu que le premier référendum de 1980 sur la souveraineté-association a totalisé 60 % de NON, le deuxième référendum de 1995 sur la souveraineté-partenariat, 50 % et des poussières de NON, le prochain référendum sur le Québec vis-à-vis le Canada devrait porter sur une vraie CONFÉDÉRATION pour obtenir environ 60 % de OUI, si c’est bien présenté, pourquoi ?

    Le mot CONFÉDÉRATION est déjà ce qui désigne le Canada qui n’en a jamais été une depuis 1867. Une confédération, comme décrit dans nos dictionnaires et Internet, est une Association d’États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs. Ce que nous avons au Canada «faussement nommé confédération» est une fédération centralisatrice de simples provinces décrites comme « territoires conquis ».

    Dans une fédération, c’est le pouvoir central qui a le gros bout du manche, dans une confédération, c’est le contraire.

    Le fait de prendre ce mot « CONFÉDÉRATION » pour demander aux Québécois s’ils sont d’accord pour que le Québec fasse partie d’une CONFÉDÉRATION CANADIENNE serait déjà moins rebutant pour les fédéralistes flexibles qui ne souhaitent pas d’une simple séparation du Québec, principalement, du point de vue économique et qui souhaitent encore faire partie du Canada parce que leurs ancêtres ont été les premiers Canadiens.

    Les modalités d’entente entre le ROC « uni ou en parties » et le Québec devraient être négociées mais le Québec doit avoir une idée assez juste de sur ce qu’il veut conserver et ce qu’il est prêt à « séparer » avec le ROC. Le Québec deviendrait un pays mais conserverait des liens canadiens semblables à ceux suggérés au référendum de 1995 : Monnaie commune, libre circulation de personnes et des biens, peut-être double citoyenneté québécoise/canadienne, monarchie éliminée du Québec etc. On pourrait aussi s’inspirer un peu de l’Union européenne…innover un peu, même.

    Une campagne référendaire pourrait avoir comme slogan…genre : UNE VRAIE CONFÉDÉRATION CANADIENNE, ON LA VEUT

    Si même pas passer cette démarche là, rien ne va passer et nous resterons dans le fédéralisme asymétrique de M. Charest pour les prochains 100 ans…minimum.

  45. le 02 fév 2009 à 21:40 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Tous les journalistes et analystes qui s’intéressent à la politique auraient été capables de nous donner d’avance les idées que Gilles Duceppe a présentées lors de son allocution du 31 janvier 2009 sur la souveraineté, les intérêts des québécois, la performance du Bloc et Ignatieff.

    Gilles Duceppe a raison d’avoir confiance suite aux résultats que le PQ et le Bloc ont obtenus aux dernières élections. Un certain % de souverainistes est formé de gens très intelligents et vaillants qui, intéressés par la question, se documentent continuellement sur des aspects historiques et économiques concernant la réalité du Québec. Certains veulent tout savoir et être capables de tout expliquer. Mais c’est la très petite minorité. La grande partie de la population qui pourra faire gagner le « oui » au référendum est celle des ignorants qui affectionnent l’option pour des raisons de sentimentalité. Ceux-là ont été vite à convaincre durant la campagne. Quel Québécois (canadien-français) ne ressent pas de la tritesse sur le sort que ses ancêtres ont connu en 1759 ? Un vrai Québécois est souverainiste. Celui qui ne l’est pas renie ses racines et ses ancêtres.

    La question est « cela suffira-t-il à faire remporter le oui ? » Peut-être. Mais, dites-vous une chose, Ignatieff est au courant de ce scheme. Se rassiera-t-il sur son derrière en comptant sur sa chance ?

    Aucun non-séparatiste ne parlera contre l’attachement au passé. La stratégie qui sera choisie par Ignatieff portera sur le besoin des québécois à être renseignés sur les enjeux. Et, finalement, le moment venu, ce qui fera pencher la balance vers le « non » seront les considérations sur l’avenir et l’évidence que le passé ne sera pas rejeté, ni renié. Car au prochain référendum, on ne fera pas la promotion du « non » , mais bien celle du « non » à la mise en cloisonnement du Québec, c’est-à-dire au repliement sur soi-même comme l’expliquait Sarkosy. Pauvre Jean Charest, il ne veut pas être impliqué dans le débat tout de suite. Il devait sentir ses orteils serrées dans ses souliers. Lui, qui pour l’instant ne pense qu’à faire des pieds et des mains pour que les québécois soient le plus satisfaits possible de son gouvernement. En effet, un bon chef de gouvernement doit focusser sur le bien de la population.

    L’allocution de Gilles Duceppe:

    http://www.blocquebecois.org/archivage/090131_Duceppe_allocution_Conseil_general.pdf

  46. le 03 fév 2009 à 10:12 RenéP.

    A Normand ajoindre,
    vous avez écrit: « La grande partie de la population qui pourra faire gagner le « oui » au referendum est celle des ignorants qui affectionnent l’option pour des raisons de sentimentalité. »

    Vous faites là une évidente démonstration de projection i.e. que vous attribuez aux indépendantistes ce qui est le fait de beaucoup de fédéralistes québécois. En effet, ceux-ci ont voté pour le « non » à cause de leur ignorance par rapport à l’histoire de leur peuple ainsi que de leur ignorance des intérêts politiques du Québec qui sont très différents de ceux du ROC. Et ce sont les fédéralistes qui ont voté de facon « sentimentale »: le Canada, pays de nos ancêtres, les Rocheuses, « l’affection » exprimée par les canadians lors du grand ralliement à Montréal, etc… Et les fédéralistes exploitent l’ignorance et les sentiments d’une certaine frange de la population: cela les déshonore.

  47. le 03 fév 2009 à 16:49 Joseph Facal

    De vous à moi, on a beau soutenir, comme moi, que les souverainistes devraient, s’ils y croient vraiment, ne pas se tromper de lièvre et mettre résolument le cap sur la souveraineté (en sachant que ce sera long, laborieux et sans résultat garanti), encore faut-il qu’ils sachent saisir les occasions qui passent.

    Que des fédéralistes voient la reconstitution de la défaite des Plaines comme un amusant party, à la limite, je n’aime pas ça, mais je peux comprendre. S’ils sont fédéralistes, c’est justement parce qu’ils se sont réconciliés avec le fait que le Canada d’aujourd’hui, au fond, est issu d’une trajectoire initiée par 1759 et, peut-être, pensent-ils que du bon en est sorti. Je n’y crois pas du tout du tout, mais bon…

    Mais que des souverainistes, eux, en fonction de la position qui est la leur, aient hésité avant de dénoncer cet événement absurde et insultant pour – ce ne sont que des hypothèses – ne pas déplaire au maire de Québec, ou aux commerçants qui y voient du tourisme rentable, ou à je-ne-sais-qui, voilà qui dépasse l’entendement. Après tout, avec la faiblesse abyssale du PQ à Québec, qu’est-ce qu’il avait à perdre ? Il ne pouvait que remonter, non ?

    En tout cas, moi, qui n’ai pas participé à une manif autre que le 24 juin depuis des lunes, s’il y en a une, j’y serai…promis.

  48. le 04 fév 2009 à 13:51 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Tous les chantres souverainistes essaient de se remmettre de leur commotion suite aux déclarations de Sarkosy. L’argument qu’ils mettent en relief est ce droit de citoyens de se créer un pays, droit reconnu par l’ONU.

    Sarkosy aurait-il nier ce droit ?

    Cynisme des circonstances, les chantres, grands défenseurs de la liberté et du droit à s’exprimer, sont incapables d’accepter que Sarkosy a le droit lui aussi de s’exprimer, de donner son point de vue sur une question. Aurait-il dit que les gens qui ne pensent pas comme lui sont des cabochons ?

  49. le 04 fév 2009 à 21:30 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    L’erreur de jugement de Maria Mourani, députée bloquiste, aura été de ne pas avoir compris sa motivation profonde qui l’a amenée à distribuer les video reliés aux horreurs de la guerre Israélo-Palestinienne.

    Elle devait penser qu’on ne peut pas reprocher à quelqu’un de parler des horreurs de cette guerre.

    Son erreur est de ne pas avoir compris que, à la base de ses valeurs, se trouve son engagement vis-à-vis la libération du Québec. Le parallèle avec la Palestine est trop évident. Voilà son erreur. Car en agissant ainsi elle attirait l’attention sur les similitudes entre le mouvement souverainiste par rapport à ceux de certains mouvements terroristes. La pire affaire qu’un membre de l’équipe pouvait faire. L’action du mouvement souverainiste doit se déployer dans la subtilité ! Joindre l’action ou l’idéologie des souverainistes, ne serait-ce qu’indirectement, à celles de mouvements reconnus par certains comme terrosistes, c’est la pire erreur à faire dans les clans des Marois et Duceppe !

    Pauvre Madame Mourani, elle ne voulait pas mal faire.

    L’article de journal:

    http://www2.canoe.com/cgi-bin/imprimer.cgi?id=450423

  50. le 05 fév 2009 à 2:44 Magnolia

    Bonjour à vous tous.

    L’indépendance du Québec n’a pas besoin de compromis.

    Merci.