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Tout n’est pas relatif

Tout au long de l’année 2008, on s’interrogera, partout dans le monde, sur la signification des événements de Mai 68 et leurs conséquences. J’y vais de mon point de vue.

L’idée centrale derrière l’explosion de Mai 68 était que, dans la société capitaliste, l’homme se croit libre, mais ce n’est qu’une illusion.

Il traînera toujours avec lui, disait-on, sa classe sociale d’origine (Bourdieu), ou sera prisonnier des normes sociales (Foucault), de son subconscient  (Lacan) ou de l’aliénation consumériste (Marcuse).

Pour être vraiment libre, il fallait donc abattre toutes les institutions qui étaient les courroies de transmission du «Système» : l’Université, l’Église, l’État, la Police, l’Armée.

                                                              Dire non

Ce grand refus pouvait prendre deux formes : la révolution violente (maoïste, trotskyste, anarchiste, etc.) ou la fuite dans les paradis artificiels de la drogue et du sexe sans entrave autre que celle de ne pas pogner. 

Mais les contestataires avaient oublié trois choses.

La première est la formidable capacité du capitalisme à se renouveler en récupérant sa propre contestation.

L’ouvrier ne veut pas liquider le bourgeois, mais en devenir un. Le commerce équitable est recyclé en instrument de marketing branché. Et quand on veut tasser son oncle, c’est le temps de s’acheter une Jetta.

Le deuxième oubli fut qu’un mouvement d’énergie crée une pression d’égale force en sens inverse. Ce qui est vrai en physique vaut pour les sociétés. Plus le monde semble déboussolé, plus les gens cherchent des points de repère.

Les excès gauchistes firent donc le lit d’une droite qui promettait le retour des «vraies valeurs» et de l’ordre.

D’où aussi l’increvable persistance du nationalisme, qui incarne la mémoire commune et sert d’intermédiaire entre l’individu et la planète.

D’où, par exemple, les ésotérismes qui prétendent offrir le réconfort spirituel que l’Église n’incarne plus.

Le troisième oubli fut qu’en faisant de l’individualisme la valeur suprême, on préparait la démobilisation qui frappe aujourd’hui tous les projets collectifs. Évidemment, puisque pour s’engager dans une cause, il faut, par définition, croire qu’il existe des choses plus grandes que nous qui méritent des sacrifices.

De nos jours, on se mobilise seulement par protéger des acquis (gel des frais de scolarité), pour afficher notre différence (gais), par indignation très passagère (Afghanistan) ou pour ne pas qu’on trouble le voisinage (Orford).

On peut trouver ces causes justes, là n’est pas la question.

Quant à l’altermondialisme et à l’écologisme, ils sont tenus à bout de bras par des militants professionnels. Pour la plupart, ceux qui s’en réclament ne le font qu’en paroles.

                                                         Bon ou mauvais ?

Quel bilan ? Ça dépend.

La valorisation de l’individu a ouvert la voie à l’actuel «droit-de-l’hommisme», parfois guimauve, mais fondamentalement positif.

Penser par soi-même met une saine distance entre nous et les dogmes, mais a aussi conduit à l’idée fausse que tout est relatif.

Et le refus de se sentir prisonnier des traditions nous a fait croire que tout peut se réinventer à coups de réformes, y compris les humains.  Il en a résulté une coupable complaisance pour les régimes totalitaires, mais aussi d’authentiques progrès sociaux.

27 réponses à “Tout n’est pas relatif”

  1. le 23 jan 2008 à 10:06 Circé

    Le propre d’une institution forte, c’est sa capacité à récupérer les mouvements dissidents. On peut se projeter en plein Moyen Âge où l’Église catholique a ramené dans son giron des groupes qui, au départ, s’inscrivaient en faux contre les travers des autres communautés religieuses (on peut penser aux Franciscains, notamment). Le capitalisme ne fait pas, ici, exception et démontre surtout sa puissance, dans une société si profondément individualiste. Les revendications mai 1968 portaient donc en elles le germe de leur échec.

  2. le 23 jan 2008 à 11:29 Joseph Facal

    Parfaitement d’accord.

  3. le 23 jan 2008 à 13:31 marilou

    Le capitalisme N,est qu’un moyen, le socialisme, un autre, et les gens qui chialent contre l’un ou l’autre et qui n’aiment ni l’un ni l,autre n’ont pas grand place, tout partout dans le monde, les effets , les bienfaits et les malfaits du capitalisme s’Y retrouvent,,,,À moins de vivre dans le fin fond de l’Amazonie ou du Sahara , nous ne pouvons pas y échapper,,,,à moins de refaire une autre révolution! mais contre quoi ou contre qui,?,!les altermondialistes sont bien content de se servir des gugusses électroniques —made-in china–ou made in Tokyo,,,,et qui peut les blamer de se servir de toutes ces choses qui deviennent essentielles,,savent_ils qu”ils sont capitalistes plus que socialistes? vivement la simplicité volontaire, sans auto, sans télé,sans ordinateurs, sans teléphones cellulaires,,mais aussi quelle vie plate et ennuyeuse en perspective,,,,il faut choisir ,nous ne sommes au début des années 1900, mais bien au début des années 2000…..ma mère .89 ans et demi, à connu les débuts du téléphone, de l”électricité,de l’ eau courante, du tout-à-l’égout,,de la radio populaire, de la télé, et de combien d’autre améliorations de la vie courante fait par les mouvements dits-capitalistes par oppositions aux milieux ouvriers et agricoles,,,,ce qui était une exception dans les années 1930 est devenu la normalité en 1980 et ce n,est pas fini…meme si parfois le capitalisme écrase le socialisme, il faut savoir faire la différence et ne pas tout renier les résultats,,,,merci

  4. le 23 jan 2008 à 13:48 Lesdents

    J’aime bien votre conclusion - mise en garde, M. Facal.

  5. le 23 jan 2008 à 17:26 Charles

    Je trouve personnellement que nous somme très dure envers les contestataires de Mai 68. Martineau écrivait d’ailleurs qu’il s’agissait d’une crise d’ado générationnelle, que c’était ” loin d’être une révolution constructive, Mai 68 aurait plutôt été une récréation de bébés gâtés qui ont élevé l’irresponsabilité en dogme.”1

    Il faut garder à l’esprit que c’est un pamphlétaire qui cherche à provoquer mais je crois que l’idée générale que la population se fait de Mai 68, et des baby-boomers en général - hippies devenus yuppies, égoïstes, le discours dominant quoi - est beaucoup trop dure. Il faut savoir que l’État et les institutions, avant les années 60, étaient très puissants, sans doute trop puissants. Qu’avant de juger trop durement notre société il faut se rappeller des société avant la seconde guerre mondiale.

    Je suis d’accord avec vontre conclusion, M. Facal et je crois qu’il y a beaucoup plus de points positifs à cette crise que de points négatifs.

    Par contre il semble bien qu’il y a un je-ne-sais-quoi dans l’air, un retour du balancier aux excès du “droit de l’hommisme” (j’aime beaucoup cette expression) qui se profile. Je ne sais pas comment l’expliquer, une impression vague, je ne sais trop. Et ce n’est pas limité au frontière du Québec, comme si il y avait un repli sur soi généralisé à l’ensemble des pays occidentaux. Mais bon, je ce n’est qu’une impression d’un étudiant qui craint un peu pour son avenir, et l’avenir en général.

    PS: Désolé pour les fautes je suis un peu intimidé après avoir lu vos textes ou vous critiquiez durement vos étudiants.
    PS(2): C’est la première fois que j’écris sur votre site et ce serait plus poli si je me présentais. Charles, étudiant en Sc-Po à l’université de Montréal, qui semble vouloir se diriger vers l’administration publique.

    1) Richard Martineau. http://www.canoe.com/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2008/01/20080119-090100.html

  6. le 23 jan 2008 à 18:02 Joseph Facal

    Bienvenue Charles. Ne «freakez» pas sur les fautes. J’ai également écrit, je ne sais où, que les jeunes sont aussi, en bonne partie, les produits du système. S’ils écrivent si mal (et pas tous), c’est que quelqu’un (plusieurs en fait) n’a pas enseigné correctement. Et ce «quelqu’un», c’est sans doute quelqu’un de ma génération.

  7. le 23 jan 2008 à 22:27 Arnold Schwartz

    Je trouve dommage ce débat sur mai 68. Tout ça plus ”le choc des générations” avec le journal, le sondage, la querelle d’à qui la faute.

    Au lieu de constamment revenir sur les échecs passés pour justifier un courant d’idée, nous pourrions peut-être agir sur les problèmes plutôt qu’en débattre sans cesse pour finir par le statut Quo (manifeste pour un Québec lucide, commission sur les accommodements, sur les aimés, sur les viaducs, les immigrants.) Nous parlons de tous mais ça ne change rien! Nous savons trop bien comment politiquement le statut quo est gagnant.

    L’échec du référendum de 95 n’est pas uniquement l’échec du PQ mais bien l’échec de la société québécoise. Depuis 95, il n’y a plus aucun projet de société qui rassemble les Québécois (je ne parle pas de port méthanier ou d’environnement) mais de comment on veut vivre dans l’avenir au Québec.

    Certains voient la dernière élection et la montée de l’ADQ comme une bonne nouvelle du point de vue de la démocratie mais au fond ça démontre seulement que le peuple se divise un peu plus (avant de me faire foudroyer, je tiens à préciser que je ne dis que l’ADQ est en cause, je fais seulement un constat du résultat de l’élection.)

    Diviser pour mieux régner. Ce qui est dommage pour les générations à venir c’est que cette division laisse régner le statut quo. Pourquoi direz-vous? Parce que maintenant nous nous battrons plus pour des changements avec des majorités autour de 50% à 60%. Le gouvernement au pouvoir se verra presque toujours avec une opposition aux alentours des 66%.

    Nous sommes prompts à juger les autres générations mais nous oublions de juger ce que nous faisons maintenant. Je ne suis même pas curieux de savoir comment dans 20 ans on jugera les temps présents.

    Arnold

  8. le 24 jan 2008 à 9:38 marilou

    Ce matin, nous voyons que la langue française recule ou stagne dans la grande région de Montréal, et ce ,parce qu’Il nY a pas assez d’enfants pour faire la relève du français ,,,qu’est -ce qui empeche les jeunes XY de faire des petits? ..ils ont beaucoup de programmes des deux gouvernements pour les aider à enfanter et peupler notre province , alors,?,,

  9. le 24 jan 2008 à 13:27 Richard Sauvé

    Je n’avais que quinze ans en 1968, mais ce dont je me rappelle, c’est que “Mai 68″ fut exclusivement, ou presque, une affaire française. Sans doute les sympathisants étrangers de cette révolte (les nôtres y compris) ont-ils été tentés de reproduire le phénomène chez eux, mais avec peu de succès, me semble-t-il.

    Aux Etats-Unis, l’opposition à la guerre du Vietnam était déjà commencée. Elle s’est poursuivie cette année-là, et a encore grandi par la suite. Mais cela n’avait aucun rapport avec Mai 68.

    A Mexico, l’armée a assassiné des centaines d’étudiants qui contestaient l’organisation des Jeux Olympiques qui y avaient lieu cette année-là. Encore aucun rapport avec Mai 68.

    Le Printemps de Prague et l’invasion soviétique qui en a découlé n’avaient pas non plus de rapport avec le Mai 68 français.

    A ce que j’ai compris, Mai 68 a commencé par des revendications d’étudiants qui n’acceptaient plus les structures rigides, datant d’une autre époque, que les autorités refusaient d’adapter à une société qui se modernisait. La tradition contestataire des Français et l’influence encore grande du parti communiste a sans doute aidé à amplifier ce phénomène. Dans d’autres pays occidentaux, les jeunes ont été plus patients, et leur force démographique (le baby-boom!) a suffi pour adapter peu à peu leurs sociétés respectives aux nouvelles valeurs.

    Bien sûr, comme le dit monsieur Facal, certains Français exigeaient bien davantage en mai 68: une véritable révolution qui n’a pas eu lieu, sans doute pour les motifs qu’il énumère. Mais cette révolte a-t-elle eu tant d’échos à travers le monde ? Pour ma part, je ne me souviens pas que la vie de mon école secondaire ait été le moindrement troublée, cette année-là.

  10. le 24 jan 2008 à 15:11 Benoît Pruneau

    eee… Je comprends tout votre texte, mais pouvez-vous me rappeler les faits ? …

    Qu’est-ce qu’il s’est passé de si catastrophique en mai 68 ? L’explosion de quoi, au juste ?

    Je suis né en 75…

  11. le 24 jan 2008 à 17:14 ClaudeB

    M. Facal,

    J’aime bien votre analyse mais comment, dans ce contexte, expliquez vous qu’aujourd’hui l’ensemble de la population du Québec abandonne volontier toutes ses responsabilités au gouvernement qui lui, ne se gêne pas non plus pour nous materner et nous protéger contre nous même en nous privant de plus en plus de nos libertés individuelles?

  12. le 25 jan 2008 à 1:55 Bruno

    On occulte collectivement une part du passé au profit d’une illusion satisfaisante, c’est le propre du douloureux enfantement de la vérité. L’équilibre rétabli, l’on peut enfin aller de l’avant. L’esprit révolutionnaire porte peut-être en son sein l’essence du monde, un monde qui évolue non pas toujours vers le haut tel un grimpeur, mais plutôt tel un tourbillon, une spirale, qui nous ramène inlassablement en arrière pour un tour plus grand que le précédent. Critiquer l’échec des révolutions passées, c’est jouer le jeu des conservateurs qui sont satisfaits de cette vérité acquise au terme de la dernière révolution. Loin de partager le pessimisme de Borduas qui regrettait “les splendides révolutions (…) écrasées à mort après un court moment d’espoir délirant”, je participe d’une histoire circulaire. Les trop “molles consciences” seront bientôt appelées à s’endurcir: la fin du monde approche, la fin du monde tel qu’on le connaît du moins. En effet les superstructures économiques et politiques actuelles sont appelées à s’effondrer: rareté des ressources, croissance de la population mondiale, accélération des communications, multiplication des catastrophes naturelles, etc., autant de facteurs qui infailliblement provoqueront une autre révolution. Combien d’années furent nécessaires à la sédentarisation des civilisations occidentales? Mai 68, ce n’est qu’il y a 40 ans après tout…

  13. le 25 jan 2008 à 8:24 marilou

    Il y a eu de tout temps , des gens , des jeunes pour la plupart qui en ont eu assez des réglements sévères et qui ont décidé de changer les choses,que ce soit en Françe ou ailleurs dans le monde ,Ici il y a eu la révolution tranquille qui a su faire fleurir la liberté de parole,d,actions,loin des griffes de ‘l’église et de L,état , et aussi des parents,,– La loi sous Duplessis qui régnait en maitre au Québec à écoeuré bien des gens et ainsi préparé le terrain pour Notre révolution -à -nous, petite et douce révolution à comparé avec celle de Mai 68…J,ai 65 ans et je crois qu’il faut encore faire des changements dans notre vie si nous voulons faire de cette province un pays, merci

  14. le 25 jan 2008 à 13:44 marilou

    ..il y a une question qui me chicote, tout le monde à fait un plat des personnes qui servent les autres en anglais à Montréal, c,est bien correct,, mais en ce moment, il y à quelque chose qui se passe à Québec,, le Red Bull Crashed Ice,,,un évènement mondial qui met la ville de Québec sur la carte des sports extrêmes et cette manifestation se publicise en anglais et nous n’entendons personne de l’OLQF ou encore les gens du PQ se plaindre de cela ,? pourquoi?..

  15. le 25 jan 2008 à 14:06 ClaudeB

    @Marilou,

    Tout simplement parce que l’évènement sera retransmis en direct en français à TVA et en anglais à TSN… Tout le monde en aura pour son argent…

  16. le 25 jan 2008 à 17:04 marilou

    …@ claude..c,est correct ,mais pourquoi l,annoncer en anglais ? personne ne peut traduire crashed ice en glace écrasée? red bull, c,est la bière , alors cela veut-il dire que labatt, molson, et les autres grandes compagnies de broues vont pouvoir faire et les commandites et les annonces des spectacles tout en anglais,,et tout le monde va trouver cela correct,,,,si nous laissons passer un événement annoncé tout en anglais,sans un mot français, chose à l,encontre de la loi sur la langue française,,, nous allons etre mal placé pour exiger des autres spectacles qu’il y ait du français, je vous prie de m,excuser pour mon insistance à trouver bizarre que seulement quelques jours après avoir fait la une avec les anglais de Montréal ,il y en a qui semble trouver cela normal à Québec,parce que cela va passer à tva et à tsn,,ben coutdonc, aurais-je mal compris le fait de défendre notre langue , partout et en toute occasion,?,,i’m so sorry,,/,s”cuse me../..dear../.many thank’s ../ don’t worry about that,/ be happy… .

  17. le 25 jan 2008 à 18:31 d

    http://archet.net/?p=1335#comment-53455

  18. le 25 jan 2008 à 21:39 jeff

    je travail a tout les jours pour changer le monde à ma façon. porté des pancarte a bout de bras ça donne rien étudier et se monter un réseau de contact est la clef!

    je conseil a tout le monde sur ce blog dde lire l’excellent livre
    he 48 Laws of Power. by Robert Greene and Joost Elffers
    http://en.wikipedia.org/wiki/The_48_Laws_of_Power

  19. le 25 jan 2008 à 22:42 Nelson

    Monsieur Facal.

    Je vous lis occasionnellement, quand ça adonne. Vous êtes une source d’inspiration quant à votre côté lucide. Vous devriez pondre des textes plus souvent dans votre blog!

    Si on fait la somme de mes convictions politiques, autant économiques, sociales, environnementales ou d’un point de vue international, je suis très centriste. Ce qui fait que pour moi votre retour en politique serait un bon atout!

    J’ai accroché sur un commentaire que vous avez laissé dans la section “Commentaires” de ce post. Vous avez dit ceci:

    “S’ils écrivent si mal (et pas tous), c’est que quelqu’un (plusieurs en fait) n’a pas enseigné correctement.”

    C’est ça que je n’ai jamais arrivé à comprendre. Comme vous le voyez, je ne fais pas de faute d’orthographe, ou très peu. Je peux faire des fautes de frappe parfois… Mes profs étaient bien ordinaires, autant en math qu’en français ou en sciences. Ordinaires dans le sens de (dans la moyenne).

    Le prof nous apprend les règles du “Mordre” et “Mordu”, mettre un “s” au pluriel, “Ce sont” et “Se sont”, etc. Ces règles sont pourtant simples. Pas besoin de les expliquer 20 fois. Si ça ne rentre pas dans la tête de l’étudiant, ce n’est pas de la faute du prof, c’est que l’étudiant est en dessous d’un standard minimum à atteindre. C’est comme ça que je vois ça.

    Je ne me considère pourtant pas plus intelligent qu’un autre. J’écoutais en classe, tout simplement.

    J’ai 30 ans, j’ai été un jeune et beaucoup de jeunes dans ma classe ne comprenaient pas ces règles pourtant si simples.

    Je termine avec un message à Marilou. Red Bull Crashed Ice est un tournoi international, et non provincial. En Suissse, cela se nomme “Red Bull Crashed Ice”, pourtant, ils s’expriment en allemand, français et une autre langue dont j’oublie le non. Red Bull ne fera pas d’exception pour le Québec, même si celui-ci était un pays. Et je n’ai pas du tout de problème avec ça. Faut quand même regarder à l’extérieur comment ça se passe. Chaque pays européen a sa langue, le tournoi garde quand même son nom en anglais.

    On a le choix: avoir un super événement sportif dont le nom est en anglais et qui a des retombées économiques locales non négligeables, ou s’en passer et vivre encore une fois dans le nonisme, chose que monsieur Facal dénonce.

  20. le 26 jan 2008 à 6:27 marilou

    ….ben coutdon.,,,merci. Nelson…

  21. le 26 jan 2008 à 10:31 René P.

    A Nelson

    Je veux bien que le nom anglophone d’un événement d’origine anglophone soit maintenu tel quel mais à la condition qu’il en soit ainsi pour toutes les langues, ce qui n’est pas toujours le cas. Les anglais ont particulièrement tendance à tout traduire en anglais comme par exemple:”Les Canadiens de Montréal” devient “The Montreal Canadians”. Nous, on ne dit pas :”Les feuilles d’érable de Toronto”. Enfin, comme l’a dit Jean de LaFontaine,”…la raison du plus fort sera toujours la meilleure”.

  22. le 27 jan 2008 à 10:12 C. Perron

    Après le calendrier où il n’est pas fait mention de la fête de la Saint-Jean, voilà les timbres où on ne mentionne aucun artiste québécois dans une nouvelle série.

    Personnellement ça ne m’affecte pas, j’ai fait un choix il y a longtemps.

    Par contre comment ça réagit un fédéraliste québécois qui se voit tasser de la sorte par les Canadians qui ne respectent pas la culture de ces dits fédéralistes québécois?

  23. le 28 jan 2008 à 18:11 Lesdents

    Perron: mon idée est faite aussi. Moi ce qui me dépasse dans cette affaire, c’est qu’il n’y a même pas un cadre ou un employé fédéral chez Postes Canada (dont on sait qu’il sont bien payés en raison de leur situation monopolistique) qui a eu l’idée que ça pourrait peut-être causer de la controverse que d’ignorer le Québec. Par contre, ceux-ci ont semblé très préoccupé de ménager les susceptibilités de toutes les communautés “culturelles” et de réfléter le mieux possible toute la “diversité” de Toronto.

  24. le 28 jan 2008 à 21:41 Nelson

    Sur le site de Canoe, il est fait mention que les artistes qui sont sur les timbres furent de renommée internationale. Des “légendes” comme ils disent. Sur le site de Postes Canada, ça dit que ce sont des artistes des années 50 à 70.

    La question est: Y a-t-il des artistes québécois qui furent de “renommée internationale” entre 1950 et 1970? Je n’ai pas connu ces époques, donc je n’ai pas la réponse.

    Mais un québécois qui n’a fait sa renommée que dans la province de Québec n’a pas sa place sur un timbre prévu aux artistes internationaux.

    Céline et Simple Plan sont de bons exemples de renommée internationale et de fierté québécoise. Ils chantent en anglais? Et alors, ce sont des québécois, c’est ce qui compte.

  25. le 28 jan 2008 à 23:28 Arnold Schwartz

    @Nelson,

    Pour votre culture personnelle en voici une,je vous laisse deviner.Rassurez-vous il y en a beaucoup d’autres (c’est pas difficile à trouver, merci à Wikipedia).

    ”Âgée de 14 ans, elle s’inscrit à un concours amateur à Montréal. Ce premier prix lui ouvre les portes des cabarets de Montréal.

    À 18 ans, elle reçoit le titre de découverte féminine de l’année au Gala des artistes du Québec. Par la suite, elle se produit en Angleterre, aux États-Unis et en France. Elle se produit sur les plus grandes scènes du Québec, dont la Place des Arts.

    Le début des années 1990 marque son entrée dans le monde du cinéma avec le film Léolo de Jean-Claude Lauzon. Elle a aussi tenu le rôle principal dans deux films réalisés par Denise Filiatrault, lesquels sont adaptés d’une pièce écrite par Michel Tremblay.

    Cette chanteuse de renom a marqué le Québec en interprétant la chanson de Jean-Pierre Ferland Un peu plus loin devant 250 000 personnes réunies sur le Mont-Royal pour célébrer la Fête nationale du Québec en 1975.

    Sa production de disques est phénoménale, plus qu’un par année depuis 1962. Chacun de ceux-ci est bien accueilli, certains obtenant un grand succès.

    En 1985, elle participe à une association Care France en compagnie de beaucoup chanteuse françaises. Elles chanteront “la chanson de la vie”.

    Elle est Officier de l’Ordre du Canada depuis 1981. Elle a reçu trois fois le prix de la meilleure chanteuse canadienne de l’année au Junos (1969, 1971 et 1972). En 1980, elle reçoit trois prix Félix dans les catégories interprète de l’année, album populaire de l’année et album le plus vendu de l’année (soulignant la vente de 350 000 copies de Je ne suis qu’une chanson). Elle est Chevalier de l’Ordre national du Québec depuis 2004.

  26. le 29 jan 2008 à 5:55 marilou

    je pense qu’il y à déjà eu une série sur les grands sportifs, qu’Ils soient de langue anglaise ou française, et sur les vedettes canadiennes de langue française et de langue anglaise itou,,,après avoir laissé passer le red bull sans rien dire, on peut -y se la fermer pour une série de timbres ou un calendrier? allez voir sur le site de poste canada,,,,,who’s care ?

  27. le 29 jan 2008 à 11:30 C. Perron

    Ginette Reno bien sûr.